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3 juil. 2013

Comprendre l'intolérance électromagnétique et chimique

EHS & MCS – Research and Treatment European Group

Une frange croissante du corps médical en France et à l’étranger prend actuellement conscience de l’ampleur de certaines nouvelles pathologies liées à un environnement de plus en plus pollué par l'activité humaine. A côté de l'explosion des allergies et intolérances alimentaires, sont en effet apparues depuis ces trente detrnières années des maladies ou affections entièrement nouvelles, dont en particulier, l'intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) et l'intolérance aux produits chimiques multiples (MCS).

Il y a en en effet trois aspects à considérer, qui sont certes intimement dépendants les uns des autres, mais fondamentalement différents du point de vue des mécanismes biologiques en cause et des résultats cliniques. Il s’agit de l’intolérance, de la susceptibilité et de l'hypersensibilité, que celle-ci concerne les champs électromagnétiques et/ou les produits chimiques.

Elle est définie par les symptômes cliniques et biologiques qui apparaissent lorsqu’un sujet est mis en présence de champs électromagnétiques, ou de produits chimiques. Ces symptômes peuvent survenir de façon aigüe, subaigüe ou chronique. Le point commun qui définit l'intomérance est que celle-cise développe par des intensités de champs électromagnétiques ou des concentrations de produits chimiques qui ne sont pas nécessairement faibles et que les symptômes peuvent apparaître tout au moins au début de l'exposition pour certainees longueurs d'onde données et pour un nombre limité de produits chimiques. Il n'y a donc pas nécessairement de susceptibilité particulière de l'organisme aux agents considérés ni d'accoutumance de l'organisme à de tels agents, autrement dit, pas nécessairement d'existence innée ou pas d'acquisition par l'organisme d'un état d'hypersensibilité.

Elle est caractérisée par le fait que tous les sujets mis en présence de champs électromagnétiques ou de produits chimiques ne réagissent pas de le même façon. De nombreux sujets aujourd’hui tolèrent l’existence de ces champs ou de ces polluants, alors que certaines personnes, ne les tolèrent pas. Dans l’enquête nationale de l’ARTAC  [Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse] sur les champs électromagnétiques, les femmes sont de loin les plus susceptibles, puisqu’environ 3 femmes pour un homme apparaissent être intolérantes à ces champs.

Toutes les professions sont également concernées (voir section II). Des facteurs innés, familiaux, entrant dans le cadre du polymorphisme génétique, liée à la présence de certains gènes individuels sont très probablement en cause. De tels gènes de susceptibilité ont été mis en évidence pour les produits chimiques. L'ARTAC recherche de tels gènes en étudiant des familles d'électrhoypersensibles dans le cadre de collaborations internationales.

A ces facteurs de susceptibilité génétique, s’ajoute la présence éventuelle de facteurs acquis, sous la forme de prothèses métalliques faisant antenne, telles que l’existence d’amalgames dentaires, de lunettes à monture métallique, de stimulateurs cardiaques, etc.) dans le cas de l'EHS, et d'intoxication à des polluants chimiques dans le cas du MCS.

Elle est une entité biologique à part. Probablement en partie liée aux deux mécanismes précédents, mais s’en distinguant clairement au plan biologique, elle se définit (1) d’abord et avant tout par l’abaissement du seuil de tolérance clinico-biologique aux champs électromagnétiques, autrement dit par la survenue d’une intolérance pour des champs électromagnétiques d’intensité très faible et aussi (2) par l’extension progressive de l’intolérance à l’ensemble des fréquences de ces champs (extrêmement basses fréquences, basses fréquences, radiofréquences, hautes fréquences). A tel point que certains malades, lorsque la maladie est très évoluée, deviennent intolérants aux rayons ultraviolets et à la lumière visible, qu’elle soit artificielle ou naturelle, autrement dit à la totalité du spectre des fréquences.

A noter qu’au tout début, l’intolérance concerne le plus souvent les radiofréquences, et que progressivement celle-ci concernera les basses et extrêmement basses fréquences et ultérieurement les hautes et très hautes fréquences. Mais dans certains cas l’intolérance concerne d’abord les basses ou extrêmement basses fréquences pour s’étendre peu à peu à l’ensemble du spectre

Ainsi l’électrosensibilité n’est seulement qu’un des aspects des phénomènes biologiques et cliniques induits par l’exposition à des champs électromagnétiques et la désignation des malades en tant qu’« EHS » n’est qu’une approximation de ce qui se passe en réalité. En terme de santé publique, ces malades ne représentent en effet que « la partie émergée de l’iceberg » causée par l’actuelle multiplication des sources électromagnétiques dans notre environnement. En fait, parmi les sujets devenus intolérants, se développe en outre un état particulier (analogue à l'atopie chez les sujets allergiques) qu'on appelle "hypersensibilité". Ainsi est-il courant de dénommer de tels états "électroypersensibilité" (EHS) ou hypersensibilté aux produits chimiques multiples (MCS), selon que les agents environnementaux responsables sont des champs électromagnétiques ou des produits chimiques, tout en sachant que de tels états d'hypersensibilité ne résument pas l'ensemble des problèmes, puisqu'on peut être intolérant à ces agents environnementaux sans pour autant être hypersensible.

L’électrosensibilité telle que définie précédemment est un phénomène biologique encore incompris. Comme nous l'avons montré pour la première fois, certains malades développent au cours du temps, en addition de leur électrosensibilité, une hypersensibilité aux produits chimiques multiples entrant dans le cadre du classique MCS. Vice-versa, des malades atteints de MCS peuvent développer au cours du temps une électrohypersensibilité. La responsabilité dans le développement de l’électrosensibilité d’une contamination par certains métaux lourds (mercure, plomb, nickel, cuivre, titane, etc…) entrant dans la composition des amalgames dentaires métalliques est possible ; d’autre part certains produits chimiques tels que peintures, solvants, parfums, produits de nettoyage, pesticides, métaux lourds, gaz d’échappement des voitures, fumée de tabac, encres fraîches, etc. sont responsables de l’apparition de MCS, que celui-ci soit primaire ou secondaire à une électrosensibilité.

Au total, MCS et EHS apparaissent souvent chez le même malade. Ces deux entités clinico-biologiques apparaissent être en réalité les deux faces d’un même syndrome, lequel impose dès le début une double protection à l’encontre à la fois des champs électromagnétiques et des produits chimiques.

http://www.ehs-mcs.org/fr/comprendre-electrosensibilite-et-mcs_4.html

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