Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

17 avr. 2012

Le Professeur Luc Montagnier, Prix Nobel de médecine, prendra la parole à la "Autism One Generation Rescue Conference"


Le 25 mai prochain, le Professeur Luc Montagnier, Prix Nobel de médecine 2008, prendra la parole à la « Autism One Generation Rescue Conference ».  La conférence aura lieu près de Chicago du 23 au 27 mai 2012.  Elle présentera de nouvelles approches du traitement et de la prévention du syndrome d’autisme qui touche 150'000 enfants en France et un enfant sur 88 aux Etats-Unis.  «Il nous faut considérer les facteurs d’environnement qui, eux, ont changé considérablement notre biosphère : nutrition du nourrisson, pollution atmosphérique et pesticides, exposition accrue aux radiations électromagnétiques de toutes fréquences liées à la globalisation des communications humaines, évolution de la flore microbienne qui nous entoure, » constate l’article qui suit.  Voir aussi cette vidéo de 4 minutes sur le traitement de l’autisme du 20 février 2012.  (Pour plus de détails sur la conférence:   Autism One Generation Rescue Conference)

Autisme : La piste microbienne par Luc Montagnier et le Groupe CHRONIMED (11 janvier 2012)


Les autorités sanitaires de beaucoup de pays se préoccupent - à juste titre - de l’accroissement important du nombre d’enfants atteints d’un syndrome neuropsychiatrique particulier, l’autisme. Ainsi, on estime à plus de 150.000 le nombre d’enfants actuellement atteints par ce syndrome en France, une véritable épidémie ! Le gouvernement français en a pris conscience en faisant cette année de l’autisme une grande cause nationale, à la satisfaction de nombreuses associations de parents. Si les aspects socio-psychologiques de ce syndrome complexe doivent être traités en tant que tels, nous, chercheurs et médecins, pensons qu’il faut aller plus loin en recherchant ses causes organiques, et en dériver une politique à la fois de traitement et de prévention. L’accroissement observé ne peut provenir des facteurs génétiques de prédisposition, facteurs réels mais qui n’ont pas changé dans les différentes populations touchées en moins d’une génération. Par contre, il nous faut considérer les facteurs d’environnement qui, eux, ont changé considérablement notre biosphère : nutrition du nourrisson, pollution atmosphérique et pesticides, exposition accrue aux radiations électromagnétiques de toutes fréquences liées à la globalisation des communications humaines, évolution de la flore microbienne qui nous entoure.

Notre groupe de chercheurs et médecins s’est constitué en une structure d’étude des maladies chroniques, Chronimed. Nous voulons apporter ici des observations récentes qui peuvent conduire à de nouvelles approches thérapeutiques et préventives. Ces observations sont de deux ordres : biologiques et cliniques. Il existe dans le sang de la plupart des enfants autistes - mais pas chez les enfants non atteints - des séquences d’ADN émettant spécifiquement dans certaines conditions des ondes électromagnétiques. L’analyse par les techniques de biologie moléculaire à notre disposition nous permet de les identifier comme provenant d’espèces bactériennes connues. Cette corrélation, établie maintenant sur plus d’une centaine d’enfants d’origine européenne, ne prouve pas naturellement une relation de causalité.

Cependant, une approche thérapeutique, d’abord commencée indépendamment par un groupe de cliniciens puis maintenant effectuée en conjonction avec les observations de laboratoire, renforce l’idée que des infections bactériennes systémiques jouent un rôle dans la genèse des symptômes d’autisme. Nos médecins généralistes ont en effet observé qu’un traitement de longue durée, constitué par des cures de combinaison d’antibiotiques connus, induisait dans 60 % des cas une amélioration considérable, parfois même une disparition complète des symptômes, l’enfant pouvant mener une vie familiale et scolaire normale. Ces traitements entrainaient conjointement la disparition des signaux électromagnétiques du plasma liés à de l’ADN bactérien.

Notre hypothèse de travail est qu’un dysfonctionnement immunitaire, associé à une souffrance inflammatoire de la muqueuse intestinale, entraine un passage de constituants bactériens, dont des neurotoxines, dans la circulation sanguine, créant notamment un stress oxydatif ainsi que des micro-vascularités, en particulier au niveau des vaisseaux méningés, et finalement une atteinte neuronale. Naturellement, bien des recherches sont encore nécessaires pour consolider cette hypothèse, mais notre but est ici de porter dès à présent à la connaissance du monde médical et des parents, des possibilités immédiates de traitement qui peuvent améliorer ou guérir plus de la moitié des enfants autistes et qui pourront aussi, dans le futur, s’appliquer à d’autres affections chroniques graves de l’enfant et de l’adulte, notamment rhumatologiques.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire