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11 janv. 2017

Nouvelles de Genève: Ville hyperconnectée !

"Près de 1,6 milliard de téléphones mobiles ont été vendus dans le monde en 2010, dont 19% de smartphones. En 2010, le nombre d'abonnements aux téléphones portables frisait les 10 millions en Suisse, soit davantage que la population résidente. Environ 25% de ces téléphones possédaient une connexion internet à large bande...  Sur une journée à Genève, les abonnés au réseau Swisscom générèrent environ 15 millions de connexions exploitables pour environ 2 millions d’appels. Ces informations — que l’on nomme «traces numériques» — offrent de nouvelles perspectives sur la ville, extrêmement intéressantes dans une logique à la fois économique et politique." 

[Notre commentaire : Les objets connectés peuvent aider à surveiller l’état ou le comportement des personnes actives. Voici comment la Ville de Genève va se servir de cette hyperconnectivité.  Il n'y a aucune considération des personnes électrosensibles, qui souffrent des effets nocifs des ondes électromagnétique générées par tous ces objets connectés.]

Représenter la dynamique de la vie urbaine

La ville de Genève a pris conscience du potentiel du big data pour les projets d’urbanisme de ce type dès 2011. Le projet pilote «Ville Vivante» montre de manière éloquente avec quel réalisme les données de déplacement des téléphones mobiles permettent de représenter la dynamique de la vie urbaine. Et la technologie a encore progressé depuis. Les premières villes suisses, comme par exemple Pully, utilisent le réseau mobile pour planifier le trafic sur la base de données factuelles. Les principaux avantages des profils de déplacement des téléphones portables: Ils fournissent une représentation pratiquement exhaustive de la mobilité, sont relativement peu coûteux à relever et sont disponibles extrêmement rapidement. (Réf : Swisscom, voir ici.)

Genève dans la dimension dynamique
Ville vivante

Le téléphone portable a rapidement évolué en un outil qui nous accompagne dans tous nos déplacements quotidiens. Les antennes-relais sont devenues en quelque sorte le nouveau fil d'Ariane censé nous maintenir connecté à un monde qui tolère de moins en moins de ne pas être accessible ou de ne pas permettre un accès immédiat à l'information.

Fort de ce constat, la Ville de Genève a pris le pari audacieux de visualiser les empreintes numériques laissées par nos téléphones portables. Cette installation a pour but de sensibiliser et de questionner les gens sur une nouvelle manière de lire les flux d'une population connectée au quotidien.

Fond

Près de 1,6 milliard de téléphones mobiles ont été vendus dans le monde en 2010, dont 19% de smartphones. En 2010, le nombre d'abonnements aux téléphones portables frisait les 10 millions en Suisse, soit davantage que la population résidente. Environ 25% de ces téléphones possédaient une connexion internet à large bande.

Or, chaque téléphone portable laisse des traces en permanence lorsqu’il interagit avec l’infrastructure dont il dépend pour fonctionner et peut donc être considéré comme un capteur mobile qui permet de déterminer la position géographique du titulaire de l'abonnement en quasi-temps réel.

Ainsi, sur une journée à Genève, les abonnés au réseau Swisscom générèrent environ 15 millions de connexions exploitables pour environ 2 millions d’appels. Ces informations — que l’on nomme «traces numériques» — offrent de nouvelles perspectives sur la ville, extrêmement intéressantes dans une logique à la fois économique et politique. On peut mentionner les usages suivants
Pour les individus, ces données permettent de prendre le pouls de la population dans sa manière d’utiliser l'espace urbain et en particulier d’innover en offrant de nouveaux services aux habitants (engorgements, embouteillages, zones d’activités sociales).
Pour les pouvoirs publics, elles permettent d’évaluer des stratégies d’aménagement et de planification.
Pour les entreprises, elles permettent de déduire des renseignements sur les taux de fréquentation de certaines zones et espaces, information fort utile par exemple pour fixer des loyers ou choisir la localisation d’un espace commercial.

Plus globalement, ces données permettent de révéler les dimensions généralement invisibles dans les représentations traditionnelles par la cartographie. Elles témoignent de la dynamique des mobilités, que cela soit à l’échelle d’une ville ou d’une rue et par conséquent de représenter l’espace «vivant», tel que vécu par les individus qui l’utilisent.

https://villevivante.ch/fr/#introduction

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