Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

14 janv. 2012

Institut de Recherche Européen sur le Cancer et l'Environnement (ECERI)


Voici un résumé quasi textuelle d’une interview du Professeur Dominique Belpomme, Président d’ARTAC (Association pour la recherche thérapeutique anti cancéreuse) et Président d’ECERI (Institut de recherche européen sur le cancer et l’environnement) par Actu-Environnement en octobre 2011.  Dans cette interview, Pr Belpomme parle de la récente création d’ECERI. (Voir le texte complet de l'interview.)


L’Institut de recherche européen sur le cancer et l’environnement (ECERI) a été établi à Bruxelles le 18 mai 2011.  Les conseils scientifiques et administratifs d’ECERI comprennent des représentants d’Etats Membres de l’Union européenne.  Ses statuts sont comparables à ceux d’ARTAC :  un centre de recherche « sans mur », un institut fédératif sous la forme d’un réseau. 

L’ARTAC s’engage dans la recherche des liens entre le cancer et l’environnement.  Sa philosophie est de créer un réseau de centres de recherches qui sont les meilleurs dans leur spécialité.  Il travaille avec certaines unités de l’INSERM  (Institut national de la santé et la recherche médicale) et du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et également avec d’autres équipes de recherche dans toute l’Europe et les Etats-Unis.



La mission d’ECERI est de faire des recherches sur les liens médicaux et scientifiques entre le cancer et autres maladies et l’environnement.  Il comprendra vingt unités de recherche qui devraient regrouper 600 chercheurs européens.  Leurs missions principales :  effectuer des recherches sur le cancer dans le domaine de la prévention, le traitement et la santé publique ;  collecter des données mondiales concernant les recherches sur les liens entre cancer et environnement avec création d’une base de données européenne ;  informer la communauté médico-scientifique, les responsables des institutions européennes, les autorités politiques et le grand public des nouvelles découvertes dans ce domaine ;  exercer une activité de conseil et d’expertise auprès des institutions européennes et les organismes de santé internationaux tels que l’OMS et faire des propositions de mesures au plan politique ; organiser les colloques internationaux et la formation des scientifiques et des médecins dans les domaines de santé environnementale et de la médecine. L’Institut commencera les recherches vers le deuxième semestre 2012.

Le premier objectif de l’institut est la diffusion en Europe d’un nouveau test de dépistage du cancer qui sera breveté.  C’est probablement une des découvertes majeures de ce quart de siècle dans le domaine de la cancérologie parce que nous aurons un test universel sous forme d’une simple prise de sang, qui nous permettra de savoir si le sujet développe un cancer ou non.  Ce test est le résultat des travaux réalisés par l’ARTAC ou coordonnés par elle en collaboration avec plusieurs unités de recherches.

L’indépendance scientifique et financière d’ECERI sera assurée.  C’est ce qui fait la crédibilité de l’ARTAC aujourd’hui et fera celle de l’ECERI demain.  L’Institut veillera à ce que les financements européens ne soient pas entachés par des intérêts économiques contradictoires à la vérité scientifique. Sa structure sera apolitique.

Dans l’interview, Pr Belpomme parlait de la perte de l’indépendance de la science en France dû à l’infiltration par les lobbys économiques et politiques.  « Si l’Etat établit a priori qu’il n’y a pas de lien entre champs électromagnétiques et électrosensibilité et que des chercheurs pensent qu’il y en a un, l’étude ne sera pas financée.  L’Etat ne finance pas les recherches qui risquent de donner des résultats contraires à la politique menée par le pays … Au niveau de l’Europe l’espoir est que cela soit différent. »
                           
La France « s’enlise dans des intérêts économiques et financiers à court terme. Il faut faire tourner la machine économique.  On ne prend pas en compte les méfaits de cette machine sur l’environnement, et finalement, les effets sanitaires de la pollution. ..  L’Article 5 de la charte annexée à sa Constitution qui se réfère au principe de précaution inclut l’environnement, mais pas la santé. »

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire