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24 août 2012

Les scientifiques russes publieront un rapport sur les recherches menées en Russie depuis 50 ans au sujet des radiofréquences et champs électromagnétiques


Professeur Yuri Grigoriev
Nos remerciements à Teslabel (www.teslabel.be) pour la traduction de ce document très important venant du UK Radiation Research Trust (www.radiationresearch.org) . Texte originel en anglais. 

Selon le Professeur Oleg Grigoriev : “Il faut inclure les associations non gouvernementales dans les discussions et la Recherche, et leur accorder la même importance qu'aux représentants du Gouvernement et de la communauté scientifique. Les ONG qui représentent les électrosensibles sont une nouvelle force, il faut les considérer comme acteurs à part entière. Des décisions prises sans les ONG, n'auront aucune valeur.”



(23/08/12) Le RNCNIRP, Russian National Committee on Non-Ionizing Radiation Protection , publie un rapport détaillé sur les recherches menées en Russie depuis 50 ans, au sujet des radiofréquences et champs électromagnétiques. 



Eileen O’Connor, directrice du UK Radiation Research Trust , et Sissel Halmøy, président de la International EMF Alliance et secrétaire général de l'association norvégienne de protection contre les radiations, se sont rendus en Russie, accompagnés d'autres chercheurs et défenseurs de l'Environnement .


Selon Halmøy, le RNCNIRP s'inquiète des conséquences probables sur la santé des enfants, dans un futur proche : disfonctionnement de la mémoire, déclin de l'attention, capacités amoindries de l'apprentissage, irritabilité, stress, insomnies, épilepsie... Il faut d'urgence adopter de nouvelles normes de protection. Les normes actuelles sont basées sur des impératifs industriels plutôt que sur la biologie.

Selon O’Connor, le rapport russe est une opportunité pour le monde entier. En Automne, le UK Radiation Research Trust donnera ce rapport au parlementaire Hon Iain Duncan Smith et au Professeur Dame Sally Davies, responsable en chef du département médical de Grande-Bretagne.

O’Connor précise que les scientifiques russes sont à la pointe de la recherche sur les radiations haute fréquence et champs électromagnétiques, et veulent partager leur expérience. Elle espère qu'à l'Ouest, les décideurs vont saisir cet honneur et collaborer.

En Russie, des mises en garde existent pour les femmes enceintes et les enfants jusqu'à 18 ans. En Allemagne, en Inde, en Grande-Bretagne, Israël, Finlande, Belgique et Canada, il existe aussi des avertissements officiels contre l'utilisation de téléphones portables par les enfants. Malheureusement ces recommandations ne sont généralement suivies ni par les enfants eux-mêmes, ni par les parents, ni par les médecins.

En mai 2011, l'Organisation Mondiale de la Santé (IARC) classait les radiations radio-fréquences et champs électromagnétiques parmi les possiblement cancérogènes. Un avertissement qui ne concerne pas uniquement les gsm et antennes-relais, mais aussi le wi-fi, les compteurs "intelligents", ordinateurs sans fil, et toutes autres applications qui utilisent ces radiations.

Selon le Professeur Yury Grigoriev, président du RNCNIRP et membre du département champs électromagnétiques de l'OMS : “Le cerveau est un organe critique, au centre de processus biophysiques complexes, permanents et vitaux. Or une partie vitale du cerveau est directement soumis aux rayonnements. Il faut faire attention avec les gsm, augmenter la distance et diminuer l'utilisation. Les enfants ne devraient n'en utiliser qu'en cas d'urgence, et en mode mains libres."

Son collègue Professeur Oleg Grigoriev (RNCNIRP) ajoute : “Nous devons mieux contrôler et réduire la pollution électromagnétique. Or il y a un tas de nouvelles fréquences modulées, sans que personne ne sache leur impact sur la santé. C'est un grave problème”.

Les scientifiques russes lancent un appel à tous les responsables de la santé du monde entier, pour légiférer concernant le gsm et le wi-fi, notamment dans les crèches, et recommandent l'utilisation de réseaux câblés dans les écoles et universités. Leurs recherches ont clairement montré que l'exposition prolongée aux radiations non-ionisantes (fréquences radio et champs électromagnétiques) perturbe les fonctions cognitives.

De nombreux pays se basent sur les recommandations d'un groupe de scientifiques amis de l'industrie, l'ICNIRP, pour protéger leurs populations. Or ces recommandations ne sont valables que pour une courte exposition, pour éviter l'échauffement. Elles se basent sur l'hypothèse préconçue et complètement dépassée que le seul effet possible des radiations radio et champs électromagnétiques serait l'échauffement des tissus.

En Russie, les normes du ministère de la Santé tiennent mieux compte des résultats de la recherche et des effets non-thermiques, en n'autorisant qu'une fraction des standards internationaux établis par l'ICNIRP et relayés par l'IEEE.

La recherche montre clairement la nécessité de campagnes gouvernementales, notamment à l'attention des enfants, d'avertissements clairs sur tout appareil émetteur, et de grandes actions médiatiques.

Selon le Professeur Oleg Grigoriev : “Il faut inclure les associations non gouvernementales dans les discussions et la Recherche, et leur accorder la même importance qu'aux représentants du Gouvernement et de la communauté scientifique. Les ONG qui représentent les électrosensibles sont une nouvelle force, il faut les considérer comme acteurs à part entière. Des décisions prises sans les ONG, n'auront aucune valeur.”

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