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16 sept. 2016

Nouvelles de Genève : Alzheimer concernera 60 000 Genevois en 2050

Le Directeur du nouveau Centre de mémoire, Giovanni Frisoni, neurologue au Service de gériatrie et de psychogériatrie des HUG et professeur à l’Université de Genève, évoque un projet de recherche sur le point de démarrer et qui s’inscrit dans une vaste étude européenne.  L’étude [qui coûtera EUR 64 million], dans laquelle Genève pilotera une zone regroupant la Suisse et l’Italie, rassemblera 6000 patients de 50 ans et plus, ne présentant aucun symptôme de démence ou ne souffrant que de légers troubles de la mémoire. Leur profil cognitif et biologique sera défini. «Celles et ceux où apparaît la signature biologique de la maladie d’Alzheimer se verront proposer des médicaments, qui, on l’espère, retarderont l’apparition des symptômes.  (Voir ici plus de détails (en anglais) sur cette étude: 
"A major study to find interventions that prevent the onset of Alzheimer’s dementia has recruited its first participant".[

[Notre commentaire:  Pas assez d'argent et d'effort pour identifier les causes d'Alzheimer afin de prévenir cette maladie !] 

Alzheimer concernera 60 000 Genevois en 2050
par Sophie Davaris, Tribune de Genève, 14 septembre 2016

Genève consacrera une journée à la maladie le 21 septembre. Les HUG créent un Centre de la mémoire
Genève participera à une étude européenne qui proposera
un traitement à des personnes prédisposées à développer
Alzheimer.  Photo:  L. Guiraud

Les chiffres s’envolent. Actuellement, 6500 Genevois souffrent de la maladie d’Alzheimer. En prenant en compte leurs proches, on estime à 20 000 le nombre de personnes concernées par la maladie dans le canton. «Ce nombre aura triplé en 2050», avertit Isabel Rochat, présidente de l’Association Alzheimer Genève, qui vise à améliorer la qualité de vie des malades et de leurs proches. Devant l’urgence, cette dernière s’unit à l’Association suisse pour la recherche sur Alzheimer afin d’organiser la première journée genevoise dédiée à la maladie.

Cette journée aura lieu le 21 septembre. Elle vise à sensibiliser la population et à recueillir des fonds. Dès 13 h 30, une série de conférences et d’ateliers, suivis d’une table ronde, permettront au public d’en apprendre davantage sur la maladie: ses premiers signes, le diagnostic et les traitements. Il sera également possible de se renseigner sur les ressources à disposition des malades et de leurs proches. Accueilli par l’hôtel Kempinski, l’événement se poursuivra dans la soirée, avec un spectacle de Yann Lambiel et un concert de l’orchestre Geneva Camerata, dont les bénéfices seront reversés aux associations organisatrices.

Centre de la mémoire

En parallèle, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) annoncent la création d’un Centre de la mémoire. En 2017, ce dernier accueillera les patients dès le diagnostic – rendu plus rapide, plus précis et précoce grâce aux IRM, PET scan et à la ponction lombaire – et proposera un accompagnement aux proches. Il se consacrera également à la recherche et à la formation continue des médecins généralistes et spécialistes, du personnel des EMS et des soins à domicile. Ce centre est le fruit d’une collaboration public-privé: l’Association suisse pour la recherche sur Alzheimer a donné 3 millions de francs aux HUG qui, de leur côté, mettront à disposition une surface de 500 m2.

Directeur de ce centre, Giovanni Frisoni, neurologue au Service de gériatrie et de psychogériatrie des HUG et professeur à l’Université de Genève, évoque le projet de recherche sur le point de démarrer et qui s’inscrit dans une vaste étude européenne. Professeur Giovanni Frisoni Directeur du Centre de la mémoire.

Etude sur 6000 patients

L’étude, dans laquelle Genève pilotera une zone regroupant la Suisse et l’Italie, rassemblera 6000 patients de 50 ans et plus, ne présentant aucun symptôme de démence ou ne souffrant que de légers troubles de la mémoire. Leur profil cognitif et biologique sera défini. «Celles et ceux où apparaît la signature biologique de la maladie d’Alzheimer se verront proposer des médicaments, qui, on l’espère, retarderont l’apparition des symptômes. La semaine dernière, une étude dans Nature a montré pour la première fois des signes d’efficacité clinique d’un médicament chez l’humain», relève Giovanni Frisoni.

Présent hier pour annoncer la création de cette Journée genevoise de la maladie d’Alzheimer, le conseiller d’Etat Mauro Poggia, responsable de la Santé, a rappelé que les démences constituaient l’un des plus grands enjeux de santé publique, en termes humains et financiers. «Les coûts globaux engendrés par ces maladies s’élèvent à 6 milliards de francs en Suisse.» Face à ce défi, et alors que les budgets publics se resserrent, le magistrat appelle à trouver de nouvelles solutions, à favoriser le maintien à domicile, afin de ne pas alourdir les coûts tout en maintenant, voire en améliorant, la qualité des soins.

A cet égard, Mauro Poggia rappelle que le Canton a lancé un plan Alzheimer ce printemps, pour la période 2016-2019. Il s’agit d’atteindre cinq objectifs: l’amélioration du diagnostic et du suivi des malades, la promotion des directives anticipées, une meilleure coordination entre les partenaires du réseau de soins, l’amélioration de la formation des soignants et, enfin, l’apport d’un plus grand soutien aux proches aidants.

http://www.pressreader.com/switzerland/tribune-de-geneve/20160914/282102046132559

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