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4 juin 2016

Suisse : Les réseaux mobiles évoluent à une vitesse galopante

Photo d'illustration.  Image:  Keystone
"Aujourd'hui, pas moins de 10 millions de smartphones et de tablettes sont utilisés en Suisse pour surfer sur internet, regarder de vidéos, écouter de la musique ou encore effectuer des vidéoconférences... La question des fréquences est au coeur de la 5G. Plus élevées, ces dernières autorisent des débits plus importants. Toutefois, leur couverture est réduite, tout comme la réception à l'intérieur des bâtiments. Dès lors, ce réseau de la nouvelle génération nécessite la construction de nouvelles antennes."

Les réseaux mobiles évoluent à une vitesse galopante
ats/nxp, 3 juin 2016

Actuellement, peu de technologies évoluent aussi rapidement que les réseaux de télécommunications mobiles.
Toujours plus rapides et toujours moins énergivores. Voici deux qualificatifs qui collent à la peau des réseaux mobiles suisses. Même 40'000 fois plus rapides qu'hier, ils consomment désormais 1000 fois moins d'énergie.

«Capitaine, l'an prochain nous devrons transporter deux fois plus de fret et le livrer deux fois plus rapidement. Comment va-t-on faire?», demande le machiniste d'un navire à son commandant. «Ne t'en fais pas, ajoute encore quelques chevaux au moteur et cela devrait suffire», répond l'officier.

Ce dialogue imaginaire illustre en substance les défis auxquels se trouvent confrontés les opérateurs de téléphonie. Ainsi Swisscom voit chaque année la quantité de données empruntant son réseau mobile doubler. De plus en plus nombreux, les smartphones et autres tablettes ont soif de données et de débits toujours plus importants.

Etancher cette soif de données nécessite la mise en oeuvre de technologies toujours plus pointues. Actuellement, les acteurs de la branche développent la technique pour le réseau mobile de la cinquième génération, appelée tout simplement 5G.

Dix millions de mobiles

En 1993, quelque 250'000 téléphones mobiles utilisaient un réseau disposant d'un débit de 0,25 Megabit par seconde (MBit/s), essentiellement pour échanger des textes. De toute manière, les écrans ne pouvaient afficher que des photos de la taille d'un timbre poste.

Aujourd'hui, pas moins de 10 millions de smartphones et de tablettes sont utilisés en Suisse pour surfer sur internet, regarder de vidéos, écouter de la musique ou encore effectuer des vidéoconférences.

Dans le meilleur des cas, les débits dépassent les 100 Mbit/s, alors regarder la télévision en direct sur un smartphone ou une tablette est devenu monnaie courante. Dans le cadre de tests pour le réseau mobile de la cinquième génération menés récemment, Swisscom a transmis des données à une vitesse de 1000 Mbit/s. En 20 ans, ces dernières ont bondi de 40'000.

Vieux appareils voués à disparaître

Dans le même temps, la branche a inventé de nombreuses abréviations. Toutefois, les vendeurs de smartphones n'ont plus besoin de savoir quelle technique se cache derrière les acronymes GPRS, EDGE, HSDPA, UMTS ou encore LTE.

Les consommateurs souhaitant disposer de la technologie la plus récente peuvent acquérir un appareil 4G. Il est aussi possible d'acheter un mobile de l'ancienne génération 3G pour moins de 100 francs, les débits offerts jusqu'à 40 Mbit/s suffisant pour un usage quotidien.

En revanche, les vieux appareils n'utilisant que les réseaux 2G sont techniquement condamnés à disparaître. S'ils permettent tout juste d'envoyer des messages et de téléphoner, ils seront probablement réduits au silence à compter de 2020. En effet, les fréquences qu'ils utilisent seront réattribuées à des réseaux plus rapides.

Travaux d'Hercule

Mais au lieu de jeter ces anciens appareils à la poubelle, il faut les ramener dans un magasin, lequel se chargera du recyclage. En parallèle, le commerçant découpera la vieille carte SIM afin qu'elle puisse être insérée dans les smartphones les plus récents.

Actuellement, les trois exploitants du réseau mobile en Suisse, à savoir Swisscom, Sunrise et Salt. assurent une couverture quasiment complète du pays avec la 3G et la 4G. Mais le passage à la technologie 5G, attendue pour 2020, représentera un défi de taille.

Même si tout le monde évoque ce nouveau réseau, ses standards techniques ne sont pas encore définis. Fabricants de mobiles et exploitants de réseaux doivent impérativement s'entendre pour que la 5G rencontre le succès. En effet, les consommateurs ont pris l'habitude de disposer de la technologie la plus récente quels que soient les opérateurs et la marque de leur(s) smartphone(s).

La question des fréquences est au coeur de la 5G. Plus élevées, ces dernières autorisent des débits plus importants. Toutefois, leur couverture est réduite, tout comme la réception à l'intérieur des bâtiments. Dès lors, ce réseau de la nouvelle génération nécessite la construction de nouvelles antennes.

Des milliards d'objets connectés

Alors que le nombre de fréquences libres, en particulier celles utilisables au-delà des frontières, est limité, il n'est pas étonnant que les opérateurs souhaitent abandonner le réseau 2G pour en récupérer les fréquences. En parallèle, la consommation d'énergie pour chaque bit de données consommées doit être réduite, sous peine de voire les smartphones disposer d'une autonomie trop réduite.

Ces dernières années, la consommation d'énergie des smartphones s'est déjà fortement réduite. Mais la 5G doit aussi assurer le fonctionnement de nombreux capteurs, de smartphones au design toujours plus épuré et aussi la connectivité pour l'internet des objets - Internet of Things ou IoT. Ces derniers doivent pouvoir fonctionner durant plusieurs années avec la même batterie et sans carte SIM. Leur gestion représentera un défi, ces objets connectés devant se compter par milliards.

Les opérateurs, dont Swisscom, ont déjà pris les choses en mains. Le géant bleu a ainsi commencé à installer, indépendamment de celui de la 5e génération, un réseau pour l'IoT appelé Low Power Network. Les exploitants utilisent aussi en même temps les dernières réserves des technologies de la 4G, sous les appellations 4G ou 4.5G.

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