Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

13 avr. 2013

Nouvelles de Genève : Dégradation de la qualité de vie

Criminalité, surpopulation, densité de circulation, abattage des arbres, électrosmog, pics de pollution aux particules fines nuisent à la qualité de vie à Genève. 

Editorial par Giancarlo Mariani, Rédacteur en chef, Genève Home Informations, 3-4 avril 2013

Les chiffres le (dé)montrent. Depuis les années 2000, Genève reste malade de son air. En cause? Des pics de pollution aux particules fines qui dépassent régulièrement les normes admises par la Confédération. Chauffages, pots d'échappements de véhicules et industrie chimique sont les principales causes de cette pollution invisible qui commence aussi à inquiéter les médecins. Surtout lorsque la météo en prolonge les dangers sur la santé publique, comme cet hiver.



Le pire, c'est qu'avec l'accroissement de la population du Grand Genève, la situation risque d'empirer. Pourquoi? Parce que le plan antipollution actuel est inefficace et souligne à quel point les autorités cantonales n'ont pas su prendre la juste mesure du problème. Autrement dit, si rien n'est entrepris, le canton pourrait bien devoir appliquer les mesures d'urgence de mégalopoles comme Shanghai, Mexico ou Pékin, pour lutter contre la pollution de l'air. Circulation alternée, limitation de vitesse, zones piétonnes imposées et autres fermetures d'usines deviendraient alors la norme. Et les masques antipollution proliféreraient dans beaucoup de quartiers. Ne riez pas, tout cela nous pend réellement au nez. La faute à qui? En grande partie à des élus qui réfléchissent en priorité le développement en termes économiques et quasiment pas en termes de lutte antipollution. Des élus qui estiment plus facile de réagir en pénalisant les Genevois et les pendulaires plutôt que d'anticiper en appliquant avec proportionnalité un principe de précaution inscrit dans les règlements et que la plupart des grandes métropoles ont déjà mis en œuvre.

Extraits de l’article :

Risques de thrombose

Face aux inhalations quotidiennes de micropolluants, la santé humaine en prend pour son grade. « Les particules fines sont les substances les plus nocives pour la santé. Elles atterrissent dans le sang après avoir transité par les poumons, explique Pierre Kunz. A court terme, les personnes à la santé fragile ou asthmatiques voient leurs détresses respiratoires augmenter. A long terme, ces substances peuvent s’agglomérer dans le sang, former des caillots et engendrer des thromboses ! » …

Augmentation des urgences

« Pour chaque augmentation de 10 microgrammes/m3 de particules fines, 1% de plus d’admissions dans les urgences du monde entier, déclare Professeur Thierry Rochat, médecin-chef du Service de pneumologie aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Nous ne devrions pas dépasser, chez nous, les 50 mcg/m3, tout en sachant que cette norme atteint les 100 mcg/m3, environ dix jours par année ». Résultat : « Ce qui fait 5% augmentation des maladies cardiaques et respiratoires », note-t-il.

http://www.ghi.ch/le-journal/edito/brasser-de-lair

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire