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7 mai 2014

France : Des faucheurs s'attaquent à un champ de maïs OGM

Des militants anti-OGM dans un champ prés de
Roquettes.  (Photo : Pascal Pavani AFP)
Emmenés par José Bové, des faucheurs s'attaquent à un champ de maïs OGM
AFP / liberation.fr, 2 mai 2014

Des militants anti-OGM le 2 mai 2014, dans un champ près de Roquettes. (Photo Pascal Pavani. AFP)

Accompagnés de militants de Greenpeace, ils ont arraché des plants d'un champ de Haute-Garonne pour les remplacer par du maïs bio.

Plusieurs dizaines de faucheurs volontaires emmenés par le député européen José Bové ont arraché vendredi des plants de maïs transgénique dans un champ en Haute-Garonne, en présence de militants de Greenpeace. Les faucheurs avaient identifié une parcelle de 11 hectares située à Saubens, à une quinzaine de kilomètres au sud de Toulouse, récemment plantée selon eux de graines de MON 810, du maïs génétiquement modifié de la firme américaine Monsanto.

Tandis que les militants de Greenpeace déployaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : «OGM, Contamination en cours»ou «Un champ de trouvé, dix de cachés ?», les faucheurs ont procédé à l’arrachage de plants encore jeunes pour les remplacer par des graines de maïs bio.

«On intervient pour mettre en avant le fait que des agriculteurs, malgré la politique gouvernementale et malgré le fait que 80% des Français ne veulent pas du maïs transgénique, sèment quand même des OGM pour passer en force», a expliqué un faucheur volontaire, Dominique Masset.

Selon les militants, la parcelle avait été plantée à la hâte et «en présence d’un huissier», quelques jours avant la parution au journal officiel le 15 mars d’un nouvel arrêté d’interdiction de la culture de MON 810 par le ministère de l’Agriculture. Le Conseil d’État, saisi en référé par l’Union française des semenciers et l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) qui contestent cet arrêté, doit rendre sa décision lundi.

AU MOINS DEUX PARCELLES DE MAÏS TRANSGÉNIQUE

Mais, font valoir les faucheurs, quelle que soit la décision du Conseil d’Etat, la grande majorité de la population française est opposée à la culture de maïs OGM et l’Assemblée nationale a adopté mi-avril une proposition de loi interdisant la culture de maïs transgénique, qui doit encore être adoptée définitivement.

«En 2008, Nicolas Sarkozy avait dit : "On ne veut pas d’OGM pesticide dans les champs". En 2012, quand François Hollande a été élu, il a dit : "Il n’y aura pas d’OGM pesticide dans les champs". Les semenciers, Monsanto en tête, essayent de passer en force. C’est pour ça que les faucheurs sont ici aujourd’hui», a expliqué à la presse le député européen d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), José Bové.

Dans un communiqué, Greenpeace demande «au gouvernement la neutralisation de ce champ OGM, ainsi qu’une enquête approfondie sur les autres cultures potentiellement existantes sur le territoire».

Selon les faucheurs, deux parcelles au moins sont actuellement plantées de maïs transgénique, celle de Saubens et une autre dans un département voisin de Midi-Pyrénées. «Les deux champs sont sous surveillance. Si le gouvernement n’agissait pas comme on le veut, les deux parcelles seront neutralisées avant floraison, c’est-à-dire avant qu’elles puissent contaminer les autres champs», a averti José Bové.

AFP

http://www.liberation.fr/societe/2014/05/02/emmenes-par-jose-bove-des-faucheurs-s-attaquent-a-un-champ-de-mais-ogm_1009156

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