Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

26 févr. 2014

Suisse : Le canton de Genève bénit le rayonnement par le Wi-Fi de tous les élèves dans les écoles

Le futur des enfants dans les écoles de Genève ?
Voici une directive qui bénit le rayonnement par le Wi-Fi de tous les élèves dans les écoles du canton de Genéve.

Directive : Utilisation du réseau sans fil Wi-Fi dans les écoles de la République et Canton de Genève
Département de l'instruction publique
Version et date : 21.9.2012

4. Effets sur la santé

Le développement rapide des réseaux sans fil a suscité des questionnements légitimes concernant leur effet sur la santé humaine. En mars 2007, Le Conseil fédéral a adopté un rapport de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) faisant le point sur la question (c.f. documents de référence).

La Suisse applique les recommandations de la Commission internationale de la protection contre le rayonnement non ionisant (CIPRNI).

Les seuls effets exercés par le rayonnement à haute fréquence sur la santé, démontrés de manière scientifique, sont les effets thermiques. Dans le cas de la téléphonie mobile, l’élévation infime de la température de la zone du corps soumise au rayonnement a pu être mesurée, mais la dangerosité de ce phénomène n’est cependant pas attestée. Pour le Wi-Fi, le rayonnement est de beaucoup plus faible intensité que celui de la téléphonie.

De plus, lors des mesures effectuées par l’OFSP, il est apparu que le rayonnement du Wi-Fi, à une distance supérieure à un mètre de la borne émettrice, se situe entre 1% et 3% des seuils admis, lesquels sont fixés en observant une très grande prudence. Ceci s’explique par le fait que l’antenne Wi-Fi diffuse dans toutes les directions (comme une ampoule) et non dans une direction précise (comme un projecteur). A mesure que l’on s’éloigne de l’antenne, la puissance diminue très fortement. Ceci signifie que, dans une direction donnée, par exemple celle d’un utilisateur, la puissance reçue est bien plus faible que la puissance totale permise par le législateur. A cela s’ajoute le fait que, contrairement à la téléphonie, le Wi-Fi ne s’utilise pas avec un appareil collé contre l’oreille pendant la transmission de données, mais à distance du corps.

L’OFSP observe donc que le rayonnement généré par les réseaux sans fil est trop faible pour provoquer des effets sanitaires détectables, ceci s’appliquant également aux enfants et aux adolescents. Et de conclure qu’à ce jour, aucune nécessité de réglementation ne s’impose, ni en ce qui concerne le nombre croissant de stations publiques, ni en ce qui concerne le rayonnement ou les conséquences sur la santé.

Pour sa part, dans son aide-mémoire sur le sujet, l’OMS relève que « de récentes études ont révélé que les expositions aux radio-fréquences émanant des stations de base et des technologies sans fil dans les zones publiques (dont les écoles et les hôpitaux) sont normalement des milliers de fois plus basses que les normes internationales. »

En 2008, la CIIP s’est penchée sur la même question, interpellée par plusieurs cantons souhaitant équiper les écoles en Wi-Fi. La conférence a donc mandaté un expert qui a rendu un rapport en 2009 (cf. documents de référence). Dans ses conclusions, ce rapport rappelle que le rayonnement du Wi-Fi est d’une intensité très inférieure à celui de la téléphonie : « Cette vérité démontre l’existence (peut-être) d’un problème de communication concernant la mise en place de nouvelles technologies telles que le Wi-Fi ».

http://icp.ge.ch/dip/refdip/IMG/pdf/directive_wifi_120921.pdf

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire