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Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

19 août 2012

Internet et santé : Le Rapport du Conseil fédéral suisse ne mentionne pas les risques de l'usage excessif d'Internet, connecté par les technologies sans fil

Le Conseil fédéral suisse vient de présenter un rapport annonçant que l’utilisation excessive d'Internet peut être addictive et avoir des conséquences physiques et psychiques. La plupart du temps, on accède à Internet par technologies sans fil. Il serait donc utile que les autorités lancent une campagne d’éducation concernant les risques de l'utilisation de ces technologies pour la santé, surtout chez les enfants et les femmes enceintes : sensibiliser les parents, les enseignants et autres professionnels, y compris les médecins, et informer les jeunes. 

 En 2008 déjà, le MfE (Médecins en faveur de l’environnement, 1'500 en Suisse) a publié une information mentionnant la suspicion de l’existence d’un lien entre certains troubles de santé et le rayonnement émis par la technologie sans fil, comme les téléphones portables et le Wi-Fi. Des symptômes tels que maux de tête, fatigue, troubles du sommeil, difficultés de concentration et d’autres ont été cités. Les mesures de précaution suggérées par le MfE : privilégier les réseaux d’ordinateurs reliés par câble, utiliser le réseau fixe et un téléphone avec fil pour de longues conversations téléphoniques, éteindre et/ou déconnecter les appareils et les installations électriques en cas de non utilisation.

Voici les extraits de deux articles sur le rapport que le Conseil fédéral suisse a présenté le 15 août 2012 : 


Administration fédérale suisse :
La plupart des jeunes utilisent souvent Internet et les jeux en ligne, mais sans excès 


Berne, 15.08.2012 - En Suisse, les adolescents et les jeunes adultes surfent en moyenne deux heures par jour sur Internet. Seule une minorité d'entre eux adopte un comportement excessif, donc problématique. Telles sont les conclusions d'un rapport du Conseil fédéral en réponse aux postulats Forster-Vannini (09.3521) et Schmid-Federer (09.3579), qui traitent des dangers potentiels d'Internet et des jeux en ligne...

La plupart des adolescents et des jeunes adultes passent un temps raisonnable sur Internet. Seuls 2,3 % d'entre eux ont un comportement problématique[1]. 

Une utilisation excessive d'Internet s'accompagne souvent de problèmes physiques et psychiques car la perte de contrôle du temps passé en ligne a un impact sur l'alimentation, l'activité physique et le sommeil ; par ailleurs, une position assise prolongée devant un écran peut entraîner une fonte musculaire et des troubles posturaux. Les personnes surfant de manière excessive ont également parfois tendance à consommer des stupéfiants et souffrent plus souvent de problèmes psychiques tels que troubles de l'anxiété, dépression ou TDAH (troubles de déficit de l'attention / d'hyperactivité) que le reste de la population…

Le Conseil fédéral charge le DFI [Départment fédéral de l’intérieur] d'observer l'évolution de l'utilisation excessive d'Internet et d'améliorer les données scientifiques à ce sujet grâce aux systèmes de monitorage actuels, tels que le Monitorage suisse des addictions. Par ailleurs, les spécialistes doivent être sensibilisés à cette thématique par le biais des plates-formes existantes. Dans la prévention de l'utilisation excessive d'Internet, le Conseil fédéral accorde une importance particulière à la compétence médiatique ainsi qu'à l'intervention et au repérage précoces. Alors que l'encouragement à la compétence médiatique entre dans le cadre du Programme national « Protection de la jeunesse face aux médias et compétences médiatiques » et relève de l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS), l'intervention et le repérage précoces font partie intégrante du troisième Programme de mesures en vue de réduire les problèmes de drogue (ProMeDro III).

[1] On parle d'une « utilisation problématique d'Internet » lorsque des aspects de la vie quotidienne tels que le sommeil, l'alimentation, le travail ou les loisirs sont négligés, et que les centres d'intérêt se concentrent de plus en plus sur l'univers virtuel. La perte de la notion du temps passé sur Internet constitue également un signe d'utilisation problématique. 

Tribune de Genève : Les jeunes surfent au moins deux heures par jour

… seuls 2,3% de ces jeunes font une «utilisation excessive d’Internet», note l’OFSP [Office fédéral de la santé publique]. La perte de contrôle du temps passé en ligne amène ces surfeurs assidus à négliger des activités fondamentales comme le sommeil, l’alimentation, les études ou les loisirs pour se concentrer uniquement sur leur univers virtuel...

Trois types d’utilisation sont particulièrement addictifs: les jeux en ligne (jeux de rôle ou d’action, jeux d’argent), les réseaux sociaux et les sites pornographiques.

Selon les auteurs du rapport, la lutte contre l’utilisation excessive d’Internet passe par les mesures classiques de la prévention. «Concrètement, il s’agit d’informer les jeunes des dangers potentiels, de renforcer leurs compétences dans l’utilisation du Web», explique Markus Jann, chef du secteur Drogues à l’OFSP. A cet effet, l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) a mis sur pied le programme «Protection de la jeunesse face aux médias» qui finance et soutient des projets et des associations actives dans ce domaine. 

Le dépistage fait également partie des mesures de lutte préconisées. Il s’agit de sensibiliser les parents, les enseignants et autres professionnels à l’identification des jeunes en danger et de leur donner les compétences pour évoquer le problème...

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