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9 mars 2015

L’activation constante du Wi-Fi : une fonction oubliée mais nocive de votre ordinateur

L’activation constante du Wi-Fi : une fonction oubliée mais nocive de votre ordinateur
par Hélène Vadeboncoeur, Maison du 21e siècle, 9 mars 2015

Se connecter à Internet sans fil par le biais du Wi-Fi est quelque chose de tellement répandu qu’on en oublie ce que cela veut dire. Selonl’Association médicale autrichienne, le niveau d’exposition aux micro-ondes, à deux pieds d’un modem, d’un routeur Wi-Fi ou d’une simple tablette électronique grimpe jusqu’à 50 000 microwatts par mètre carré (µW/m2). C’est 500 fois plus que la valeur limite d’exposition recommandée par le Conseil de l’Europe (100 µW/m2).

Bien que je ne possède pas de tablette et n’utilise pas de connexion Wi-Fi pour mon ordinateur, mais plutôt l’Internet filaire, je me suis rendue compte le mois dernier qu’on peut se faire envahir par les micro-ondes émises par les appareils sans fil de nos voisins… lorsque la fonction Wi-Fi de notre ordinateur est activée.Je n’active jamais cette fonction sur mon ordinateur, à moins de l’apporter à l’extérieur de chez moi et de devoir absolument me brancher sur l’Internet sans fil à l’endroit où je me trouve alors. Or durant tout le mois de février, je ressentais des malaises (symptômes d’électrosensibilité), sans comprendre ce qui se passait puisque ma maison est désormais au bas de l’échelle d’exposition, soit à 1 ou 2 µW/m2.

Au bout de deux semaines, j’ai décidé de mesurer les CEM dans la maison, et à ma grande surprise, j’ai constaté que les rayonnements qui pénétraient chez moi pouvaient aller jusqu’à 2 500 µW/m2!. De plus, les pics se produisaient à toutes les quelques secondes (on appelle cela la pulsation par saccades). Je suis allée au seuil de l’entrée chez mes voisins pour mesurer les émissions avec mon lecteur de radiofréquences Acoustimeter. Et j’ai eu l’idée ensuite d’activer la fonction Wi-Fi de mon ordinateur, afin de voir si d’autres voisins que ma voisine immédiate utilisaient Wi-Fi. C’est là que j’ai constaté que la fonction Wi-Fi était activée sur mon ordi !

Je me suis rappelée alors qu’un mois auparavant, j’avais laissé mon ordinateur à un technicien en informatique, car mon ordi avait été envahi par un virus. Ce technicien avait dû activer le Wi-Fi… et je n’ai jamais pensé à vérifier s’il était activé, après avoir récupéré mon ordinateur.

Le Wi-Fi utilise les ondes de même fréquence que les téléphones cellulaires (2,4 GigaHertz). Quand je pense qu’on expose les enfants dans nos écoles aux émissions de la technologie Wi-Fi, plusieurs heures par jour toute la semaine ! Dans un nombre croissant de pays, comme l’Angleterre, la France et l’Allemagne, il est recommandé de privilégier les connexions filaires et de limiter l’usage du Wi-Fi dans les écoles. En France, le Wi-Fi vient même d’être interdit dans les garderies et autres endroits où l’on retrouve des enfants de moins de deux ans.

En tout cas, si vous voulez réduire au minimum votre exposition aux micro-ondes, n’oubliez pas, en plus bien sûr de vous convertir à l’Internet filaire et de limiter votre usage du téléphone portable (notamment en débranchant le téléphone sans fil la nuit), de désactiver la fonction Wi-Fi de votre ordinateur.

Et si vous ne pouvez pas vous passer du sans fil, lisez ce texte de l’organisme Robin des Toits. Il devrait vous convaincre de décrocher le plus souvent possible, à tout le moins la nuit : Wi-FI / Bluetooth / DECT : pourquoi c’est dangereux ? – désactiver le Wi-fi et informer vos voisins par une affichette Extrait : « être exposé à de faibles valeurs 24h/24h est pire que d’être exposé ponctuellement à de fortes valeurs. C’est l’ « effet cumulatif », décrit par les Dr Sadickova, Zaret, Lai et Carino depuis 1973, qui démontre que, contrairement aux effets thermiques qui disparaissent quand disparaît la cause, les perturbations dues aux effets athermiques, quand elles dépassent la capacité d’’auto-réparation, demeurent même en absence de cause en raison de la dégradation organique et de ses conséquences. Et ce, même à de très faibles valeurs. »

À propos de l'auteur (Profil de l'auteur)

Chercheure indépendante en périnatalité, Hélène est l’auteure du seul ouvrage en langue française sur l’accouchement vaginal après césarienne (AVAC). Il fut publié chez FIDES en 2012 et traduit en anglais (Fresh Heart Publishing, 2011) puis en brésilien (mBooks do Brasil, 2014). Elle a travaillé pour la légalisation de la pratique de sage-femme au Québec au cours des années 1990 et a participé depuis une dizaine d’années à plusieurs études scientifiques. Elle oeuvre actuellement à l’implantation d’une initiative prometteuse, l’Initiative internationale pour la naissance MèrEnfant (IMBCI), ainsi qu’au sein d’un comité consultatif de défense des droits des femmes lorsqu’elles mettent au monde leur bébé - création et publication de la charte Le respect dans les soins de maternité : les droits universels des femmes pendant la période périnatale, Alliance du Ruban blanc pour une Maternité sans risque). Devenue intolérante aux champs électromagnétiques, elle s’intéresse à la question de l’impact des micro-ondes sur la santé.

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