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2 avr. 2015

France : Lettre ouverte aux Responsables publics et aux Médias rédigée par un groupe d'électroHyperSensibles SDF

Lettre ouverte aux Responsables publics et aux Médias
Rédigée par un groupe d'électroHyperSensibles SDF
Robin des Toits, 1er avril 2015

Nous, électrohypersensibles, actuellement condamnés à un nomadisme complet, du fait de notre intolérance aux ondes électromagnétiques artificielles des technologies sans-fil constatée médicalement, et à l'envahissement croissant par celles-ci de notre environnement, tenons à porter à la connaissance des décideurs politiques et des médias les informations et les demandes suivantes :

Des conditions de vie très éprouvantes

La situation d'EHS SDF est insupportable. Pour les personnes concernées, la simple survie requiert l'intégralité d'une énergie déjà très diminuée. Ces personnes n'en peuvent plus de devoir sans cesse fuir, rouler sans fin en voiture quand leurs moyens le leur permettent encore, dormir en forêt été comme hiver, dans un trou comme les rats à même le sol, et ressentir tant de souffrances sans rien pouvoir faire pour se protéger.
Les déménagements se succèdent; on croit avoir trouvé un coin à l'abri, et déjà il faut repartir à cause de l'augmentation continue de la puissance des antennes-relais et autres émetteurs.

Pour une information de qualité et une prise de leurs responsabilités par les pouvoirs publics
A propos des lieux d'implantation d'antennes-relais et de leurs puissances, une information fiable et sûre doit être diffusée par les opérateurs, afin que les EHS puissent bâtir des projets de vie durables.
L'État doit enfin prendre ses responsabilités dans ce dossier : chaque responsable politique doit être capable de fournir des réponses adaptées, sans se réfugier indéfiniment dans la soumission au pouvoir économique.
La France doit enfin s'aligner sur les normes à respecter sur le plan sanitaire, définies par la Résolution 1815 du Conseil de l’Europe ; ce n'est pas le cas aujourd'hui.
Il est indispensable d'abaisser l'exposition aux ondes électromagnétiques artificielles d'une manière générale, pour éviter la multiplication des cas d'électrohypersensibilité.

Reconnaître enfin cette intoxication et pathologie environnementales
Les personnes électrohypersensibles demandent la reconnaissance de leur état de victimes environnementales, afin de retrouver considération, intégration sociale et prise en compte; elles expriment un besoin urgent d'aide sociale et matérielle. L'impression d'être exclu de la société est très présente et très éprouvante.

La création de lieux adaptés est urgente
Il est nécessaire de créer des lieux d'accueil d'urgence à l'abri des ondes ("zones blanches" ou "zones plus claires"), le cas échéant par déplacement des faisceaux de rayonnement des antennes-relais, dans lesquels les EHS pourront enfin maîtriser un peu ce qui leur arrive, ou à tout le moins se ressourcer, ne serait-ce que quelques semaines, le temps de trouver un logement adapté.
Il faut créer des logements adéquats dans des lieux adéquats pour l'hébergement durable des personnes EHS. Ces créations pourraient trouver leur place dans le parc social à loyer modéré, par exemple sous forme d'un pourcentage; pour un nombre de logements créés, une partie serait prévue pour les EHS MCS (hypersensibilité chimique multiple) avec des matériaux spécifiques, afin qu'ils puissent conserver une vie normale, avec notamment un travail. De même, les communes pourraient racheter à cette fin des logements, notamment des logements isolés, des terrains de camping, des aires naturelles de loisirs...
Les subventions permettant d'aménager l'habitat (peintures, filtres, rideaux spéciaux) pourraient également être une solution.

Vers des thérapies et des lieux de soins adaptés
Dans leur grande majorité, les médecins ne sont pas formés au diagnostic de l'électrohypersensibilité, des intoxications et des pathologies environnementales émergentes; il est urgent de les former.
Aujourd'hui, se pose de manière cruciale la problématique de l'accès aux soins faute d'argent, notamment suite à la perte de l'emploi pour les EHS en “rupture sociale”.
Les structures de soins actuelles ne sont pas adaptées aux EHS et se traduisent par un gaspillage. En service psychiatrique, la journée d’hospitalisation d’un EHS coûte entre 600 et 700 Euros pour une prescription de médicaments inappropriés et inutiles.
Des cellules d'urgence médicale et des unités de soins à l'abri des ondes doivent également être prévues dans les hôpitaux pour permettre aux EHS d'être soignés sans souffrance ajoutée (chirurgie ou autres soins).
Des centres de ressources existent, à juste titre, pour les personnes malades du cancer : ateliers de relaxation, sophrologie, diététique... Chacun reconnaît qu'une prise en charge globale permet de mieux s'en sortir. Pourquoi ne pas faire la même chose pour les EHS ?

Informer et sensibiliser la population
Il est très important de sensibiliser la population générale, qui a du mal à comprendre "l'impalpable, l'invisible, et l'inodore" des champs électromagnétiques : tracts, films, vidéos... peuvent contribuer à atteindre cet objectif. Les pouvoirs publics devraient publier et diffuser ceux qui existent déjà, au sein des associations entre autres.

Témoignage d'une EHS
Urgent... Un lieu...
Où je respire normal
Où mon corps vit normal
Où ma tête raisonne normal
Où je puisse agir à cent pour cent
Où je puisse être belle sans tissu blindé
Où je puisse choisir mes amis
Où je puisse étaler mes affaires
Où je puisse avoir eau, commodités proches
Où je puisse créer autre chose que du vital
Où je puisse être en sécurité
Où je puisse recevoir du courrier
Une maison dont j'ai la clef
Les ondes toxiques
M'empêchent de pouvoir!


Etienne CENDRIER
Porte-Parole national

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d'Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33

E-mail : contact@robindestoits.org
http://www.robindestoits.org

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