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28 oct. 2015

La biorésonance : guérir par les ondes

La biorésonance neutralise les agresseurs
qui surchargent le corps et répare les
dommages qu'ils causent.
© Regumed.de
La biorésonance : guérir par les ondes
par André Fauteux, éditeur et rédacteur en chef, Maison du 21e siècle, 12 janvier 2015

Les ondes électromagnétiques peuvent nuire ou soigner selon les fréquences et les doses reçues, disent les médecins russes qui les utilisent quotidiennement dans leurs hôpitaux depuis les années 1970. Témoignage d’une Ontarienne qui a souffert pendant des années avant de découvrir un thérapeute montréalais d’origine russe.

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Hypersensible à l’environnement, Linda Nolana été gravement malade pendant plus de deux décennies. Designer d’intérieur de profession depuis 1975, cette résidante d’Ottawa souffrait de la maladie de Lyme, une infection inflammatoire grave causée par une bactérie transmise par certains types de tiques qui peuvent être porteurs de plus d’une maladie (on parle alors de co-infection). Cette maladie compromet sérieusement le système immunitaire ce qui peut entraîner de nombreuses autres infections. Linda éprouvait constamment de graves douleurs et des palpitations cardiaques et avait de la difficulté à marcher ou à vaquer à ses activités quotidiennes. Elle avait dû adopter un régime alimentaire paléolithique très strict (riche en protéines et pauvre en glucides) et a suivi une foule de traitements, notamment avec la médecin de l’environnement Jennifer Armstrong. Bien que cette dernière l’ait beaucoup aidée, elle n’arrivait jamais à vraiment prendre du mieux.

Puis elle a découvert un traitement qui a changé sa vie après six mois de traitements hebdomadaires : la biorésonance. Cette thérapie, qui consiste à enregistrer et à modifier les ondes électromagnétiques perturbées émises par un corps malade au moyen d’un appareil spécialement conçu à cet effet, est utilisée depuis des décennies en médecine quantique. Elle sert à traiter une foule de malaises, des allergies aux problèmes digestifs en passant même ironiquement par l’électrohypersensibilité, selon le biologiste Roger Coghill qui conseille le ministère britannique de la Santé en matière d’électrosmog. Depuis l’été dernier, Linda consulte le naturopathe et acupuncteur Victor Spektor, qui utilise cette technique depuis 13 ans. La réputation de ce Montréalais d’origine Russe dépasse les frontières du Québec — certains de ses patients viennent même de la Californie pour recevoir leur traitement.

« Depuis que j’ai commencé mes traitements avec Victor, ma santé s’est grandement améliorée, relate Linda. Les symptômes de la maladie de Lyme et de ses co-infections ont disparu ainsi que les nombreuses autres infections virales, bactériennes, fongiques et parasitaires qui détruisaient ma santé et ma qualité de vie. Ça fait 20 ans que je ne me suis pas sentie aussi bien. Mon rythme cardiaque est maintenant normal et j’ai retrouvé mon énergie. Autrefois, c’était l’enfer durant chaque période de pleine lune, mais maintenant je ne remarque plus les changements de cycles lunaires. J’éprouvais habituellement des douleurs sévères dans tous mes muscles et articulations et je me voyais finir ma vie en fauteuil roulant! Or mon niveau de douleur a diminué de façon spectaculaire. Victor a aussi désensibilisé mon organisme au gluten, aux produits laitiers et à de nombreux autres aliments. Je peux maintenant manger et boire des aliments et des breuvages que je n’ai pas pu consommer pendant des décennies! Je suis extrêmement reconnaissante à Victor de m’avoir aidé à retrouver ce niveau de santé. »

Une spécialité des hôpitaux russes

Les Soviétiques connaissaient très bien les méfaits de l’exposition chronique à de faibles doses de micro-ondes qu’ils ont dirigé vers l’ambassade américaine, de 1953 à 1976. Mais comme tout est énergie dans notre monde, il est normal que la médecine de l’avenir utilise des champs électromagnétiques minutieusement dosés. Méconnue en Amérique, mais employée depuis de nombreuses années en Europe et en Asie, la médecine électromagnétique est pratiquée quotidiennement dans les hôpitaux russes. La Russie en a fait une spécialité nationale et ses chercheurs ont développé divers appareils et techniques depuis les années 1970. L’un des pionniers de la science bio-électromagnétique, le neurologue Youri Khodolov, patron de l’Institut du système nerveux supérieur à Moscou, l’étudie depuis 1966. « On peut tout soigner et tout détruire avec le champ magnétique, tout dépend de la fréquence et de la puissance », disait-il au journaliste français Jean-Pierre Lentin, auteur du livre Ces ondes qui tuent, ces ondes qui soignent (Albin Michel, 2001). C’est ce qui explique pourquoi cette thérapie peut même aider certains hypersensibles aux champs électromagnétiques (CEM).

La cardiologue Natalya N. Lebedeva, autre grande spécialiste moscovite sur le sujet, organise un congrès international en la matière depuis 1991, selon Jean-Pierre Lentin qui l’a rencontrée. Il a d’abord témoigné de ses fascinantes découvertes dans un reportage télédiffusé sur la chaîne de télé française Arte, puis en 2002 dans cette conférence diffusée sur Youtube. Son livre m’a été recommandé par mon collègue Michel Rochon, journaliste scientifique au Téléjournal de Radio-Canada. Michel s’était beaucoup intéressé aux risques sanitaires des expositions prolongées aux radiofréquences quand il travaillait pour le magazine Découverte de la société d’État. L’année dernière, il m’écrivait au sujet de l’oeuvre de Lentin (qui est décédé en 2009) : « un classique qui a été fait en documentaire… tout cette science soviétique disparue… ».

La médecine électromagnétique a connu son apogée en occident, de 1880 à 1920, raconte Jean-Pierre Lentin. Son déclin a selon lui commencé vers 1910 quand l’American Medical Association, sous l’influence du baron du pétrole et de la pharmaceutique John D. Rockefeller, a interdit aux médecins de pratiquer les médecines énergétiques.

C’est une sommité canadienne des méfaits de l’électrosmog, le professeur Magda Havas, qui enseigne et fait des recherches sur le sujet à l’Université Trent à Peterborough, en Ontario, qui m’a parlé de Victor Spektor et des bienfaits de sa thérapie par les CEM très ciblés : « Toutes les personnes que je connais qui l’ont consulté ont bénéficié de son approche thérapeutique, dit-elle. Dans le cas d’un enfant dans ma famille qui souffrait d’une phobie grave, l’amélioration fut rapide et miraculeuse après seulement trois traitements. »

Biorésonance 101

Selon Victor Spektor, la thérapie par biorésonance stimule nos cellules pour combattre notamment la fatigue, l’asthme, l’arthrite, la fibromyalgie, la colite et autres problèmes gastriques, les problèmes neurologiques, circulatoires, métaboliques, et hormonaux. Elle serait particulièrement efficace contre les problèmes cutanés qui affectent souvent les enfants souffrant d’allergies alimentaires. « Après quelques semaines de thérapie par biorésonance, la plupart de ces enfants verront leur peau guérir sans crème à la cortisone et ils pourront à nouveau manger tout ce qu’ils aiment », dit-il.

La biorésonance diffère de la « thérapie millimétrique » utilisée par les médecins russes, qui font appel aux très hautes fréquences (micro-ondes de 30 à 300 gigahertz). Victor Spektor utilise l’appareil BICOM 2000 fabriqué depuis 1987 en Allemagne par Regumed. Cet appareil émet des ondes de basses fréquences variant entre 10 hertz à 150 kilohertz. « Nous n’électrifions pas le corps, dit-il. L’onde transporte plutôt une information à la cellule, comme en homéopathie. »

Dans son livre, Jean-Pierre Lentin explique que le mouvement des thérapies par biorésonance « n’a pas vraiment droit de cité au sein de la médecine conventionnelle, mais n’a rien de souterrain non plus. Il bénéficie en Allemagne du statut légal particulier accordé aux médecines alternatives. Les « praticiens de santé » (Heilpraktiker) possèdent leurs propres instances régulatrices et les appareils sont officiellement homologués. » D’ailleurs, chaque page du site du fabricant allemand regumed.del’affirme : « Tout comme l’homéopathie, l’acupuncture et d’autres méthodes de thérapie complémentaire, la biorésonance Bicom est une forme de médecine régulative. Dans la médecine complémentaire, la thérapie de biorésonance Bicom est reconnue comme une méthode efficace et éprouvée. Dans la médecine conventionnelle, cependant, elle n’a pas fait l’objet de recherches scientifiques et n’est, par conséquent, pas encore approuvée. »

S’il en est très peu question dans des revues scientifiques révisées par des pairs, comme dans cet article signé par des médecins polonais et publié en avril 2004 dans le Journal of Complementary Medicine, le BICOM 2000a fait l’objet de diverses communications scientifiques. Par exemple, un article fait état d’un taux de succès de 93 % dans le traitement de l’asthme par l’hôpital chinois Jinan pour enfants, et un second du même auteur concerne les allergies cutanées (taux de succès : 89,9 %). Par ailleurs, les études sur la biorésonance citées par Wikipédia « n’ont pas démontré d’effet supérieur à l’effet placébo ».

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À propos de l'auteur (Profil de l'auteur)
Journaliste de profession, André Fauteux s’est spécialisé en maisons saines et écologiques en 1990. Il a lancé en 1994 le premier magazine canadien en la matière, la Maison du 21e siècle, dont il est toujours l'éditeur et le rédacteur en chef.

https://maisonsaine.ca/sante-et-securite/electrosmog/la-bioresonance-guerir-par-les-ondes.html

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