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27 nov. 2015

Wi-Fi dans les écoles : Voilà ce que cela donne quand tout le monde s’en-fout

(La Rédactrice de "Mieux
Prévenir" a changé l'image)
Les élèves dans les écoles équipées du Wi-Fi sont des victimes innocents de ce rayonnement néfaste. Les autorités scolaires devraient être tenues responsables pour ce décès et pour tous les maux causés aux enfants par les ondes venant du Wi-Fi et des antennes de téléphonie mobiles près des écoles.

Voilà ce que cela donne quand tout le monde s’en-fout
jay / electrosensible.info, 27 novembre 2015

Auteur : Vivien Mason
Source : cotswoldjournal.co.uk
Traduction de l’article : Parents of schoolgirl Jenny Fry are campaigning to have WiFi restricted in schools following her death

Les parents d’une jeune adolescente de 15 ans, qui s’est pendu dans les bois près de chez elle en juin de cette année, ont déclaré que l’école dans laquelle elle étudiait aurait pu être plus attentif quant à ses appels au secours.

Jenny Fry, une étudiante de l’école de la ville de Chipping Norton, a été trouvée par sa mère, Debra Fry, pendue à un arbre dans les bois de Brooke à 16H20 le 11 juin dernier.

Lors de l’enquête menée le 19 novembre, il y a eu des témoignages qui ont décrit Jenny comme intelligente, sans préjugé et organisé. En cette matinée du 11 novembre, personne ne l’a vu partir pour l’école de son domicile, ni dans le bus qui aurait dû l’y amener.

Un rapport de police va indiquer que durant cette matinée, elle va envoyer des SMS à l’un de ses amis sur son intention de passer à l’acte. Malheureusement son ami n’avait pas son téléphone sur lui ce jour-là.



Maintenant Madame Fry et son mari, Charles Newman, ont déclaré qu’ils vont continuer leur campagne pour sensibiliser au danger du WIFI dans les écoles.

Durant l’enquête, M. Fry indiqua que Jenny a commencé à montrer des symptômes liés à l’électrosensibilité autour du mois de novembre 2012. Cela s’est concrétisé par de la fatigue, des nausées, des maux de tête et des problèmes urinaires. C’était au moment où les parents de la jeune fille ont brièvement installé le WIFI au sein de leur habitation, son école a elle aussi vu cette technologie installée en son sein.

« Jenny est devenue malade comme je l’ai été. J’ai fait des recherches sur cette technologie sans fil et j’ai trouvé des informations qui indiquaient la dangerosité du WIFI et nous l’avons supprimer de la maison. Au niveau de la maison, nous allions bien mais Jenny continuait d’être malade à l’école dans certains endroits. Elle a eu beaucoup d’heures de retenue, non pas parce qu’elle était dissipée en classe ou qu’elle avait un mauvais comportement, mais souvent parce qu’elle sortait de classe durant les cours pour trouver un lieu ou elle pouvait travailler. Elle prenait sa scolarité très au sérieux ».

« J’ai pris avec moi beaucoup d’informations pour convaincre son professeur principal, Simon Duffy, mais il rétorqua qu’il y avait autant d’informations qui démontraient le contraire, que l’exposition au WIFI était sans risque. J’ai eu des échanges houleux avec ses professeurs leur disant que Jenny était sensible au WIFI et que ça n’avait pas de sens de l’envoyer en retenue alors que cela la rendait malade de rester en classe. Ils auraient pu au moins l’autoriser à les faire dans des endroits ou elle pouvait se concentrer, mais ils ne voulaient rien savoir, » indiqua sa mère.

« J’ai l’intention de mener une campagne pour mettre en lumière le danger du WIFI. Je ne suis pas contre un peu de technologie mais je pense que les écoles devraient être au courant que certains enfants peuvent y être sensibles et qu’il serait pertinent de réduire son utilisation ».

« Je pense que la technologie est utile. J’étais soulagé d’avoir un téléphone portable quand j’ai retrouvé ma fille pendue pour appeler de l’aide ». M. Fry indiqua que beaucoup de pays prenaient en compte ce danger maintenant. La France et l’Allemagne ont interdit son utilisation dans les maternelles et réduit son utilisation ailleurs. Une campagne pour réduire l’exposition aux radiofréquences dans les écoles a été menée par différents professionnels comme le Professeur Jacqueline McGlade, le directeur exécutif de l’agence européenne de l’environnement et le Docteur Erica Mallery-Blythe, conseiller médical pour l’association Electrosensitivity UK.

« Je suis persuadé que Jenny n’a pas voulu se suicider. Je pense qu’elle était frustrée des réactions du personnel éducatif. Elle ne voyait pas de docteur mais voyait un conseiller scolaire qui l’aidait. Elle n’a jamais suggéré qu’elle pensait au suicide et je pense que c’était juste un appel au secours. »

Le coroner d’Oxfordshire, Darren Salter, déclara qu’il était impossible d’établir qu’il s’agissait d’un appel au secours à cause des messages envoyés à son ami juste avant le drame.

De plus, il n’y avait pas de preuve qui suggérait que Jenny souhaitait attenter à sa vie, le coroner a statué : « qu’il est impossible de démontrer suivant les preuves établies qu’il y avait une certitude que Jenny souhaitait se suicider ».

Il a exclu le facteur relatif à l’électrosensibilité car comme il l’a été indiqué, il n’y a aucune note médicale qui prouve que Jenny souffre de cette pathologie.

L’électrosensibilité continue de ne pas être reconnue comme diagnostic médical en Angleterre.

Sa mère indiqua que le problème qu’elle rencontrait est que les médecins ne reconnaissent pas l’électrosensibilité. Pour ceux qui sont intéressés, il existe des sites sur cette maladie. Cela inclus le site ssita.org.uk (Safe Schools Information Technology Alliance) où il y a la section vidéo du docteur Mallery-Blythe. Il y aussi le site wiredchild.org etwifiinschools.org.uk

Simon Duffy, le professeur principal de l’école Chipping Norton déclara que : « La sécurité de nos étudiants quand ils sont à l’école est primordiale, tout comme l’était celle de Jenny ou tout autre élève. Nous avons des exigences d’un certain niveau à l’école Chipping Norton et nos étudiants risquent des sanctions lorsqu’ils ne font pas leurs devoirs ou qu’ils ne portent pas correctement l’uniforme. Et comme tous les étudiants, Jenny a occasionnellement échoué à atteindre nos attentes, mais elle avait le soutien de ses professeurs.

Comme de nombreux espaces publiques, l’école Chipping-Norton implémente le WIFI afin de nous permettre de fonctionner efficacement. Les directeurs sont satisfaits que les équipements installés sont conformes aux normes en vigueurs et s’assureront que ça reste le cas. L’autorité sanitaire anglaise a statué « qu’il n’y avait aucune preuve significative d’un risque sanitaire dû à une exposition aux radiofréquences en-deçà des niveaux fixés et qu’il n’y a aucune raison pour que les écoles ou d’autres établissements ne puissent utiliser le WIFI. »

Aucun responsable, tout va bien dans le meilleur des mondes. À qui le tour ?

@+ Jay

Sorry for your loss.

http://electrosensible.info/2015/11/27/voila-ce-que-cela-donne-quand-tout-le-monde-sen-fout/

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