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5 mai 2013

Inde : Antennes relais et les risques de cancers

En Septembre 2012, le Gouvernement Indien a réduit les limites d'émission des irradiations micro-ondes des antennes relais de téléphonie mobile de 4’500 milliwatts/m² (Ndlr : 4’500mW/m² = 41 V/m = norme ICNIRP comme actuellement en France) à 450 mW/m², mais ces valeurs restent bien au-dessus des normes internationales des études scientifiques indépendantes.

Antennes relais et les risques de cancers 
Times News Network / Next-Up, Inde, 7 janvier 2012 (traduit de l'anglais)

Panaji: "Les 450 000 sites de bases d’antennes relais de téléphonie mobile en Inde transforment le pays en un four micro-ondes ouvert", prévient le Pr Girish Kumar, chercheur et enseignant à l'IIT (Indian Institute of Technology) de Bombay.

Girish Kumar qui a aussi participé à l’élaboration d’études scientifiques sur les irradiations des téléphones mobiles a déclaré: "Même avec un Débit d’Absorption Spécifique (DAS) de puissance radiative de seulement 1W en sortie des téléphones mobiles l’augmentation de la température est d’environ 1°C en 500 secondes (± 9 minutes)."

Kumar vient de faire un exposé implacable lors du séminaire national sur «Téléphones mobiles et antennes relais, risques et remèdes» à Ghall, Panaji, organisé par le Gouvernement, Polytechnique Bicholim, la Chambre de Commerce et d'Industrie (GCCI) de Goa et le Département de la Science, de la Technologie et de l'Environnement (DTSE).

Il a constaté que les opérateurs de téléphonie mobile ont choisi d'installer maintenant des sites de bases d’antennes relais d'intensité plus élevée pour réduire les coûts, ceux-ci compromettant la sécurité publique.

Citant une étude de cas où six résidents d'un immeuble de grande hauteur de Mumbai situés face à un site de base d’antennes relais de téléphonie mobile ont été impactés par le cancer, il a poursuivi en expliquant et en démontrant le lien de causalité de ces cancers chez les riverains vivants à proximité des antennes relais et l’exposition aux irradiations des Hautes Fréquences micro-ondes.

"Ceux qui vivent dans une zone de 50 à 300m de rayon ont un risque plus élevé de cancers bien pire que fumer, de plus en général vous ne pouvez pas voir ni sentir les irradiations", a-t-il déclaré, tout en ajoutant que "vous ne pouvez pas avoir des coïncidences de cancers partout dans ce qui est constaté".

"Les effets biologiques comprennent l’asséchement des glandes autour des yeux, des disfonctionnements du cerveau, des problèmes cardiaques, de l'abdomen entraînant la perturbation de dormir, des maux de tête, des manques de concentration et des pertes de mémoire, notamment en raison de changements dans l'activité électrique du cerveau.

L'exposition prolongée aux irradiations des rayonnements des communications mobiles augmentent les probabilités de cancers par 200-400% pour les plus 8-10 ans", a souligné le Pr Girish Kumar. Ces rayonnements peuvent également conduire à des effets dommageables sur les fœtus car ils affectent le liquide amniotique, a-t-il ajouté.

Citant des exemples de constatations dans les exploitations agricoles, Girish Kumar a également observé que les irradiations des antennes relais de téléphonie mobile portent une grave atteinte à l'environnement et aux arbres fruitiers ainsi qu’aux oiseaux.

Plus tard le Pr Girish Kumar a expliqué que le Débit d’Absorption Spécifique (DAS) en Inde a été fixé à un niveau beaucoup trop élevé qu'il ne devrait l'être, ceci au bénéfice des opérateurs de télécommunications mobiles qui contribuent à 30% du PIB de l'Inde.

Il pense qu’une partie de la solution réside dans la réduction de la puissance radiative transmise par les antennes relaisce qui nécessiterait la mise en place de nombreux sites de bases supplémentaires, ce qui engendrerait un coût supplémentaire.

Pradeep Phadke, PDG de Telecom Phadnis, représentant des opérateurs, a tenté de dissiper les craintes en affirmant que l'industrie du téléphone mobile voudrait croire que les revendications faites par les scientifiques n'étaient pas fondées ou qu’elles posent un risque négligeable.

Phadke pense qu’un compromis est nécessaire entre les avantages et les effets néfastes sur la santé des téléphones mobiles.

Namrata Redkar, un autre chercheur en génétique présent au séminaire a déclaré : "Les ondes ou plutôt les radiations détruisent les enzymes qui catalysent les systèmes électriques vitaux qui activent le système nerveux"

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