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6 juin 2016

Le téléphone mobile, dangereux ou non pour le cerveau?

Selon une récente étude, l'usage du mobile ne serait pas
dangereux pour le cerveau... Mais les scientifiques ne sont
pas unanimes.  
Photo:  AllTheContent / kaboompics / CC
Des articles figurant sur les sites des compagnies de télécommunications comme Verizon, Bluewin (filiale de Swisscom)... Ci-dessous un article publié avant  la sortie des résultats partiels de l'étude du Programme national de toxicologie des Etats-Unis sur le téléphone mobile et le cancer. 

"Il vaut mieux limiter les risques au maximum, surtout chez les plus jeunes, notamment via l'utilisation d'un kit mains libres en cas d'utilisation intensive."

Le téléphone mobile, dangereux ou non pour le cerveau?
par Fleur Brosseau / AllTheContent News Agency, bluewin.ch (filiale de Swisscom), 17 mai 2016

Une récente étude montre que l'usage accru du mobile n'engendre pas une hausse du nombre de cancers du cerveau. Les organismes de santé continuent pourtant de pointer du doigt les ondes électromagnétiques, qui auraient bel et bien un impact sur la santé.
La question s'est posée dès l'apparition des téléphones portables sur le marché: leur utilisation régulière et/ou prolongée est-elle dangereuse pour la santé et en particulier, pour le cerveau? Les ondes électromagnétiques qui en émanent peuvent-elles altérer les cellules de notre organisme? Une nouvelle étude, menée par une équipe de scientifiques de l'université de Sydney, semble écarter cette hypothèse.

Publiée dans «The International Journal of Cancer Epidemiology», cette analyse atteste que l'usage du téléphone portable n'a aucune influence sur le risque de développer un cancer du cerveau. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs se sont basés sur l'ensemble des cas de cancers du cerveau enregistrés en Australie. Ils ont parallèlement simulé les conséquences d'une influence néfaste du téléphone sur la population. Il s'avère qu'en 30 ans (de 1982 à 2012), environ 34'000 personnes ont été atteintes d'un cancer du cerveau. Les appels via téléphone mobile ont débuté en 1987 dans le pays et n'ont pas cessé d'augmenter depuis; aujourd'hui, plus de 9 individus sur 10 possèdent un téléphone portable.

Or, la fréquence des cancers cérébraux diagnostiqués au sein de la population australienne est demeurée stable sur la période. Leur nombre était même plutôt faible par rapport à la modélisation proposée par les experts. Une hausse du nombre de ces cancers a toutefois été observée parmi les personnes âgées de plus de 70 ans. Mais l'étude souligne que cette augmentation a débuté en 1982, soit avant l'arrivée du mobile sur le marché. L'équipe de recherche explique cette hausse notable par l'amélioration des techniques de diagnostic, dès le début des années 1980.

Une étude à nuancer

Les organismes de santé attirent toutefois l'attention des consommateurs sur un point: l'étude australienne n'inclut pas les individus de moins de 20 ans. De plus, les auteurs précisent qu'ils n'ont pas analysé les habitudes des personnes atteintes en termes d'usage réel du mobile. Il y a 2 ans, une précédente étude française avait pourtant mis en évidence une corrélation entre le développement de tumeurs cérébrales et une utilisation régulière du téléphone portable: le rapport révélait qu'à partir d'environ 900h de communication par mobile (soit environ 30m de téléphone par jour pendant 5 ans), le risque de cancer du cerveau était multiplié au moins par 2!

Par ailleurs, le Centre International de Recherche sur le Cancer estime que les radiofréquences sont susceptibles de favoriser l'apparition d'un cancer. De même, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail déclare, dans un rapport daté de 2013, que les ondes électromagnétiques présentent un risque pour la santé même si leurs effets ne sont pas avérés. Tous s'accordent donc à dire qu'il vaut mieux limiter les risques au maximum, surtout chez les plus jeunes, notamment via l'utilisation d'un kit mains libres en cas d'utilisation intensive.

https://www.bluewin.ch/fr/techno/2016/5/17/le-telephone-mobile--dangereux-ou-non-pour-le-cerveau-.html

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