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28 janv. 2014

Suisse : Friture sur la mesure de puissance des ondes

Village de Lonay
Friture sur la mesure de puissance des ondes
par G.-M.B., 24 heures, 24 janvier 2014

Débouté par la justice vaudoise, Swisscom prie le Tribunal fédéral de clarifier la manière de mesurer la puissance des antennes de la téléphonie en milieu sensible.

La puissance admissible d’une installation de téléphonie mobile de Swisscom sur le toit d’un bâtiment à la route de Denges, à Lonay, divise les physiciens et donne du fil à retordre à la justice. « Tout le monde attend une clarification », souligne Me Amédée Kasser, avocat de l’opérateur débouté par le Tribunal cantonal pour un dépassement de 34% des valeurs limites d’émission en zone dite sensible par arrêt rendu public le 17 janvier.

L’antenne de Lonay ne date pas d’hier. C’est en ajoutant l’UMTS – ou 3G – sur la station que l’intensité du champ électrique aurait dépassé la limite acceptable, malgré une diminution de la puissance des cellules 1G et 2G notamment. Swisscom s’est alors plaint d’une mauvaise application des normes fédérales par le Seven (Service cantonal de l’environnement et de l’énergie). Ce dernier n’aurait, selon l’opérateur, pas tenu compte d’une marge d’incertitude de 40%. Une tolérance qui résulterait de mesures pouvant être réalisées par des entreprises différentes au moyen d’équipements différents. Un abaissement de la puissance a donc été ordonné, ce que l’opérateur a contesté en vain.

« L’Office fédéral de l’environnement est conscient d’un certain flou dans les recommandations, explique Me Amédée Kasser. Transmise à la sagesse du Tribunal fédéral, la cause devrait aboutir à une jurisprudence très attendue non seulement chez Swisscom, mais aussi chez les autres acteurs du marché, car nombre d’antennes sont concernées à travers le pays. »

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