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30 mars 2015

Suisse : Jean Fouace, victime de l'amiante

Ce drame révèle les carences de la Confédération, des Cantons, de la SUVA et du propriétaire de l’Hôtel du Parc de Villars-sur-Ollon, où le victime travallait comme professeur de gymnastique et maître nageur pendant 33 ans, en matière de prévention des dangers de l’amiante. 

A la mémoire de Jean Fouace, décédé le 10 mars 2015

caova.ch, 25 mars 2015
hommage-a-j-fouace

Jean Fouace a travaillé pendant 32 ans, de 1966 à 1999, comme professeur de gymnastique et maître nageur à l’Hôtel du Parc de Villars-sur-Ollon. En 2013, cinq ans après sa retraite, une grave maladie, le mésothéliome, lui ayant été diagnostiquée, il a fait appel à notre Comité d’aide aux victimes de l’amiante (CAOVA). C’est l’un des membres du Comité, expert de EPFL, qui a répondu à son appel et, curieux hasard, c’est lui-même qui l’avait accueilli et accompagné en 1985 au cours de l’expertise amiante demandée par le propriétaire de l’hôtel. L’expert, se fondant sur les mesures de l’Institut de santé au travail (IST) avait conclu dans son rapport: “L’enlèvement du flocage est recommandé pour la grande salle de la piscine [...] afin d’éliminer complètement l’amiante du bâtiment.” En effet, les flocages qui recouvraient les plafonds, effectués en 1966, étaient très dangereux pour la santé du personnel et de la clientèle de l’hôtel. Ce danger était connu publiquement puisque l’hôtel qui figurait dès 1985 sur la liste des 4′000 bâtiment à risque en Suisse devait être désamianté sans tarder, d’autant plus que le flocage, accessible à la main, était abîmé par en droits. Pourtant, à ce jour, aucun désamiantage n’a été effectué.

C’est certainement la raison pour laquelle Jean Fouace a été exposé à l’amiante au cours des 28 ans qui se sont écoulés entre les avertissements officiels et médiatiques et la déclaration de sa maladie dont l’origine ne fait aucun doute, s’agissant d’un mésothéliome, un cancer fatal de la plèvre spécifique de l’amiante.

Ce drame révèle une fois de plus les carences de la Confédération, des Cantons, de la SUVA et du propriétaire de l’hôtel en matière de prévention des dangers de l’amiante. Ces dangers ne pouvaient être ignorés d’autant plus que le journal Le Matin du 6 août 1985 sous le titre: La liste secrète des flocages à l’amiante, en faisait clairement mention.

http://caova.ch/?p=1819

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