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25 août 2013

Nouvelles de Genève : Le WiFi public de la Ville permet la récolte de données sur des milliers de personnes

Le WiFi public en Ville de Genève permet la récolte de
 données sur des milliers de personnes chaque jour. ISTOCK 
Depuis 2004, la Ville de Genève propose 290 points d'accès Wi-Fi publics et gratuits.  Les utilisateurs peuvent rester anonymes.  Mais la Ville vient de changer sa procédure...

La Ville stocke nos données privées
par Sarah Zeines, GHI, 22 août 2013

WIFI • Le Wifi public en Ville de Genève n'est plus anonyme. De quoi donner de nouveaux instruments d'enquête à la justice...


Le WiFi public de la Ville de Genève, une aubaine? Pas si sûr. Avec le nouveau système, mis en place depuis l'entrée en vigueur d'une ordonnance fédérale début 2013 (lire encadré ci-dessous), la Ville stocke les données personnelles des quelque 2000 personnes connectées en permanence sur le réseau genevois.  La méthode? Les utilisateurs du réseau public doivent fournir leur numéro de portable privé. Puis, ils reçoivent un code d'accès, valable 6 mois. Toutes leurs transactions sur le web sont ensuite enregistrées et conservées entre 6 mois et une année. «Ces données peuvent servir aux forces de l'ordre pour d'éventuelles enquêtes», souligne Valentina Wenger-Andreoli, collaboratrice personnelle du Département municipal des finances et du logement.

Vie privée

Comment la justice peut-elle utiliser les données? «Nous sommes légalement tenus, sur demande du Service Surveillance de la correspondance par poste et télécommunication (SCPT), de fournir les informations demandées», confie un membre de la direction des systèmes d'information et de la communication (DSIC) à la Ville de Genève. Et de préciser: «Nous avons cependant pris les dispositions nécessaires afin que les données ne soient pas conservées au-delà de la durée légale.» Le stockage des informations peut en effet s'étendre sur une année...Une conservation plus longue des enregistrements de transactions est-elle tout de même envisageable? «Techniquement, c'est évidemment possible, informe le porte-parole du DSIC. Mais cette possibilité n'est absolument pas envisagée. Notre désir reste de fournir un service d'accès gratuit à la population et non de recueillir des informations à son sujet.» Futurs délinquants: à bon entendeur!

Directive fédérale

La mise en place du nouveau système intervient suite à l'entrée en vigueur d'une ordonnance fédérale sur la surveillance de la correspondance par poste de télécommunication (OSCPT) début 2013. «Auparavant, le Wi-Fi public captait les appareils des promeneurs sans qu'ils surfent sur le réseau, précise un membre de la direction des systèmes d'information et de la communication (DSIC) à la Ville de Genève. Aujourd'hui, grâce au nouveau système, seuls les personnes souhaitant véritablement avoir un accès sont connectés.»

http://www.ghi.ch/le-journal/geneve/la-ville-stocke-nos-donnees-privees

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