Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

26 févr. 2017

Suisse : Appel pour une campagne de sensibilisation des risques pour la santé de la technologie sans fil

Bien que la plupart de ces commentaires sur la technologie sans fil et la santé rédigée par la rédactrice de ce blog figure déjà ici, nous aimerions rééditer les plus récents dans l'espoir que d'autres personnes contribueront aux opinions publiés sur ce thème par la Tribune de Genève, 24 heures et autres journaux.  Nous plaidoyons pour une campagne de sensibilisation de la population des risques de cette technologie et des mesures pour réduire l'exposition au rayonnement.  Nous avons écrit à Mauro Poggia, conseiller d'Etat chargé de la santé à Genève, dans l'espoir d'être écoutés.


Tablettes : quels autres effets pour les enfants?
Tribune de Genéve, 14 janvier 2016

Bien que l'article "La tablette n'est pas une baby-sitter", paru dans la Tribune de Genève du 9 janvier, parle des risques de l’usage intensif des tablettes par de très jeunes enfants, tels que les troubles de l’apprentissage et du comportement, et la tendance à l’addiction, il néglige de mentionner les effets biologiques dus à l’exposition aux champs électromagnétiques (CEM) émis par ces appareils: risque du cancer, dommage de l’ADN, effets neurologiques.

Les médecins et certains sites dédiés aux "jeunes et les médias" citent souvent le mantra du Dr Serge Tisseron, psychiatre appelé "commis voyageur de l'industrie numérique", sur l’usage des appareils électroniques par de jeunes enfants, en parlant des effets psychologiques et sociaux.

On ignore tout simplement l'état du savoir scientifique qui constate majoritairement des effets négatifs biologiques sur l’enfant, comme les 217 scientifiques de 40 pays dans leur appel aux Nations Unies et à l’OMS de mai 2015, demandant une protection efficace, surtout des enfants et des femmes enceintes, contre les expositions à des CEM.

Une tablette, surtout connectée au Wi-Fi qui expose le corps de l’enfant aux CEM, représente un danger sanitaire qui envahit les écoles et les maisons à travers le monde. C’est ce message-là que les médecins et les médias devraient diffuser à la population.



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Investir dans une campagne de sensibilisation
24 heures, 18 avril 2016

A propos de l’article « Montée au front contre les antennes mobiles » (24 heures du 12 avril 2016)

Merci à l’auteur pour son excellent article sur les antennes mobiles qui contient l’avertissement des Médecins en faveur de l’Environnement (MfE) concernant les risques pour la santé des téléphones mobiles. Le fait que les valeurs limites, basées uniquement sur les effets thermiques (et non biologiques), sont dix fois plus basses en Suisse que dans d’autres pays d’Europe, ne rend pas la pollution électromagnétique (EM) moins nocive. Dans le magazine publié en janvier par la CSS Assurance, le président des MfE, Dr Peter Kälin, affirme, « De plus en plus d’éléments suggèrent que la pollution EM, même inférieure aux valeurs limites, est néfaste pour la santé. »

L’augmentation des valeurs limites va encourager l’usage des téléphones portables et engraisser les profits des sociétés de téléphonie. En fait, le but de cette action, n’est-il pas de faire marcher l’économie ? Qu’en est-il de la santé de la population ?

On ne comprend pas pourquoi la Suisse continue de nier les plusieurs milliers d’études scientifiques internationales montrant les effets biologiques de la pollution EM, y compris celle des antennes mobiles. Entreprendre d’avantage de recherche sert à retarder la mise en place des politiques protégeant la population contre cette pollution, surtout les personnes plus vulnérables : les enfants et les femmes enceintes. L’argent serait mieux investi dans une campagne de sensibilisation de la population sur la façon d’utiliser les technologies sans fil afin de réduire l’exposition aux champs EM, selon Dr Kälin : « débrancher, éteindre, s’éloigner ».

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Pas de portable pour bébé
Tribune de Genève, 11-12 juin 2016

L’article « Portables sous surveillance » mentionne que 97% de la population plus de 16 ans utilise un portable.

Et les enfants de moins de 16 ans ? L’autre jour, j’ai vu un enfant de 3 ans jouant avec un smartphone dans le tram. Sa mère n’avait aucune idée du risque pour la santé du rayonnement de cet appareil. Un jeune enfant ne peut pas lire de tels articles ou les manuels avertissant des dangers.

On va développer les casques de réalité virtuelle (VR) pour les enfants où les smartphones se trouvent tout près du cerveau et des yeux. Tous les manuels avertissent qu’un portable ne devrait pas être tenu près du corps. Certains modèles de casque VR ne doivent pas être utilisés par des enfants de moins de 13 ans. Leur crâne, n’étant pas assez développé, permet au rayonnement, classifié « cancérogène potentiel » par l’OMS, de pénétrer profondément dans le cerveau.

« L’être humain est prêt à prendre d’autre risques », a commenté le Dr Christian Hess. On parle ici des adultes : les jeunes enfants ne fument pas, ne boivent pas, mais ils utilisent les portables. Ils sont incapables de juger les risques. Beaucoup de parents n’en sont pas conscients.

Il faut maintenant informer toute la population sur les questions de santé des téléphones portables et leur usage pour réduire le rayonnement. Les risques sont loin d’être mineurs !

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Gare au Wi-Fi
Tribune de Genève, 12 août 2016

Le numérique se fait une place dans l’école à Genève. Presque toutes les tablettes relient à Internet par le Wi-Fi. Combien de parents permettraient-ils à leurs enfants d’être exposés au rayonnement de radiofréquence (RF) émis par le Wi-Fi, classifié comme « peut-être cancérogène » par le Centre international de recherche sur le cancer? Aucun parent ne souhaite avoir un enfant « électrosensible » comme Tyler, 11 ans, qui, depuis quatre ans, souffrait énormément de l’exposition au Wi-Fi à l’école : maux de tête, vomissements, fatigue extrême, insomnie. Une candidate à la Présidence des Etats-Unis (Parti vert), Jill Stein, médecin formée à l’Université de Harvard, avertit que l’exposition des enfants au Wi-Fi pourrait être nocive car leur corps est en pleine croissance. L’Office fédéral de la santé publique conseil de « ne mettre en marche le WLAN [Wi-Fi] que lorsque l’on en a réellement besoin » et « ne pas tenir l’ordinateur portable contre son corps pendant la connexion WLAN. » Espérons qu’un département responsable pour l’éducation et le bien-être des enfants tiendra compte de tels avertissements et assurera l’inclusion dans le programme scolaire de l’enseignement des usages prudents des technologies sans fil pour réduire l’exposition au rayonnement RF.

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Dangereux et addictif
24 heures, 23 septembre 2016

A propos de l’article, « La Ritaline s'impose parmi les salariés et les étudiants » 24 heures du 27 août 2016

En Suisse, de plus en plus de salariés et d’étudiants prennent la Ritaline pour améliorer leurs performances. On prescrit ce médicament dangereux et addictif pour traiter le trouble déficitaire d’attention. On ne considère pas les causes de ces troubles, comme la surutilisation des gadgets mobiles qui peuvent diminuer la concentration et la performance.

Le rayonnement de radiofréquence (RF) émis par cette technologie est cité comme un des facteurs environnementaux responsables pour la hausse des cancers, y compris ceux de l’enfant, au Royaume-Uni. Le Dr Denis Henshaw, conseiller scientifique pour les enfants atteints de cancer, a déclaré que la vie moderne, principalement la pollution de l’air, mais aussi les pesticides, et le rayonnement des gadgets électroniques peuvent causer cette augmentation. En 2015, les chercheurs à l’Université de Bournemouth a cité ces mêmes facteurs pour expliquer la hausse des cas de démences chez les personnes de plus en plus jeunes.

Et pourtant, trop de personnes continuent à tenir de longues conversations, smartphones collés à l’oreille. Attention ! Les chercheurs américains de l’étude du Programme national de toxicologie révélant une augmentation des tumeurs cérébrales et du cœur, viennent de soumettre pour examen par leurs pairs un document montrant que le rayonnement RF casse l’ADN, ce qui pourrait expliquer la hausse de ces cancers.

Il n’est jamais trop tard pour adopter un comportement plus sain pour réduire l’exposition à ce rayonnement : préférer les SMS, tenir le téléphone à distance du corps, téléphoner avec une oreillette, protéger surtout les jeunes et les femmes enceintes.

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Nos jeunes sont cloués aux écrans 
Tribune de Genève, 4 octobre 2016

Avant de dépenser plusieurs millions de francs pour équiper les écoles avec les outils numériques, il faut poser la question, pourquoi les écoles d’autres pays et même d’autres cantons interdisent ou limitent ces technologies ? Est-ce que les enseignants et les parents sont conscients des risques des troubles comportementaux et physiques ? Les jeunes passent déjà trop de temps devant les écrans. Leur utilisation dans la salle de classe peut nourrir une tendance à l’addiction, l’hyperactivité, la dépression, la conduite agressive. L’Addiction Suisse cite une enquête révélant que les élèves de 11 à 15 ans passent en moyenne 4,4 heures par jour en semaine devant un téléviseur, un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Durant le week-end, la moyenne grimpe à 7,4 heures par jour.

Est-ce que nous sommes en train de pousser notre engouement pour cette technologie sur nos enfants, en supposant qu’ils préfèrent apprendre avec les gadgets plutôt que par le contact humain ? De plus en plus de spécialistes de l’éducation observent qu’un apprentissage par le numérique n’améliore pas la performance des élèves.

Et personne ne veut confier le futur aux “smombies”, égoïstes et stressés, cloués aux écrans, incapables de communiquer et de faire preuve d’empathie aux autres.

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Une vraie question de santé
Tribune de Genève, 29 novembre 2016

Récemment une conférence sur l’autisme a eu lieu à Genève avec la participation du Pr Luc Montagnier, Prix Nobel de médecine. Les présentateurs ont exprimé de sérieuses inquiétudes concernant les dangers de l’exposition au rayonnement électromagnétque (EM) émis par les technologies sans fil (smartphones, Wi-Fi…), surtout chez les femmes enceintes. Le Pr Montagnier a souligné l’importance de la sensibilisation de toute la population à cette question de santé. Il a clairement dit que la santé devrait prévaloir sur l’économie. Aucune des associations officielles liées à l’autisme n’a assisté à cette conférence. Il n’y avait ni annonce sur leurs sites, ni reportage dans les médias.

La présence des ondes est un des facteurs importants dans l'augmentation des cas de l'autisme dans le monde. Selon une étude, l’autisme affecte un enfant sur 38 en Corée du Sud, le pays le plus connecté du monde. En Europe, un enfant sur 100 est touché.

L’économie prime sur la santé de nos enfants. A quand une campagne pour sensibiliser la population aux risques des technologies sans fil ? Ceux qui s’engagent à protéger nos enfants font face a un déni presque total de cette problématique de la part des milieux médicaux, scolaires, politiques. Une collusion malsaine qui coûtera très chère à la société.

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Un rayonnement enfin bridé
Tribune de Genève, 16 décembre 2016

Merci pour l’article au sujet de la votation sur la hausse du rayonnement des antennes de téléphonie mobile. Le rejet de cette motion représente un pas important vers la sensibilisation à la question du rayonnement des radiofréquences (RF). Cette fois, le vote par le Conseil des Etats a envoyé un message que ces ondes affectent la santé. Nous avons apprécié le soutien des sénateurs des cantons de Genève et Vaud et l’empathie de certains envers la détresse des personnes électrosensibles.
Cependant, il faudra parcourir encore un long chemin pour éduquer le public et réaliser la reconnaissance de l’électrohypersensibilité par la médecine et les services d’invalidité, car une grande partie de la population méconnaît les effets négatifs des technologies mobiles et leur vulnérabilité face à l’électrosensibilité.

La prochaine étape du gouvernement devrait être une campagne de sensibilisation destinée à toute la population. Les associations qui s’occupent des enfants comme Jeunes et Médias, les groupes de pédiatres, les associations des parents d’élèves pourraient jouer un rôle important à cet égard en mentionnant les effets avérés du rayonnement RF et l’application du principe de précaution en matière d’utilisation des technologies mobiles.

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Technologie 5G
Etudions d’abord son impact sur la santé

24 heures, 12 janvier 2017

La technologie 5G augmentera les niveaux d’électrosmog dans notre environnement. La présence des milliards d’objets connectés va nous rendre plus stressés, vulnérables à la cybercriminalité, déconnectés et sensibles au rayonnement. Les services de santé seront mis sous pression pour faire face à une pandémie de maladies résultant de l’exposition accrue. L’économie sera touchée par la hausse des coûts de santé et d’une perte de productivité au travail.

Bien que le développement de ces nouvelles technologies s’accélère, en même temps il y a tendance à déconnecter. On traite les addictions aux gadgets. En France, les lois obligent les entreprises à respecter le temps de repos des employés en régulant la communication à tout moment, voire limiter l’exposition au rayonnement des femmes enceintes et des employés de moins de 18 ans au travail.

A mi-décembre, le conseiller national, Maximilian Reimann, a déposé une interpellation, cosignée par 25 conseillers nationaux, citant que l'ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant ne couvre pas tous les domaines générant des immissions nocives pour le système biologique de l'homme et de l'animal. Cet électrosmog « a une grande part de responsabilité dans la hausse des coûts de la santé. Or, il ne fait pas l'objet de recherches suffisantes.» Avant de lancer la 5G, nous devrions étudier son impact sur la santé et l’environnement.

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