Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

19 nov. 2015

Nous ne sommes pas tombés de la dernière pluie…

Un article de Servumpecus, ami de Kokopelli, en Suisse, 26 octobre 2014

Eau et biosphère

L’eau (H2O) est un composé chimique essentiel à tous les êtres vivants. C’est le milieu de vie de la plupart des organismes présents sur Terre, sous terre et dans la mer. Dans la biosphère, la circulation de l’eau est décrite par le cycle de l’eau [1], et toutes les espèces animales et végétales en sont tributaires. A l’échelle mondiale, l’agriculture est le premier secteur de consommation d’eau, notamment pour l’irrigation. Lorsque celle-ci n’entre pas en ligne de compte, c’est l’eau des précipitations, la pluie, qui est la pourvoyeuse principale pour les plantes et les animaux.

Dans chaque pays des contrôles de la qualité de l’eau sont effectués par des ministères, des agences sanitaires et des services officiels de la consommation, entre autres. La plupart du temps, seule la qualité de l’eau potable pour la consommation humaine est analysée via des contrôles sanitaires : il s’agit de l’eau du robinet, de l’eau de source, des eaux minérales et en bouteille, de l’eau des fontaines…



En France [2], en Suisse [3], au Canada [4] ou encore en Belgique [5], l’utilisation de l’eau est extrêmement réglementée et fait l’objet de contraintes sévères. En effet, il est reconnu que « contrairement aux idées reçues et aux imaginaires bien ancrés, l’eau de pluie n’est ni pure ni potable, même si elle est en théorie très proche de l’eau douce. En effet, l’eau de pluie, avant de tomber dans nos toits et rues, subit la contamination des gaz, particules, aérosols provenant de l’activité humaine. Elle contient donc outre de la poussière, des ions inorganiques en provenance de la mer (calcium, magnésium, sodium, potassium, chlore, SO4, cuivre, zinc, plomb). On y retrouve évidemment toutes les particules et pollutions urbaines issues des industries et des gaz d’échappement des voitures (dioxyde de carbone, NOx, SOx). On y trouve aussi des pesticides, parfois en grandes concentrations. » [6]

Métaux trouvés dans l’eau de pluie et gestion du climat

N’y a-t-il que « de la poussière, des ions inorganiques en provenance de la mer » dans l’eau de pluie, outre des « gaz, particules et aérosols provenant de l’activité humaine » ?

Y a-t-il autre chose que du calcium, du sodium, du potassium, des oxydes de soufre et du chlore dans les eaux pluviales ? [7] Eh bien manifestement oui !

Récemment en Europe, des particuliers ont récolté de l’eau de pluie et fait effectuer des analyses par des laboratoires agréés [8],[9]. Divers métaux y ont été retrouvés, et parmi ceux-ci l’aluminium, le baryum et le strontium ont le plus la cote. Pourquoi donc ? Eh bien, parce que ces métaux seraient dispersés dans l’atmosphère pour diverses raisons, parmi lesquelles 1) le contrôle du climat ; 2) le contrôle démographique ; 3) le contrôle économique ; toutes les personnes qui s’en font l’écho sont évidemment traitées de conspirationnistes [10]. Selon ce dernier lien, je cite : « La théorie des chemtrails – contraction de chemical trails, littéralement traînées chimiques – est apparue aux Etats-Unis en 1996 après la publication d’une étude intitulée Le climat comme un multiplicateur de force : posséder le temps en 2025 rédigée par sept militaires de l’université de l’Air américaine à la demande de l’US Air Force. Les auteurs avaient alors entrepris de voir comment, en 2025, l’aviation américaine pourrait “maîtriser le climat”, en agissant notamment sur les pluies, les brouillards et les tempêtes, dans le but de parvenir à une suprématie militaire et aéronautique. Ce document s’inscrit dans une recherche plus large de l’armée américaine amorcée à l’apogée de la guerre froide sur les armes climatiques et la guerre environnementale, ainsi que de travaux de scientifiques sur la géo-ingénierie – la modification de l’équilibre énergétique de la Terre pour lutter notamment contre le changement climatique – lancées dans les années 1950« .

A ce titre, il est surprenant et révélateur de constater qu’officiellement en août 2014 s’est tenue à Berlin la Conférence 2014 sur l’Ingéniérie du Climat (Climate Ingineering Conference 2014 [11], sous l’égide de l’IAAS (Institute for Advanced Sustainability Studies) qui est un institut de recherche qui se veut le lien entre le monde scientifique et la société civile pour la géo-ingénierie [12]. La session d’ouverture a donné le ton : « Il est urgent de déployer la géo-ingénierie au lieu de l’incertitude, car les mesures de réduction des gaz à effet de serre ont échoué» [13].

Cette option de réduction de l’effet de serre par la dispersion d’aérosols dans l’atmosphère est loin d’être une vue de l’esprit ! Les trois thèmes suivants serviront à titre exemplatif :

L’IRGC (International Risk Governance Council) [14] sis à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) a publié en 2010 un rapport intitulé “Cooling the Earth through Solar Radiation Management” (Refroidir le Terre en régulant le rayonnement solaire) [15].

Dans son “CHANGEMENTS CLIMATIQUES 2013 – Les éléments scientifiques, Résumé à l’attention des décideurs” (sic), le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) a écrit : « Des méthodes visant délibérément à contrer le changement climatique, regroupées sous le terme de géo-ingénierie, ont été proposées. Il existe peu d’éléments permettant d’évaluer quantitativement et de manière complète les techniques de gestion du rayonnement solaire (SRM)… Les méthodes de type CDR présentent des limitations biogéochimiques et technologiques quant à leur potentiel à grande échelle. Nous ne disposons pas de connaissances suffisantes pour quantifier dans quelle mesure les émissions de CO2 pourraient être réduites grâce au CDR à l’échelle du siècle. » (page 32 [16]) ; nous lisons cependant dans ce même paragraphe que « Si la SRM prenait fin pour une quelconque raison, on peut affirmer, avec un degré de confiance élevé, que la température moyenne de la surface du globe augmenterait très rapidement jusqu’à atteindre des valeurs correspondant au forçage dû aux gaz à effet de serre« . Surprenant… : si la « gestion du rayonnement solaire prenait fin » signifie-t-il que cette gestion a déjà commencé ?!?

Enfin, l’organisation EuTRACE [17] a pour but « d’estimer les potentielles conséquences sociales de la géo-ingénierie et de porter une attention particulière aux sujets tels que l’acceptation sociale, l’opinion publique et la faisabilité des options politiques« . Il est surprenant de retrouver dans son panel de conseillers deux membres de Greenpeace, deux membres de la Croix Rouge et un membre des Amis de la Terre, entre autres [18] ! Que font ces conseillers dans une telle organisation ? Uniquement se rencontrer pour discuter de recommandations à formuler pour ce projet ?

Tout est donc en place pour que la gestion artificielle du rayonnement solaire soit une réalité, dont les risques ont été évalués par l’ISIS (Institute of Science in Society [19]), et s’il apparaît finalement que le réchauffement climatique, attribué aux activités humaines, ne puisse pas être actuellement formellement et scientifiquement établi [20] [20bis].

Toxicité de l’aluminium sur les organismes vivants

L’aluminium est le troisième élément chimique le plus abondant sur Terre [21]. Il peut affecter de manière négative la vie terrestre et aquatique ; la concentration en aluminium que l’on retrouve régulièrement dans les eaux souterraines est d’environ 0,4 ppm. Suivant les endroits sur terre, il peut se retrouver à des concentrations élevées dans les précipitations pluvieuses (30 µg/litre, voire même 900 µg/litre. §5.1.2 [22]).

La dissolution des ions Al3+ est toxique pour les plantes car cette opération affecte les racines et diminue la consommation de phosphate [23]. Lorsque le pH est maintenu à une valeur inférieure à 8,5 (donc allant vers plus acidité), l’aluminium peut se solubiliser et provoquer la défloculation (i.e. la dissociation des particules constituant la matière considérée) du sol. Il peut y avoir également des pertes d’azote par volatilisation (rapport de l’OMS [24], page 136). Ainsi, l’augmentation d’aluminium libre dans les sols agricoles conduit à une perte de valeur de ces sols quant à son rendement [25]. Sur l’être humain, l’aluminium peut avoir des effets neurotoxiques (myofasciite à macrophages, encéphalopathie, épilepsie, troubles de mémoire, risque pour l’induction de la maladie d’Alzheimer) [26]. Par ailleurs, l’aluminium et le Glyphosate™ de la firme Monsanto interrompent de façon conjointe et spécifique le fonctionnement de la glande pinéale (sulfate de mélatonine), et conduisent à des taux élevés d’autisme [27]. Il affecte également le système immunitaire [28].

Toxicité du baryum sur les organismes vivants

Le baryum constitue 0,05% de la croûte terrestre ; la principale source d’émission du baryum dans l’atmosphère est l’activité industrielle ; aux Etats-Unis, on en retrouve de 1 à 20 microgrammes dans les eaux de surface et l’eau potable [29]. La présence de baryum dans l’air est principalement attribuable aux émissions industrielles, en particulier la combustion du charbon et du gazole et les déchets d’incinération ; il peut également résulter de poussières soufflées par les sols et les procédés d’extraction. Le temps de séjour de baryum dans l’atmosphère peut être de plusieurs jours, en fonction de la taille des particules. La plupart de ces particules sont toutefois beaucoup plus grandes que 10 micromètres et retombent rapidement sur la terre (§4.1.1 [30]).

Sur l’être humain, les sels solubles de baryum ingérés passent dans le sang et 91% de celui-ci est stocké dans les os [31] ; ainsi, le baryum soluble, ingéré à relativement hautes doses, conduit à une perte de potassium pouvant conduire à une tachycardie du ventricule cardiaque, de l’hypertension et ou de l’hypotension, à la faiblesse musculaire et à la paralysie [32].

En général, il a été montré que le baryum a la capacité d’inhiber la croissance de bactéries, de champignons, de mousses et d’algues (§10.2 [33]). De nombreuses plantes terrestres ont la capacité à stocker le baryum. Il existe la possibilité que les grandes quantités de baryum (jusqu’à 1260 µg/kg) qui s’accumulent dans les légumes, la luzerne et le soja puissent être nocives pour les bovins domestiques (§1.230). En l’absence de carbonate de calcium, le baryum est toxique pour les plantes [34]. Le baryum est également toxique pour le soja et le haricot [35] ; il inhibe la germination du maïs et du blé [36] [36bis].

Strontium

Ce composé chimique est présent dans l’eau de pluie à des concentrations comprises entre 0.7 et 380 microgrammes par litre, et dans la neige entre 0.01–0.76 microgrammes/litre ; plus d’informations sur les effets du strontium sur les animaux et les végétaux sont disponibles (ref. [37], pp. 57-59).

Monsanto et la géoingéniérie

Dans son brevet [38] obtenu en 2010 (no. 7˙851˙676) intitulé “Stress tolerant plants and methods thereof”, la firme agroalimentaire Monsanto a obtenu la mainmise sur la technologie permettant à des plantes transgéniques de résister à des stress abiotiques (i.e. : impropres à la vie !) permettant la croissance et/ou la germination améliorée dans le froid, la sécheresse, les inondations, la chaleur, les ultraviolets, l’ozone, les pluies acides, la pollution, les sols salins, les métaux lourds et autres stress. La revendication 7 du brevet comprend le maïs, le coton, le blé, le soja, le riz et le colza. Toute une liste de plantes, pratiquement tout ce qui se mange, est comprise dans le même processus (note 1). Ce brevet confère à Monsanto des revendications qui vont bien au-delà de celles qui ont été obtenues par le Ministère de l’agriculture des Etats-Unis et le Département de la recherche agricole du Brésil pour la résistance du sorgho à l’aluminium [39], valable pour des sols plutôt acides (tandis que celui de Monsanto est valable pour des sols également basiques).

Nous lirons également avec intérêt le résumé d’une publication, publiée en 2009, de l’IFPRI (un des centres de recherches membre du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale ou CGIAR, fondé par la Banque Mondiale et dont la fondation Monsanto est un des 64 membres, parmi des ONG, des gouvernements et les fondations Gates et Rockfeller) ayant pour titre éloquent“Delivering genetically engineered crops to poor farmers” (Délivrer des plantes génétiquement modifiées pour les paysans pauvres) [40].

Pour les personnes qui auraient encore des doutes, il convient de lire l’article intitulé “Réchauffement climatique – Géo-ingénierie : scientifiques, milliardaires et militaires s’allient pour manipuler l’atmosphère” ou encore “Les dessous de la géoingéniérie” [41], [42].

Perspectives

Aux îles Spitzberg, situées dans l’Océan Arctique au nord de la Norvège, existe une réserve mondiale enterrée qui peut contenir jusqu’à 4,5 millions d’échantillons végétaux. Cette “banque de graines et semences” est censée protéger le patrimoine alimentaire de l’humanité d’une catastrophe planétaire. Sa construction a fait suite à la “Déclaration de Leipzig sur la conservation et l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture” [43]. Cette “Arche de Noé de l’Apocalypse” ou “Cave de la Fin du Monde”, comme certains l’appellent, est le fruit d’un accord tripartite entre le gouvernement norvégien, le “ Global Crop Diversity Trust” [44] et la “Nordic Gene Bank”. Le Trust, qui est financé et soutenu notamment par la Fondation Bill et Melinda Gates, la Fondation Rockefeller, Dupont/Pioneer, Syngenta AG, la Fondation Syngenta et la Fédération Internationale des Semences, les plus importants lobbies de l’industrie des semences, financera les opérations de cette “Arche” [45].

La doxa dominante part du principe que l’augmentation continuelle du gaz carbonique dans l’atmosphère est néfaste aux activités humaines. Le concept actuel de géoingéniérie a pour but la manipulation délibérée du climat terrestre pour contrebalancer les effets supposés du réchauffement climatique dû à l’émission continuelle de gaz à effet de serre, comme le gaz carbonique. La crainte est que les changements climatiques ne deviennent tellement importants que des effets graves soient dorénavant inévitables et incontrôlables, notamment sur la chute de la production alimentaire.

Cette problématique va au-delà de la gestion du climat et de la pollution de la biosphère. Nous conclurons donc par quelques phrases écrites en 2008 William Engdahl (auteur du livre OGM Semences de destruction) sur le site mondialisation.ca dans l’article intitulé“L’arche de Noé végétale en Arctique” [46], et qui en disent plus que toutes autres sortes de commentaires : « Nous arrivons maintenant au cœur du problème, à savoir la dangerosité et l’utilisation potentiellement abusive du projet de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller à Svalbard. Le développement de semences brevetées pour la plupart des grandes cultures vivrières, comme le riz, le maïs, le blé et pour les céréales fourragères comme le soja, pourrait-il être utilisé dans une horrible forme de guerre biologique ? …

L’avenir nous dira, à Dieu ne plaise, si l’arche de Noé végétale de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller au Svalbard fait partie d’une autre Solution Finale, celle entraînant l’extinction définitive de la Grande Planète Terre ».

Servumpecus, le 26 octobre 2014

Note 1. Acacia, luzerne, aneth, pomme, abricot, artichaut, roquette, asperge, avocat, banane, orge, haricot, betterave, mûre, myrtille, brocoli, choux de Bruxelles, chou, colza, cantaloup, carotte, manioc, chou-fleur, céleri, cerise, coriandre, agrumes, clémentine, café, maïs, coton, concombre, sapin de Douglas, aubergine, endive, scarole, eucalyptus, fenouil, figues, arbre de la forêt, gourde, raisin, pamplemousse, kiwi, laitue, poireau, citron, citron vert, pin à encens, mangue, melon, millet, champignons, noix, avoine, gombo, oignon, orange, papaye, persil, pois, pêche, arachide, poire, poivre, kaki, le pin, ananas, banane, plantain, prune, grenade, peuplier, pomme de terre, potiron, coing, pin radiata, radicchio, radis, framboise, riz, seigle, sorgho, pin du sud, soja, épinards, courge, fraise, betterave à sucre, canne à sucre, tournesol, patate douce, mandarine, thé, tabac, tomate, gazon, vigne, melon d’eau, blé, igname et courgette !

https://blog.kokopelli-semences.fr/2014/12/nous-ne-sommes-pas-tombes-de-la-derniere-pluie/

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