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1 déc. 2013

Nouvelles de Genève : Gérer les écrans des enfants, un défi quotidien

Conférence sur les écrans : aucune mention des effets de
l'exposition aux ondes électromagnétiques ? Cette photo
incite un comportement à risque : l'usage d'un laptop
sur les genoux !
Gérer les écrans des enfants, un défi quotidien
par Sophie Roselli, Tribune de Genève, 26 novembre 2013

Une série de conférences vise à répondre aux soucis des parents, dépassés par les e-activités de leur progéniture.

Comment faire pour limiter l’accès aux écrans à son enfant? Comment lui apprendre l’autorégulation? Jusqu’où négocier? Deux heures et demie n’ont pas été suffisantes, la semaine passée, pour répondre aux multiples questions d’une quarantaine de parents, réunis au Petit-Lancy pour la première soirée organisée sur la thématique des écrans. Ordinateur, smartphone, tablette et toutes les activités qui vont avec bousculent la vie familiale. Dépassés, les adultes cherchent de nouveaux codes de conduite.



«Vous avez entendu parler de Ask? questionne Christine Fayet, formatrice qui anime les séances. C’est un réseau sur Internet sur lequel on poste sa photo, on pose des questions et quelqu’un répond. Du genre: quel est ton parfum de glace préféré? Mais les questions ne sont pas toujours aussi sobres…»

Une maman l’interrompt: «Je suis peut-être vieille, mais je ne vois pas l’intérêt!» Parce qu’il n’y en a pas. Il faut rappeler que le site vise surtout les ados entre 12 et 15 ans, friands de gadgets. Leurs échanges ne font l’objet d’aucun contrôle et dérapent parfois. «Il arrive que des personnes anonymes écrivent des insultes violentes», explique Matteo, un adolescent venu spécialement participer à cette conférence.

Poser des limites claires

Les bonnes et les mauvaises pratiques sont passées en revue. Surtout, ne pas diaboliser ces e-activités, tente d’expliquer Christine Fayet, en relevant le bénéfice de certains jeux vidéo, par exemple.

Les parents, eux, cherchent surtout des conseils tous azimuts. Les règles à retenir relèvent souvent du bon sens. «Notre rôle, c’est d’éduquer et de protéger, ce qui implique d’être capable de poser des limites claires, d’avoir des exigences réalistes, de s’intéresser à ce que font nos enfants», rappelle Christine Fayet. Par quels moyens? Exercer un contrôle parental en plaçant l’ordinateur dans une pièce commune. Installer un logiciel de contrôle.

«Il est important aussi de rappeler aux enfants les lois concernant le droit à l’image, la pornographie, les insultes sur le Web, poursuit la formatrice. Leur dire que c’est un lieu où l’on ne peut pas faire n’importe quoi.» Le plus difficile: faire passer le message. Aux parents de jouer de leur talent, en s’adaptant à l’âge et à la personnalité de l’enfant.

Mais avant tout cadrage, mieux vaut s’interroger sur sa propre discipline. «Est-ce que vous éteignez vos portables à table?» interroge avec malice Christine Fayet. Question pertinente. Durant toute la séance, une mère de famille photographie avec son smartphone chacune des pages de la présentation projetées sur écran, tandis qu’un père consulte sa messagerie à tout va. Qui sont les plus accros?

Adapter ses stratégies

Finalement, «il n’y a pas de recette toute faite, souligne Christine Fayet. L’idée est de dire aux parents qu’ils ne sont pas tout seuls. Pour chaque tranche d’âge, il faut adapter les stratégies éducatives, trouver ce qui marche avec son enfant.» Pas simple, répète une maman presque désespérée: «Quand on veut éteindre un écran, ça pose toujours problème!» raconte-t-elle. A la maison, son fils de 12 ans bénéficie de deux télés, de deux iPad, d’un ordinateur portable et d’un smartphone. Un peu trop? «Il hérite du matériel de mon mari quand il en change!» regrette-t-elle.

Le désarroi de certains face à l’utilisation parfois boulimique des écrans par leur progéniture a conduit le Groupement genevois des associations de parents d’élèves du primaire (GAPP) et l’Ecole des parents à organiser cinq séances d’information comme celle-ci durant l’année scolaire. Elle-même concernée, Anne Thorel Ruegsegger, coordinatrice du GAPP, résume ce qui n’apparaît pas toujours comme une évidence: «Les principes de base d’éducation devraient être les mêmes pour les écrans.»

Plus d’informations sur www.gapp.ch

www.ecoledesparents.ch www.webetic.ch www.surferprudent.org www.riennevaplus.org

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Gerer-les-ecrans-des-enfants-un-defi-quotidien/story/10171333

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