Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

22 juil. 2017

Pour un nombre grandissant d'experts médicaux, la pollution électromagnétique est devenue le plus grand risque pour la santé du 21ème siècle

Pollution électromagnétique se protéger de l’électrosmog
par Olivier Desurmontagendaplus.be

Tout le monde a entendu parler des ondes électromagnétiques. Ces fréquences vont de la gamme extrêmement basse [lignes électriques et distribution du courant à 50 Hertz] à la gamme des hyperfréquences [entre 300 MHz et 300 GHz] générées par les télécommunications sans fil. Nous sommes malheureusement exposés 24h/24 à ces champs artificiels qui constituent une pollution électromagnétique croissante et ont une action délétère sur notre santé.

La lumière visible, les micro-ondes, les ondes radio et les rayons X sont tous des exemples d’ondes électromagnétiques, mais avec des longueurs d’onde différentes. Ainsi, tout mouvement de particules chargées électriquement génère immanquablement un champ électromagnétique [CEM], puisque des particules chargées électriquement se diffusent autour de la source d’émission. En d’autres termes, une pollution électromagnétique se produit chaque fois que de l’électricité est produite. Et nous sommes continuellement entourés par cette pollution invisible émise par les tours de communications mobiles, les systèmes GPS par satellite, les réseaux sans fil [Wi-Fi, WiMAX,…], les radars, les lignes électriques, les écrans d’ordinateur et les disques durs, les fours à micro-ondes, les téléviseurs, les lampes fluo-compactes, les prises électriques, les compteurs électriques, les téléphones portables, les téléphones sans fil [DECT], les câblages de maison, les appareils ménagers, etc…

Bref, une quantité ahurissante d’objets fabriqués par une science et des industriels inconscients des effets délétères de ces technologies sur l’environnement et le vivant. «Inconscients » en partie, car il semblerait que les enjeux financiers l’emportent parfois sur le bon sens, l’éthique et la santé des citoyens…

La vie est énergie

Nous sommes des êtres électromagnétiques. Notre cerveau contient, par gramme, plusieurs milliards de micro-cristaux de magnétite. Cette centrale électromagnétique naturelle contrôle la physiologie humaine. Notre système nerveux fonctionne à l’aide de courant électrique, ultrafaible, mais porteur d’informations. Le rouge du sang est dû à l’oxyde de fer, magnétisable.

L’énergie émise par notre corps crée un «biochamp » tout à fait mesurable qui est formé par l’énergie collective émise par chacune de nos cellules. A chaque instant, les atomes et les cellules de notre organisme génèrent une multitude de transferts d’énergie et d’informations. Les champs électromagnétiques artificiels extérieurs perturbent et dérangent ces rythmes internes et nos champs électromagnétiques naturels, entraînant peu à peu le chaos dans les différents systèmes qui nous composent.

L’exposition à des champs artificiels augmente la sensation de fatigue et une forme de stress cellulaire, car nos cellules doivent dépenser plus d’énergie pour transmettre leurs messages électrochimiques spécifiques.

La pollution électromagnétique crée un déséquilibre physiologique que le corps a beaucoup de mal à rééquilibrer par lui-même.

La science a fait récemment une avancée majeure qui démontre et exploite le contrôle physiologique par les champs : «La prolifération des cellules cancéreuses est inhibée par des irradiations de champs électromagnétiques en fréquences et modulations spécifiques» [Next-up News].Mais la médaille a un revers : ce qui peut guérir peut aussi agir en sens inverse. Notre environnement est de plus en plus chargé en rayonnements divers dont l’influence combinée dans l’espace et cumulée dans le temps a été trop peu étudiée et encore moins contrôlée.

La sensibilité de nos cellules à l’environnement, qui régule l’expression des gènes [épigénétique] est connue en microbiologie. L’électrohypersensibilité est l’une des conséquences physiquement et socialement invalidante de ces interférences électro-magnétiques.

Problèmes de santé

Le Dr Thomas Rau, directeur médical de la clinique Paracelsus en Suisse, estime que 3 à 8% de la population des pays développés éprouvent des symptômes d’électro-sensibilité graves, tandis que 35% éprouvent des symptômes bénins qui ne sont souvent pas associés aux pollutions électromagnétiques [ni par les patients, ni par les médecins].

Le Dr Rau estime que parmi les problèmes de santé les plus courants, générés ou amplifiés par les CEM, on trouve : les problèmes de concentration, les acouphènes, les migraines, l’insomnie, l’arythmie cardiaque, l’autisme, la maladie de Parkinson, les leucémies infantiles, les malformations congénitales, les fausses couches, les scléroses en plaques, les dépressions, les pertes de mémoire, l’irritabilité, la fatigue chronique, l’affaiblissement du système immunitaire, les tumeurs cérébrales, la maladie d’Alzheimer, les cancers et l’accélération du vieillissement ! Par ailleurs, des recherches suggèrent que les individus qui souffrent de maladies entraînant la perte de myéline, comme la sclérose musculaire, la maladie de Lyme et d’autres maladies auto-immunes forment une population à risque par rapport à l’électro-sensibilité. D’autres études, comme celles du Dr Jean-Pierre Maschi [présentées dans son ouvrage «Scléroses en plaques et pollution électromagnétique» - voir Références en fin d’article], vont plus loin en faisant un lien de cause à effet entre l’augmentation de l’électrosmog environnemental [brouillard électromagnétique ambiant] et le taux de plus en plus élevé d’atteintes du système nerveux et, notamment, de cas de scléroses en plaques.

Les microparticules de métaux lourds dans le cerveau agissent également comme des micro- antennes qui concentrent et augmentent la réception des rayonnements électromagnétiques par le système nerveux central. De même, n’importe quel type d’implants métalliques dans le corps [piercings compris !], les amalgames dentaires et autres «plombages » peuvent avoir une action qui accroît considérablement la réception de micro-ondes, qu’ils proviennent de téléphones cellulaires ou d’autres champs artificiels ambiants. Une raison de plus de se faire remplacer les «plombages au mercure» par des résines nonconductrices !

Pour les personnes atteintes du syndrome d’hypersensibilité électromagnétique - HSEM [ou électro-sensibilité, électro-hypersensibilité - EHS ou encore syndrome d’intolérance aux champs électro-magnétiques - SICEM], le simple fait de marcher dans un lieu public équipé de Wi-Fi peut déclencher un large éventail de symptômes, tels que des maux de tête, de la fatigue, des nausées, des sensations de brûlure, des démangeaisons et des douleurs musculaires…

Dans certains pays, des étudiants électrosensibles doivent abandonner l’école, car ils deviennent incapables de suivre les programmes d’études supérieures dans des auditoires «free Wi-Fi». Même faire la file au bureau de poste ou prendre les transports en commun peut être une expérience difficile pour certaines personnes EHS dont le retour à l’équilibre peut prendre des heures…

Bien qu’il existe désormais des «Zones libres de CEM» dans le monde entier [en Europe, on en trouve dans le Sud de la France, en Espagne et en Italie], ces zones ne sont pas toujours faciles d’accès et ne peuvent, à terme, accueillir qu’un nombre limité d’hypersensibles. Pour ceux dont les symptômes sont les plus graves, la fuite dans les montagnes ou vers des zones très rurales où il est plus facile de trouver refuge, devient la seule option possible.

Bref, pour un nombre grandissant d’experts médicaux, la pollution électromagnétique est devenue le plus grand risque pour la santé du 21ème siècle.

Comment se protéger ?

Bien que l’exposition à la pollution électromagnétique soit quasi inévitable dans la société d’aujourd’hui, il y a des mesures que nous pouvons prendre pour nous protéger. La distance et le temps passé à proximité de sources de CEM déterminent notre «degré d’exposition». Pour réduire ce dernier, nous pouvons :

- faire tester et corriger notre maison et/ou notre environnement de travail par un géobiologue ;
- faire réparer le câblage électrique défectueux qui émet souvent des CEM plus élevés ;
- vérifier et corriger la prise de terre des appareils électriques et même celui du réseau électrique général ;
- éteindre les lumières et les appareils électriques [ou «désactiver les barres de puissance»] ou, mieux, les débrancher lorsqu’ils ne sont pas utilisés ;
- réduire ou éliminer l’utilisation d’appareils électroniques et sans fil [rasoirs, réveils, claviers, souris, téléphones portables, jeux vidéo, etc…] ;

- augmenter la distance entre notre corps et les sources de CEM [au moins une longueur de bras d’un écran d’ordinateur ou un réveil électrique] ;
- réduire ou éliminer l’utilisation d’une borne Wi- Fi domestique ;
- éviter de dormir à proximité d’un boîtier électrique ou d’une borne Wi-Fi ;
- déplacer le lit afin que notre tête soit au moins à 1 m de toutes prises électriques ;
- éteindre et même débrancher tout appareil électrique dans la chambre à coucher, y compris ordinateur, tablette, Wi-Fi et les téléphones portables ;

- opter pour un lit sans structure métallique, idem pour le matelas [les ressorts sont de vrais tourbillons-conducteurs !] ;
- bannir les couvertures et les coussins électriques chauffants ;
- obtenir des protections contre les champs électromagnétiques afin de renforcer notre «biochamp » naturel et limiter les facteurs extérieurs
de stress [voir les boutiques spécialisées]. - à moins d’une situation d’urgence, les enfants ne devraient jamais utiliser un téléphone cellulaire ou un appareil sans fil de n’importe quel type [ils sont beaucoup plus vulnérables aux radiations que les adultes] ;
- réduire l’utilisation du téléphone portable au strict nécessaire [bannir les «Allo chéri/e, j’arrive… »] et réserver son utilisation pour les urgences ou les questions importantes ;
- utiliser un téléphone portable uniquement là où la réception est bonne [plus faible est la réception, plus la puissance de rayonnement augmente et pénètre dans le corps] ;

- garder le téléphone portable le plus loin possible du corps, éviter de le porter directement dans une poche en contact avec le corps [préférer un sac à main ou de transport] ;
- utiliser le mode haut-parleur dès que cela est possible ou utiliser un casque filaire sécurisé [attention : la plupart de ces casques ne sont pas protégés : le fil lui-même agit comme une antenne et attire les ondes ambiantes - se renseigner] ;
- éteindre le téléphone portable quand il n’est pas en cours d’utilisation [tant qu’il est allumé, il émet un rayonnement par intermittence, même hors communication] ;
- revenir au téléphone filaire domestique ou, au moins, opter pour des téléphones bio-compatibles dont le rayonnement se coupe lorsqu’ils sont posés sur leur base ou lorsqu’ils ne sont pas utilisés [la plupart des téléphones sans fil classiques DECT rayonnent 24h/24 à pleine puissance !] ;
- si le téléphone sans fil «classique» ne peut être remplacé : s’assurer que la base se situe à au moins trois pièces des chambres ou le débrancher la nuit ; - en cas de construction neuve : utiliser du câblage blindé et s’assurer d’une prise de terre maximale pour l’ensemble du circuit, faire placer un circuit électrique bio-compatible et des biorupteurs dans les chambres afin de couper toutes formes de rayonnements électriques la nuit.

Si les niveaux de CEM restent trop élevés, nous pouvons opter pour des peintures spéciales «prise de terre», des tissus de protection au maillage métallique [vêtements, voiles/moustiquaires pour lit, etc…] et autres films pour les fenêtres [par lesquelles une grande quantité de CEM entre dans la maison] — demandez conseil à un géobiologue.

Le scandale sanitaire grONDE…

Aujourd’hui, beaucoup de mouvements «verts» se concentrent sur la réduction de l’empreinte carbone, sans tenir compte des effets biologiques des nouvelles technologies employées, dont beaucoup sont dangereuses. A ce titre, l’exemple de certains «bâtiments verts» remplis de domotique, de capteurs thermiques, de panneaux solaires, de circuits électriques nonbiocompatibles, parfois placés dans des structures à ossature-bois particulièrement conductrices, est un véritable non-sens...

Il est donc urgent que le mouvement mondial en cours favorisant les énergies renouvelables, l’éco-construction et toutes les nouvelles technologies de communication, tienne compte des conséquences sanitaires de ces technologies et prenne des mesures pour réduire efficacement la pollution électromagnétique qui affecte l’environnement et chaque être vivant.

Olivier Desurmont

Références : Vivre avec l’électrosmog, Hélène Bernet aux Editions Xenia
• Sclérose en plaques et pollution électromagnétique, Dr. Jean-Pierre Maschi aux Editions Marco Pietteur, coll. Résurgence
• Les pollutions électromagnétiques, Frédéric Sénéchez chez Eyrolles • teslabel.be
• grondes.be
• lasourcerie.be

https://www.agendaplus.be/index.php/be/publications/dossier/144022/pollution-electromagnetique-se-proteger-de-l-electrosmog

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