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20 nov. 2016

France : C'est la fin des cabines téléphoniques

C'est la fin des cabines.
C'est la fin des cabines téléphoniques
par Jadine Labbé Pacheco, ladepeche.fr, 
16 août 2016

Il n'y aura plus de cabines téléphoniques d'ici au 31 décembre 2017. C'est en tout cas ce que prévoit un amendement de la loi Macron. Orange n'est donc plus obligé de les entretenir, et par conséquent, peut légalement les démanteler.

Les cabines téléphoniques, souvenir anecdotique pour certains, véritable moyen de communication pour d'autres, n'existeront bientôt plus. En 1997, elles étaient 300 000 en France, sites privés et publics confondus. Elles ne sont plus que 28 527 aujourd'hui. Dans la région Midi-Pyrénées, on en compte 3 905. À Toulouse, la dernière cabine téléphonique située à deux pas de la place Wilson a été démantelée au printemps.

D'ici à 2017, il n'y en aura plus aucune. En cause ? La loi Macron. Un amendement du texte a en effet permis à Orange (ex-France Télécom) de procéder au démantèlement de toutes les cabines téléphoniques du pays.

Avant la loi, l'opérateur avait l'obligation de fournir un service téléphonique fixe à tous les foyers. Et à propos de la téléphonie publique, Orange était obligé d'équiper les communes de moins de 1 000 habitants d'un publiphone.

Les communes de plus de 1 000 habitants devaient elles, être équipées d'au moins deux cabines.

Avec la loi Macron, la publiphonie ne relève plus de ce service universel. Orange peut donc désormais démanteler toutes les cabines téléphoniques du territoire hexagonal.
Quel avenir pour les cabines ?

Les cabines, une fois démantelées par l'entreprise Veolia, sont recyclées. Néanmoins, «certaines cabines peuvent continuer à exister selon les municipalités. Elles peuvent par exemple, être transformées en mini-bibliothèque», affirme Sébastien Audra, un responsable de chez Orange Midi-Pyrénées. C'est d'ailleurs déjà le cas en Occitanie. À côté de la mairie de Séquestre (Tarn), une cabine téléphonique est investie par de nombreux livres en libre accès.

Mais attention, les cabines peuvent être déposées qu'à une seule condition : les communes en zone blanche doivent être couvertes par les réseaux mobiles. «Des engagements ont été pris et on les respectera. C'est d'ailleurs aussi pour cela que la date butoir est lointaine», affirme M. Audra.

Et malgré les critiques des défenseurs du publiphone, l'opérateur ne reviendra pas sur sa décision. Selon Orange, les cabines sont utilisées moins d'une minute par jour en France. «On peut comprendre que certaines personnes, très minoritaires, puissent encore utiliser des cabines, mais leur utilisation globale est très faible à l'échelle nationale».

Et selon l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep), l'entretien des cabines coûte environ 12 millions d'euros par an. La disparition des cabines téléphoniques françaises sera donc une libération pour l'opérateur, au grand dam de ceux qui désirent leur maintien.

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