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8 févr. 2016

Electrosensibles, ils vivent assaillis par les ondes

Depuis début décembre, la Toulonnaise Annie vit un
calvaire.  Les nouveaux compteurs installés dans son
immeuble lui déclenchent des symptômes intolérables.
Elle ne vit plus chez elle.  Photo VLP
Toujours plus d'ondes sont émises par nos objets connectés. Pourtant apprécié, le progrès technologique devient source de nuisances. Un mal invisible, mais qui ronge réellement

Electrosensibles, ils vivent assaillis par les ondes
Var-Matin, 5 février 2016

A la rue, depuis l’arrivée des compteurs

Parfois, c’est comme si sa tête était prise dans un étau. D’autres, ce sont des sensations inflammatoires dans la gorge et les poumons. Ou des décharges. Ou bien encore, des maux de tête intolérables. « C’est clair. Dès le 7 décembre, j’ai commencé à me sentir mal. Depuis le 9 décembre, je ne dors plus chez moi. »

Bien qu’elle ait un logement bien à elle, Annie, la Toulonnaise, ne fait plus que passer à son domicile. « Je calcule tous mes gestes avant de rentrer chez moi. Parfois j’y reste dix minutes, parfois une demi-heure. Je fais le minimum ».

Le 9 décembre, c’est la date de la fin de l’installation des nouveaux compteurs Linky d’ERDF, dans son immeuble, quartier Claret à Toulon. Ce sont parmi les tout premiers du départment(1). Selon Annie, la technologie CPL(2) est responsable de ses troubles, subits et inédits. Elle qui ne se décrivait pas comme une « électrosensible », terme qui désigne les personnes dont les organismes sont perturbés par les ondes électromagnétiques.



« Je supporte les antennes relais de téléphonie, la 4G, analyse-t-elle, c’est bien le compteur et cette technologie qui ont déclenché mes symptômes ». C’est une certitude chevillée au corps.

Depuis, Anne a envoyé à Erdf l’attestation de son médecin, qui « certifie que, depuis l’installation des compteurs Linky, elle ressent des difficultés pour se déplacer, [et a] les muqueuses de la gorge sèches ». Et en conclut qu’il « serait nécessaire de remettre les autres [les anciens] compteurs.

Par principe de précaution, Annie avait envoyé un courrier en A/R à Erdf, pour refuser le nouveau compteur. Mais dans son voisinage immédiat, une soixantaine de compteurs a été installée, sans compter l’immeuble mitoyen au sien, qui est lui aussi équipé. « Cela a aggravé ma situation », observe-t-elle.

Employée municipale à la mairie de Toulon, Annie en est réduite à dormie chez des amis, ici ou là, et se qualifie de SDF. « Ma vie est un enfer, les radiofréquences n’ont pas de frontière. Je mange le soir dans un abribus, en plein hiver. Je vis au jour le jour. Je fais des démarches ».

Son ultime espoir est d’en appeler aux élus, car les compteurs électriques appartiennent aux collectivités locales et ne sont que concédés à Erdf. Les municipalités ont donc le pouvoir de refuser les boîtiers jaunes, à condition d’en voter la résolution en conseil municipal.

C’est la démarche (entamée ou aboutie) de neuf communes en France, qui citent toutes le principe de précaution sur la santé de leurs habitants. Dont le petit village de Lieuche, dans le Mercantour (Alpes-Maritimes).

1. Le premier compteur Linky a été installé le 1e décembre 2015 à Toulon.

2. Avec le courant porteur en ligne (CPL), les cables électriques sont utilisés pour transporter des informations, comme le ferait un réseau informatique.

http://www.monacomatin.mc/sante/electrosensibles-ils-vivent-assaillis-par-les-ondes-dans-les-alpes-maritimes-20979

2 commentaires:

  1. Y a t'il moyen de contactyer Annie ; contact en MP sur face book Stop Linky 66

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    1. Peut-être par le journal, Monaco Matin ou mieux, par la Mairie de Toulon. Voici un lien sur le site à Mme Annie Georget, la seule "Annie" parmi la liste des employés de la Mairie. http://reseau.journaldunet.com/p/annie-georget-ferullo-4583390

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