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13 mars 2014

Il souffre d'électrosensibilité et vit un enfer

« On me juge rétrograde mais le progrès est en train de m’anéantir ».  Cet ingénieur électrosensible recherche un écrivain public pour l’aider à formuler sur le papier ce qu’il a envie de communiquer au plus grand nombre.

Il souffre d’électro-sensibilité et vit un enfer
par Jocelyne Legros, lechorepublicain.fr, 
3 mars 2014

Bernard, un Percheron souffrant d’électro-sensibilité, souffre dès qu’il est exposé aux ondes. Il se sent incompris et impuissant.

«Témoigner ? mais je ne sais plus ce qu’il faut dire. Ce que j’ai essayé de faire, comme d’autres, n’a pas fait évoluer la situation. Les personnes électro-hypersensibles ne sont pas prises en compte. » Dans ce petit hameau isolé dans la campagne percheronne, où il vit, Bernard, qui souffre d’intolérances aux ondes, n’a pas trouvé la paix espérée.

En attente de zones refuges

Même dans sa maison aménagée pour laisser le moins possible d’ondes électromagnétiques passer, il ne trouve plus ce repos réparateur auquel il aspire et qui lui permet de se ressourcer. Il lui est de plus en plus difficile de se déplacer.

Son vieux fourgon est un des rares endroits où il se sent bien. Une coquille de protection. Un refuge contre l’invisible adversité. « Il n’y a pas d’électronique à l’intérieur et sa tôle épaisse est protectrice. Il m’est d’un grand secours. »

Les symptômes qui le handicapent et font de sa vie quotidienne un enfer apparaissent et s’intensifient dès qu’il entre dans le champ de rayonnement des ondes électromagnétiques. Maux de tête, raideur musculaire, vertiges, problèmes de concentration et aphasie (trouble du langage) l’empêchent de vivre une vie normale. Et le forcent à s’isoler, lui qui adorait le chant, la danse, le jardinage. Et la randonnée pédestre, qu’il ne peut plus pratiquer à cause des antennes perchées sur un bon nombre de châteaux d’eau de ce joli coin du Perche. Équipé de plusieurs détecteurs d’ondes, Bernard peut facilement mesurer son taux d’exposition. « Pour celui qui veut savoir, c’est un petit appareil essentiel. Ce ne sont pas des appareils de mesure certifiés mais d’efficaces indicateurs. Cela permet d’avoir une idée du bain d’ondes dans lequel on vit, dans quelle sauce on cuit. Quand vous n’avez pas d’appareil de mesure et que vous ne comprenez pas ce qui vous arrive, il y a de quoi devenir fou. »

Wifi, wimax, téléphones sans fil d’intérieur, alarmes, téléphones portables, bluetooth, antennes-relais… sont pour le Percheron d’adoption des mots et des maux devenus insupportables. « Il y a une économie parallèle qui se développe pour se protéger des ondes mais cela ne résout pas le problème à la source. Je dérange et je suis étiqueté comme rétrograde. Mais que faire?? Le progrès est en train de m’anéantir », confie cet incompris.

« On me juge rétrograde mais le progrès est en train de m’anéantir »

D’autres personnes hypersensibles l’ont contacté suite à son premier témoignage. Pour cet ingénieur, « le premier facteur aggravant des ondes émises par tous les systèmes de transmission numérique sans fil, c’est le phénomène de scintillement. » Bernard souhaite la création de zones refuges qui lui permettraient de vivre normalement, de reprendre des forces. Et il recherche un écrivain public pour l’aider à formuler sur le papier ce qu’il a envie de communiquer au plus grand nombre.

Jocelyne Legros

http://www.lechorepublicain.fr/eure-et-loir/actualite/pays/le-perche/2014/03/03/il-souffre-delectro-sensibilite-et-vit-un-enfer_1897582.html

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