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7 sept. 2013

10 risques associés aux ondes cellulaires

Attention parents !  Un ipad peut demander jusqu'à 600 fois
plus de micro-ondes pour fonctionner
"En comparaison avec un cellulaire de base, poursuit-il, le cellulaire intelligent peut demander jusqu'à 120 fois plus de micro-ondes pour fonctionner. Un iPad? Jusqu'à 600 fois."


10 risques associés aux ondes cellulaires
par Marie-Josée Richard, MSN Canada,
Style de vie, 3 April 2012

« Oui, allo? », dites-vous pour la xième fois en répondant à votre cellulaire. Bien qu'invisibles, les radiofréquences sont aussi présentes lors de l'appel. Des risques associés pourraient peut-être vous donner le goût de raccrocher... En voici dix qui, du moins, font réfléchir.

1. Habiter à proximité d'une antenne-relais?

On ne connaît pas les risques associés à une exposition à long terme aux radiofréquences (ou micro-ondes) émises par les antennes-relais (ou station de base). Et la réglementation actuelle ne tient compte que des effets thermiques à court terme, outrepassant les effets biologiques possibles.

« Des études épidémiologiques allemandes et israéliennes ont démontré que l'incidence du cancer est plus élevée chez les gens vivant à moins de 400 et 350 mètres des antennes-relais, avance justement Cécile Gladel, dans son livre Les pollutions invisibles, aux éditions Les Intouchables (2008).

2. Le cerveau, micro-bombardé

« Le niveau d'exposition (aux micro-ondes) d'un utilisateur de téléphone cellulaire est de 100 à 100'000 fois plus élevé que celui d'une personne vivant à proximité d'une station de base », indique-t-on dans un rapport de l'Institut national de santé publique du Québec. Pour cause? « L'antenne du téléphone cellulaire est située à quelques centimètres de la tête de l'utilisateur. »

En faisant des recherches sur le sujet, je suis tombée sur cet extrait du livre de Cécile Gladel, Les pollutions invisibles : « Selon Denis Zmirou-Navier, spécialiste en santé publique à l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et professeur d'université à la faculté de médecine de Nancy, il apparaît selon certaines études - mais pas toutes - que l'usage prolongé et intensif d'un téléphone portable pourrait avoir des conséquences de deux types : des formes de tumeurs bénignes du nerf acoustique ainsi que des tumeurs bénignes ou malignes des glandes parotides. »

3. Parler au cellulaire en conduisant

Depuis avril 2008, quiconque au Québec conduisant un véhicule en parlant au cellulaire est passible d'une amende de 80 à 100$ et du retrait de trois points d'inaptitude, selon la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ). Il est donc recommandé de conduire avec un appareil main-libre ou une oreillette - avec fil de préférence pour limiter votre exposition aux champs électromagnétiques (CÉM). Sachez toutefois qu'une discussion virtuelle vous rend moins concentré sur la route, faisant grimper du coup vos risques d'accident au volant...

Voici qui complète le volet sécurité routière, mais il faut savoir ceci concernant les émissions de radiofréquences durant la conduite : « Le téléphone, dans ce cas, doit, pour s'ajuster aux antennes-relais, émettre en continu des CÉM au maximum de leur puissance », écrit Cécile Gladel, dans son chapitre consacré aux CÉM dans Les pollutions invisibles.

4. Devenir accro au monde virtuel

Le téléphone intelligent permet d'être joignable partout par téléphone et d'accéder à toute heure aux courriels et de surfer sur le net. Bref, c'est un outil fort pratique pour l'homme moderne en quête de savoir et de communication.

Son penchant moins sexy est qu'il entretient la dépendance aux réseaux sociaux... une dépendance plus forte que celle liée au tabac et à l'alcool, apprenait-on récemment dans le journal britannique The Guardian!

Continuer à utiliser son téléphone intelligent, tout en sachant que l'on s'expose à des micro-ondes (potentiellement risqué pour la santé), car on est trop accro aux médias sociaux?

5. Quels effets sur les jeunes cerveaux?

Le cellulaire n'est pas conseillé aux enfants de moins de 12 ans, leur cerveau étant encore en développement. Plus encore, leur boîte crânienne étant moins épaisse, il y a des risques plus élevés d'une exposition à des radiofréquences.

À la Commission scolaire de Montréal, on remet en question la proximité des antennes-relais des écoles et garderies. Des organismes en province plaident pour l'application du principe de précaution, comme en témoigne plusieurs rapports déposés le 11 octobre dernier lors de l'Office de consultation publique de Montréal (OCPM) sur les antennes relais, en vue de réglementer leur installation.

6. Texter au lieu de parler

En octobre dernier, Santé Canada secondait la position émise par l'Organisation mondiale de la Santé en mai 2011, qui place les champs électromagnétiques (CÉM) - dont font partie les ondes cellulaires - comme étant « peut-être cancérigènes pour l'homme. »

« À l'heure actuelle, la preuve d'un lien possible entre l'exposition à l'énergie RF et le risque de cancer est loin d'être concluante et des recherches plus poussées s'avèrent nécessaires pour clarifier ce lien « possible », indique-t-on sur le site officiel. Santé Canada est d'accord avec l'Organisation mondiale de la Santé et le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer), que des recherches supplémentaires dans ce domaine sont justifiées. »

Ce que Santé Canada recommande? Raccourcir la durée des appels autant que possible et utiliser le main-libre... allant même jusqu'à conseiller de texter plutôt que de parler au téléphone cellulaire.

7. Les téléphones intelligents en hausse

« Quels seront les besoins (en radiofréquences) dans les années à venir? s'inquiète François Therrien, de la Coalition Sauvons nos enfants des micro-ondes (SEMO). En comparaison avec un cellulaire de base, poursuit-il, le cellulaire intelligent peut demander jusqu'à 120 fois plus de micro-ondes pour fonctionner. Un iPad? Jusqu'à 600 fois! »

« Combien d'antennes faudra-t-il mettre en place pour satisfaire la demande? On risque de doubler au minimum cette année, quadrupler dans un horizon de cinq ans », poursuit-il.

Et comme il le rappelle : « Une fois une antenne implantée, il est difficile de la faire enlever, selon le principe des droits acquis. Il y aurait déjà environ 6000 antennes sur l'île de Montréal seulement », selon Alain Côté, porte-parole d'Industrie Canada au Québec.

Or, la croissance de la popularité des téléphones intelligents au Québec est là : l'année 2011 a connu une progression de 50% du nombre personnes en faisant usage, menant à 25,6%, le pourcentage de Québécois en ayant un sous la main, les 18-44 ans étant le groupe d'âge le plus représenté, selon le rapport NETendances 2011 du CEFRIO Mobilité : le téléphone intelligent en croissance au Québec.
(Source : Infopresse)

7. Seriez-vous électrosensible?

Certaines personnes développent une hypersensibilité aux champs électromagnétiques (CÉM), dont font partie les radiofréquences, lesquelles supportent la téléphonie cellulaire.

Parmi les symptômes les plus fréquents : « des migraines, des nausées, des vertiges, des palpitations, des fourmillements, des rougeurs et de la fatigue, », énumère Mme Gladel dans son livre Les pollutions invisibles.

8. Un émetteur n'attend pas l'autre

Toute antenne de moins de 15 mètres n'est pas assujettie à une consultation publique dans un rayon de trois fois sa hauteur, selon les règlementations canadiennes. De plus, les compagnies de télécommunication n'ont pas à informer le public s'ils augmentent l'intensité des antennes, en ajoutant des émetteurs par exemple.

Pour qui veut connaître la quantité de micro-ondes auquel il est exposé au quotidien, il est possible de se doter d'un appareil de mesure des radiofréquences.

9. La règlementation, en queue de peloton

Le réseau d'antennes-relais se déploie rapidement au Québec, mais la règlementation ne met pas en place au même rythme, selon le porte-parole du SEMO, François Therrien, aussi enseignant en électricité à Laval. Il se montre inquiet que les normes de sécurité de santé publique soient jusqu'à 1000 fois moins sévères au pays, en comparaison à d'autres endroits dans le monde.

Le SEMO, comme de nombreux autres organismes et regroupements citoyens, revendique un passage de la norme canadienne de 10 000 000 à 1000 microwatts/m2 et désire faire appliquer des principes de précaution en matière d'expositions aux micro-ondes.

10. Les radiofréquences comparées à la fumée secondaire?

Il y a 50 ou 60 ans, on disait que fumer était bon pour la santé. Même que la fumée pouvait aider les asthmatiques... comme quoi la science et les croyances évoluent. Que nous dira l'avenir quant aux radiofréquences? S'agit-il en fait d'une pollution invisible, au même titre que la fumée secondaire de la cigarette? Qui vivra verra!

http://styledevie.ca.msn.com/sante-mieux-etre/10-risques-associ%C3%A9s-aux-ondes-cellulaires

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