Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

21 oct. 2015

Fukushima : le Japon reconnaît un premier cas de cancer lié aux radiations

Des ouvriers devant la centrale nucléaire de Fukushima
Daiichi, le 28 février 2012.  Yoshikazu Tsuno/ AFP
Article paru dans un journal français, pays pro-nucléaire.

Fukushima : le Japon reconnaît un premier cas de cancer lié aux radiations
Le Monde.fr avec AFP, 20 octobre 2015

Dans l’urgence, des milliers d’employés se sont relayés quotidiennement pour enrayer les conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi, survenu le 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon. Pour la première fois, le gouvernement a reconnu que la leucémie d’un des artisans de cette opération de sécurisation était due aux radiations supportées sur le site, a annoncé mardi 20 octobre le ministère de la santé.

Par le passé, plusieurs dossiers d’ex-ouvriers avaient été écartés par les services de l’Etat. Mais « ce cas remplit les conditions », a expliqué un fonctionnaire du ministère, précisant que trois autres étaient en cours d’examen. L’ex-ouvrier avait une trentaine d’années lorsqu’il a travaillé, d’octobre 2012 à décembre 2013, à la centrale Fukushima Daiichi. Il avait aussi passé plusieurs autres mois auparavant sur un site nucléaire différent.

Des travailleurs par milliers



Les cancers de treize travailleurs du nucléaire japonais avaient déjà été attribués à une exposition aux radiations sur d’autres sites par le passé, mais c’est le premier cas officiellement relié à Fukushima, le pire accident atomique depuis celui de Tchernobyl, en Ukraine, en 1986.

Trois des six réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi étaient entrés en fusion quelques heures après le raz-de-marée meurtrier qui a ravagé la côte nord-est de l’archipel en 2011. Des explosions d’hydrogène s’étaient produites, détruisant des bâtiments du site, et de très importantes quantités d’éléments radioactifs s’étaient échappées.

Par millier, les travailleurs se sont évertués, dans des conditions de sécurité réévaluées, à reprendre le contrôle des installations, à mettre en place des moyens d’urgence afin d’arroser et refroidir les réacteurs, à retirer des détritus contaminés, tentant de gérer les centaines de milliers de tonnes d’eau radioactive et préparant le démantèlement. Plusieurs ont développé des cancers. Jusque-là, officiellement, aucun n’était mort en raison de son exposition aux radiations après la catastrophe. Le Japon a, depuis, relancé son activité nucléaire.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/10/20/le-japon-reconnait-le-premier-travailleur-victime-des-travaux-de-fukushima_4793119_3244.html

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire