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9 janv. 2015

Téléphonie : Vous aimez la 4G? La 5G vous la fera rapidement oublier

Les constructeurs chinois investissent déjà dans la 5G -
Roslan Rahman - Belgaimage
Téléphonie: vous aimez la 4G? La 5G vous la fera rapidement oublier
par Jean-Claude Verset, rtbf.be,
2 novembre 2014

La téléphonie mobile 4G existe depuis deux ans à peine, moins encore en Belgique. Et l’on parle déjà de la 5G, une technologie qui promet des débits de l’ordre de 10 Gbit/s, près de 100 fois ce qu’offre la 4G actuelle. Cela veut dire qu’en 10 ans - entre 2010 et 2020 - le trafic de données par téléphone aura été multiplié par 1000.

Concrètement, la vitesse de la 5G n’est pas encore fixée. Elle dépendra du standard qui sera choisi durant les deux ans qui viennent. Certains testent des vitesses de 2, de 5 et de 10 Gb/s pour tendre vers un réseau de données mobiles qui serait entre 10 et 100 fois plus rapide que la 4G. Les spécifications définitives seront fixées vers 2016-17. Mais cette fois l’important n’est plus la vitesse : la 5 G devra surtout permettre de connecter 1000 fois plus d’appareils connectés qu’aujourd’hui.

Utile pour qui et pour quoi ?

Comme pour la 3G et la 4G, on ne parle plus de communications vocales, mais d’échange de données. La 5G sera utile dans l’environnement cloud (l’infonuagique en français). Les synchronisations de données et donc les sauvegardes permanentes se feront désormais dans le cloud. Si l’on veut transférer toutes nos données dans cet univers depuis un appareil mobile, la 5G sera tout simplement indispensable.

Et plus encore pour prendre en charge l’internet des objets : nos voitures et nos bracelets de santé connectés (avec contrôle du rythme cardiaque, de la tension, etc.), notre maison intelligente et la communication entre appareils… Tout cela ne sera possible qu’avec l’énorme capacité de réaction que doit apporter la 5G. Elle ouvre ainsi la porte à la mise en place des villes intelligentes qui géreront l’éclairage public et les feux rouges en fonction du trafic et de la densité de population.

Le défi de 2020 est qu’il y aura sur la planète quelques milliards de smartphones (ce qui ne pose aucun problème) mais surtout entre 50 et 200 milliards d'objets connectés. Plus encore que la vitesse, le progrès de la 5G sera de créer un réseau homogène. Certains disent que nous"respirerons l’Internet ". On peut trouver cela excitant ou au contraire effrayant. Mais autant s’y préparer, car elle sera déployée entre 2020 et 2025.

L’Europe ne veut pas rater le coche

La Commission européenne avait mal supporté l’avance des Américains en matière de 4G. En 2013, Neelie Kroes, qui vient de quitter la Commission, avait libéré un budget de 50 millions d'euros de subventions pour des projets liés à la 5G. Ce premier programme de recherche se termine en avril 2015.

Il est maintenant question d’un budget de 700 millions d'euros pour la période 2014-2020. Cette deuxième phase repose notamment sur une collaboration qualifiée d’historique entre l’Europe et la Corée du sud.

Le gouvernement sud-coréen souhaite d’ailleurs inaugurer la 5G dès 2018, à l'occasion des JO d'Hiver de Pyeongchang. Elle a pour cela annoncé vouloir investir 1 milliard d'euros pour la mise en place de la 5G en 2020.

La mort de la 4G n’est pas pour demain

En attendant, la 4G vit encore sa période d’adolescence. Avant de disparaître, elle doit encore pouvoir atteindre des performances maximum de 1 Gb/s en mode statique et 100 Mb/s pour des transferts de données en mode mobile (dans une voiture par exemple). Et nous sommes loin du compte.

L’atout de la 4G est d’être la première norme de téléphonie mondiale acceptée par la Chine comme par les USA, ce qui n’était pas vrai pour la 3G. La 4 G va donc se développer en puissance durant les 5 ans à venir et constituera la base de lancement de la 5G.

Et en attendant on fait quoi ?

Pour patienter, les internautes mobiles vont découvrir les joies de la 4G+, aussi appelée 4,5G ou "LTE advanced".

Il s’agit de l’évolution de la technologie 4G actuelle, mais en permettant d’utiliser non pas une, mais plusieurs fréquences de bande passante (Carriage aggregation). Un peu comme si l’on n’utilisait plus une seule, mais plusieurs bandes d’autoroutes pour déplacer davantage de voitures. En théorie, on pourrait donc déjà arriver aujourd’hui à 300 Mb/s maximum (au lieu de 150 Mb/s). Mobistar a développé un petit réseau 4G+ à deux fréquences à Malines qui atteint 200 Mb/s. Le jour où cette technique permettra d’agréger non pas deux, mais 5 fréquences de 20 MHz on arrivera à un débit de 1 Gb/sec en 4 G+. Et ce sera graduel de 2015 jusqu’en 2020.

Cette 4G+ est déjà disponible dans plusieurs villes de France. Elle se généralisera lentement chez nous, mais sans doute pas sur l’ensemble du territoire. Comme toujours, les grandes villes seront privilégiées.

Proximus teste la 5G dans 4 villes belges, en attendant une cinquième, Namur, dans quelques semaines.

Et encore une fois de nouveaux smartphones

En principe, les premiers terminaux 4G+ seront en vente à Noël. Ensuite, en 2015, un tiers des smartphones vendus seront compatibles avec la 4G+ (à deux fréquences). On les affuble du joli nom de terminaux de " catégorie 6 ". Précisons que l’iPhone 6 supporte le "carriage aggregation", mais ne peut dépasser le maximum de 150 Mb/s.

Pour la 5G, par contre, rien n’est prêt. Tout est encore au stade de la recherche et du développement.

Jean-Claude Verset

http://www.rtbf.be/info/medias/detail_telephonie-vous-aimez-la-4g-la-5g-vous-la-fera-rapidement-oublier?id=8391602

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