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10 déc. 2013

Smartphones : plus on est accro, moins on réussit ses études

Smartphones : plus on est accro, moins on réussit ses études
par Sophie Bartczak, Lepoint.fr, 9 décembre 2013

Utiliser modérément son téléphone mobile pourrait bien être la clé pour réussir ses études. Tout en étant plus heureux et moins anxieux.

Comme leurs aînés, les étudiants ont toujours leur smartphone en main. Et, sans surprise, cette habitude n'est pas sans conséquence néfaste. Un groupe de scientifiques de l'université de Kent, aux États-Unis, a décortiqué auprès de 500 étudiants âgés en moyenne de 20 ans les liens entre la durée d'utilisation de leur portable et leurs résultats scolaires, ainsi que leur niveau d'anxiété et de satisfaction dans la vie. Les résultats révèlent clairement que les jeunes qui utilisent le plus leur mobile, y compris ceux qui se limitent aux textos, ont de moins bons résultats et sont aussi plus anxieux que les autres. Deux paramètres qui les conduisent à être moins satisfaits de leur vie en général, ou en d'autres termes moins heureux.

Comportement multitâche

À la différence des ordinateurs classiques, les mobiles sont toujours à portée de main et permettent de se connecter à un ensemble de services et de réseaux (Facebook , partage de vidéos, jeux...) quasiment partout et tout le temps. Une ultra-connexion qui s'avère finalement délétère pour les plus gros utilisateurs. Les chercheurs de l'université de Kent avaient déjà constaté, lors d'une précédente étude, que ces derniers étaient en moins bonne forme que les autres, tout simplement parce que les mobiles incitent à être plus sédentaire et moins actif physiquement.

Mais les smartphones peuvent également détourner les jeunes de leurs études et aussi les rendre plus anxieux. Plusieurs d'entre eux avouent en effet qu'ils utilisent leur mobile durant les cours ou lorsqu'ils étudient, ou sont censés étudier. Un étudiant explique ainsi : "Je vais généralement sur mon mobile quand j'en ai marre d'être assis en classe ou, durant mes devoirs à la maison, je prends quelques pauses en tweetant." Une distraction qui peut prendre le pas sur les activités universitaires et, pour les utilisateurs les plus excessifs, entraîner de mauvais résultats scolaires. En cause aussi le comportement multitâche entraîné par l'utilisation des smartphones. 
 
Un "monde d'obligations"

Concernant l'anxiété ressentie, les chercheurs estiment qu'elle naît du sentiment d'être obligé de rester connecté aux différents réseaux sociaux. En laissant ouvert en permanence son cellulaire, impossible de retrouver un minimum de calme et de solitude, pourtant nécessaires pour échapper aux pressions de la vie quotidienne. "Je me sens parfois comme attaché à mon téléphone à cause des réseaux sociaux, explique un étudiant. Comme si j'avais une obligation supplémentaire dans ma vie. Parfois, mon mobile me donne l'impression d'avoir tout un monde d'obligations parce que n'importe qui peut me contacter à tout moment. Cela peut me rendre nerveux."

Cette étude menée sur des étudiants mériterait d'être élargie à d'autres populations, commentent les auteurs. En effet, aujourd'hui, les mobiles et smartphones se sont désormais généralisés aux populations plus jeunes, souvent dès 10 ans. En France, ils sont théoriquement interdits à l'école primaire et au collège, mais dans la pratique, les établissements avouent leur impuissance à faire respecter cette règle qui serait pourtant bénéfique pour tout le monde : les élèves, les professeurs et les parents.

http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/smartphones-plus-on-est-accro-moins-on-reussit-ses-etudes-09-12-2013-1766318_47.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20131210

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