Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

6 mars 2017

«L’accès aux technologies réduira nos craintes»

Le futurologue belge Rudy de Waele s'adressant aux
participants d'une conférence en Slovénie, en
septembre 2016.  
Image:  Barbara Reya
[Notre commentaire:  Cet article ne mentionne pas le rayonnement des ondes de radiofréquence et d'autres inconvénients de certaines technologies numériques qui affectent la santé et la société : addiction, cybercriminalité, exploitation minière, déchets électroniques, perte d'emploi. La technologie devra être au service des valeurs humaines. Quelle valeurs : la consommation, le profit? Qu'en est-il en matière de la santé - la protection des enfants, des femmes enceintes, des personnes âgées, des électrosensibles qui sont plus vulnérables aux ondes? Est-ce que le canton considère-t-il l'éventuelle publication des directives pour réduire l'exposition au rayonnement des smartphones, du Wi-Fi, des objets connectés? La promotion de la santé et les droits humains sont la plus haute expression des valeurs humaines. Si M. de Waele souhaite diffuser des connaissances liées à ces technologies, il devrait aussi parler des inconvénients.]

«L’accès aux technologies réduira nos craintes»
par Roland Rossier

Symposium à Genève : Un gourou de la révolution digitale décrit ce qui nous attend dans quelques années

Comment vivrons-nous dans dix ou vingt ans? Devrons-nous jouer des coudes avec toutes sortes d’appareils et de robots qui entreront en concurrence avec nous? Pour le futurologue belge Rudy de Waele, les développements technologiques vont s’accélérer.

Mais cet expert, qui s’exprimera prochainement à Genève (lire ci-contre), est persuadé que, pour conjurer les peurs souvent démesurées qui leur sont associées, «les connaissances liées à ces technologies doivent être élargies au sein de la population. Il faut les diffuser largement. Face à elles, des différences importantes existent entre les générations.»

Pour le futurologue, les personnes plus âgées craignent par exemple que ces technologies fassent irruption dans leur vie privée à travers la commercialisation des données. Les jeunes sont plus perméables. Biberonnés aux smartphones et aux jeux vidéo, ils ont généralement une attitude décomplexée face au digital. Une société numérique à deux vitesses est-elle en train d’apparaître?

Génération smartphone

Les premiers smartphones sont apparus il y a dix ans. Le futurologue jette un coup d’œil dans le rétroviseur: «Durant cette dernière décennie, les gens se sont approprié les smartphones. Ils ont chaque année utilisé davantage d’applications destinées à faciliter leur vie quotidienne.» Aujourd’hui, Rudy de Waele cite, comme exemple d’innovation qui lui semble promise à un succès, un nouvel appareil commercialisé par Amazon.

Trois millions de personnes peuvent déjà compter sur les services d’Alexa, un assistant vocal développé par le géant californien qui peut fournir des informations utiles (météo, état du trafic…), gérer la sécurité de la maison ou diffuser de la musique.

Le Belge cite aussi les lunettes lancées par Snapchat, qui permettent de réaliser de petits films. Cette firme, qui vient d’entrer en Bourse, se trouve ainsi en concurrence avec un autre titan d’Internet, Google. «Je prédis un grand succès, dans les deux à trois ans à venir, pour ce type d’objet», estime Rudy de Waele.

Retour des lunettes connectées

Si pratiquement plus personne, entre 15 et 85 ans, ne peut se passer d’un smartphone dans les pays occidentaux ou émergés, leur usage demeure plus compliqué que celui de lunettes qui seraient munies d’applications similaires, voire encore plus sophistiquées.

A l’avenir, les gens pourraient en effet se déplacer – à pied, à vélo, en automobile, dans les transports en commun – munis de lunettes qui leur permettront de s’informer, de se divertir ou encore d’acheter des produits vantés par les commerçants qui se trouveront sur leur passage. Je chausse mes lunettes et je commande un billet de train ou d’avion, je profite d’une action spéciale, etc.

Le futurologue reste conscient des risques liés à ces avancées technologiques. «Il faudra établir des règles. Mais elles devront être suffisamment souples pour s’adapter en permanence à des technologies qui évoluent très rapidement», résume-t-il. Né à Bruges et résidant aujourd’hui à Barcelone, Rudy de Waele espère que l’Europe ne laissera pas, dans ce domaine, le champ libre aux Etats-Unis ou à la Chine: «Les Européens ont un rôle crucial à jouer dans cette révolution. Ces pays sont bâtis sur des valeurs humaines.» Et, ajoute-t-il, la technologie doit être au service de ces valeurs. (TDG)

«Mon collègue est une machine!»

Sommes-nous à l’aube d’une quatrième révolution industrielle, notamment marquée par le développement de l’intelligence artificielle? Les robots vont-ils peu à peu nous remplacer?

Pour cerner les enjeux de ces formidables mutations, dont certaines ont déjà débuté, la Haute Ecole de gestion de Genève (HEG) organise un symposium le 23 mars, sous le titre général «Mon collègue est une machine». Et lance aussi, en partenariat avec la Tribune de Genève, un sondage sur les bouleversements, en particulier dans le domaine de l’emploi, que cette révolution entraîne.

Rudy de Waele sera l’un des participants de ce symposium, aux côtés, notamment, de Jean-Luc Favre (CEO d’ABB Sécheron), Xavier Oberson, qui se penche sur la question de la taxation Des robots, ou encore Maria-Luz Vega, coordinatrice de l’unité Avenir du travail au sein de l’Organisation internationale du travail. R.R.

Programme du symposium et conditions d’inscription:
https://www.hesge.ch/heg

http://www.tdg.ch/geneve/L-acces-aux-technologies-reduira-nos-craintes/story/28853952

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