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19 déc. 2015

L'environnement, première cause de cancer

Brouillard de pollution à Pékin (Image d'illustration -
mars 2015) Image: Keystone
"L'Organisation mondiale de la santé avait d'ailleurs exprimé «son profond désaccord» avec ces conclusions, qui pourraient avoir «des conséquences très négatives» pour la recherche contre le cancer et sur les comportements à suivre (pas de tabac, pas d'alcool notamment)."

[Il serait temps que les scientifiques contestent l'accent que l'OMS met sur les comportements de l'individu comme la première cause des cancers (tabac, abus d'alcool !]

L'environnement, première cause de cancer
ats/nxp, 18 décembre 2015

Selon une étude, les facteurs environnementaux sont plus souvent responsables de cancers que les mutations de l'ADN.

Les facteurs environnementaux sont responsables de plus de cancers que les mutations aléatoires de l'ADN. C'est ce qu'ont affirmé mercredi des chercheurs dans le journal Nature. Ils contestent ainsi une précédente publication de Science qui accusait «la malchance».

L'étude a été menée à la suite de cet article particulièrement controversé publié en janvier de la revue américaine Science, qui avançait que des erreurs inévitables dans le codage humain étaient la principale cause du cancer.

Les chercheurs qui ont publié dans Nature concluent, sur la base de plusieurs analyses mathématiques, qu'«à l'évidence», les erreurs aléatoires apparaissant lors de la division des cellules contribuent «seulement modérément» au développement de nombreux cancers. Ils attribuent 70 à 90% des cancers aux facteurs environnementaux (rayonnement des ultra-violets, etc.).

Causes encore floues

D'autres experts, n'ayant pas participé à cette étude, se montrent toutefois plus circonspects. Giles Hooker de l'Université Cornell à New York, estime que les conclusions de cette nouvelle étude sont basées sur «un modèle très simpliste de la mutation des cancers» et les chiffres «devraient au mieux être considérés comme des estimations approximatives».

«En prenant en compte seulement le risque de cancers le plus faible et en supposant que les taux de mutations sont identiques pour tous les tissus, l'étude maximalise le risque attribué aux facteurs environnementaux», écrit-il dans une note. «Cependant, nous ne savons pas comment les tissus diffèrent dans leur taux de mutation intrinsèque», dit-il.

La vie saine réhabilitée ?

L'étude de Science avait suscité un vif débat, l'hypothèse avancée étant que «la faute à pas de chance» dans la mutation de l'ADN pouvait expliquer 75% des cas de différents cancers, induisant qu'une vie saine ne pouvait pas empêcher ces cancers.

L'Organisation mondiale de la santé avait d'ailleurs exprimé «son profond désaccord» avec ces conclusions, qui pourraient avoir «des conséquences très négatives» pour la recherche contre le cancer et sur les comportements à suivre (pas de tabac, pas d'alcool notamment). (ats/nxp)

http://www.tdg.ch/savoirs/sante/environnement-premiere-cause-cancer/story/21172894

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