Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

15 mars 2017

Suisse : Journée sans écrans : 15 mars 2017

Passer un moment de convivialité au lieu de rester chacun
dans une bulle virtuelle:  c'est l'objectif de la journée sans
écrans prévue mercredi.
"Un problème de santé publique : Dépression, anxiété, hyperactivité, insomnie, surpoids, impact sur la scolarité et prises de risque... L'usage excessif des nouvelles technologies est un problème de santé publique, comme l'atteste l'OMS dans son rapport de 2015."

Parents favorables à une journée sans écrans
par Abdoulaye Penda Ndiaye, 20min.ch,
13 mars 2017

Un mouvement organise une journée en famille et dans la nature, mercredi. L’objectif est de couper les enfants du Net.

L’année passée, 40 familles avaient lancé le mouvement «Unplugged Week». A cette occasion, des parents et enfants basés dans la région nyonnaise avaient passé une semaine sans smartphones, ni tablettes, ni TV à la maison. Pour la deuxième édition, prévue mercredi, les organisateurs redimensionnent l’événement sur un seul jour mais voient plus grand. Unplugged week est devenu Unplugged kids.

Toucher d'abord toute la Suisse


«Nos enfants passent en moyenne deux heures par jour devant un écran et seulement une heure à jouer dehors», déplore le mouvement. «Une sortie est prévue au zoo de la Garenne. Mais nous voulons toucher le maximum de familles: pour participer à l’action, il suffit de s’engager à ne pas se connecter pendant cette journée. Nous avons aussi des contacts en France, en Allemagne, aux Etats-Unis et en Colombie», souligne Federico Luna, porte-parole du groupe.

Bientôt une journée mondiale sans connexion?

En marge de la journée, une campagne de crowdfunding a été lancée sur la plateforme wemakeit. Ce mouvement veut toucher le monde entier et faire du 15 mars «la journée internationale sans connection». La démarche est saluée par le Groupement romand d’études des addictions. «Cette problématique touche beaucoup de monde. Le dialogue intergénérationnel est de nature à renforcer la prévention des usages à risques», a indiqué le vice-secrétaire général Frédéric Richter.

Un problème de santé publique

Dépression, anxiété, hyperactivité, insomnie, surpoids, impact sur la scolarité et prises de risque... L'usage excessif des nouvelles technologies est un problème de santé publique, comme l'atteste l'OMS dans son rapport de 2015. La Suisse a mis en place depuis 2012 un Programme National de Prévention Jeunes et média. «Il y a dix ans, nous recevions plus de parents qui demandaient de l'aide. Aujourd'hui, ce sont de plus en plus les principaux concernés qui viennent consulter», relève la doctoresse Sophia Achab, psychiatre responsable du Programme Addictions sans substance des HUG. Pour le Dr Philippe Stephan, de l'Hôpital de l'enfance à Lausanne, «une des clés du problème passe par la capacité des parents à mettre, par le dialogue, des limites aux enfants».

Hyperconnection: un ado sur quatre touché

Selon le Monitorage Suisse mené en 2015, chez les 15-19 ans, un ado sur quatre est confronté à un usage problématique d'Internet. Les résultats montrent qu'il s'agit de la catégorie d'âge la plus touchée. En revanche, le problème n'a pas de sexe: les hommes sont autant concernés que les femmes. Les activités les plus fréquemment sources d'usage problématique sont la communication, le visionnage de vidéos et le jeu en ligne.

Pour info:
https://www.facebook.com/events/1218709284892665/


http://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/11127017

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