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28 nov. 2011

La téléphonie mobile perturbe les abeilles

Un biologiste et apiculteur du canton Vaud en Suisse, Dr. Daniel Favre, est sur le point de montrer que les nombreux échanges téléphoniques de fin d'année perturbent les ruches. (Article, "Les abeilles détestest le Nouvel-An" de Michel Perret paru dans le journal suisse, Le Matin du lundi 14 novembre 2011.)  Voir aussi l’article publié sur le site d’ARA, (www.alerte.ch - Association Romande Alerte) , « La téléphonie mobile perturbe le comportement des abeilles » par Dr. Favre.  L’article est un résumé de son étude, publiée en anglais dans la revue "Apidologie" du mai 2011.  L'étude analyse les effets des ondes électromagnétiques provenant des téléphones mobiles sur le comportement des abeilles. 

Les abeilles détestent le Nouvel-An! Le biologiste et apiculteur Daniel Favre en est persuadé et l'a prouvé à son échelle. Echanges de voeux oblige, une tempête électromagnétique de 130 millions de SMS et d'innombrables appels téléphoniques s'abat en effet sur les ruches au passage à la nouvelle année.

«Résultat? Les abeilles sont toutes perturbées et produisent à cette période-là un bruit anormalement élevé alors qu'avant et après le Nouvel-An elles sont calmes. Mes expériences confortent donc l'hypothèse que les ondes de téléphonie mobile ne leur réussissent vraiment pas.»

En mai dernier, une étude de Daniel Favre publiée dans la revue de référence Apidologie («Le Matin» du 7 mai) avait montré que les abeilles sont perturbées par des mobiles fonctionnant à proximité de leur ruche. Et ce au point d'émettre le signal d'essaimage parfois au mauvais moment et donc de les faire potentiellement aller butiner dans la nature à une période où la météo et le manque de fleurs peuvent leur être fatals.

Le varroa, mais pas seulement

Réalisées au Nouvel-An 2010 et 2011, les expériences que le Vaudois rend publiques aujourd'hui confortent l'hypothèse que même les ondes provenant de mobiles fonctionnant loin des ruches sont nuisibles. «Mais pour être statistiquement significatifs, ces résultats devraient être reproduits ailleurs en Suisse que dans les seuls ruchers d'Epalinges et de Morges», tempère Daniel Favre.

Le scientifique espère donc convaincre d'autres apiculteurs de reproduire son expérience. Il en faudrait une cinquantaine selon lui. En ville comme à la campagne. Pour cela, chacun devra s'équiper d'un micro, d'un enregistreur et d'un peu de patience.

 «Si grâce à eux, mon hypothèse se confirme à grande échelle, il faudra qu'on se mette à table avec les opérateurs téléphoniques pour trouver des solutions technologiques moins perturbatrices.» Les abeilles sont en effet à l'origine d'environ 63% de la pollinisation mondiale requise pour l'alimentation. Or, depuis plusieurs années, presque partout dans le monde, elles meurent en masse. Le parasite varroa est officiellement pointé du doigt par la plupart des scientifiques. Daniel Favre ne remet pas en cause les avis de ses confrères mais rappelle, et eux aussi l'admettent, que d'autres facteurs dont les ondes électromagnétiques pourraient aggraver le phénomène. Lui pense seulement être sur le point de transformer ce conditionnel en affirmation.

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