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6 août 2017

Electricité, le poison caché - Extrait : La réglementation nous protège-t-elle ?

(Choix d'image par "Mieux Prévenir")
Article de la section sur « 220 V-50 Hz – « Electricité, le poison caché » publié dans le magazine « Nexus », mars-avril 2017, 
pp. 36-37

Normes et lois sous influence
La réglementation nous protège-t-elle ?


Existe-il des seuils d’innocuité au-dessous desquels les rayonnements électromagnétiques d’origine électrique n’auraient pas d’effets biologiques ? La réglementation en vigueur n’offre malheureusement pas de garanties en la matière.

Contrairement à toutes autres formes de pollutions, la supposition « more is worse » (plus est pire) ne s’applique pas aux champs électromagnétiques. Selon un rapport remis au Congrès américain, « il est injustifié de supposer que la dose est proportionnelle à la force du champ et au temps d’exposition. Aussi, le problème de l’exposition aux rayonnements d’origine électrique ne doit-il pas être traité par le biais d’une réglementation qui établirait des seuils maximums d’émission. » Les auteurs du rapport déploraient, d’ailleurs, que certains Etats américains, sous la pression des fournisseurs d’énergie, aient déjà adopté cette fausse bonne solution, inadaptée à la nocivité spécifique de l’électricité. Or, quelle a été la seule mesure prise par l’Europe pour limiter le risque électrique ? Etablir des seuils d’exposition maximale, Qui plus est, « ces seuils réglementaires sont mille fois supérieurs aux seuils d’innocuité recommandés par des études scientifiques indépendantes », condame Pierre Le Ruz, du Criirem.

Des normes inadaptées

Comment penser, dans ces conditions, que la directive européenne ait été dictée par une préoccupation de santé publique ? Elle détourne des valeurs limites d’exposition ponctuelle en une norme pour des expositions chroniques. Elle prend comme référentiel les effets thermiques et ignore les effets biologiques spécifiques avérés des ondes électromagnétiques sur l’organisme. « Ce choix relève d’une carence administrative grave », déplore le Criirem. Dans quel but ? « Servir des intérêts privés et permettre aux industries de l’électricité et de l’électronique de continuer à exercer en toute légalité ? » Les seuils réglementaires français, en particulier, sont des plus permissifs. Une nouvelle réglementation (décret du 03/08/2016 applicable au 1er janvier) prévoit bien la réalisation d’expertises électromagnétiques sur les lieux de travail, pour s’assurer de « la conformité à la norme ». Mais au vue des seuils adoptés, ces mesures n’ont d’autre ambition que de garantir que nous ne sommes pas en train de griller…

Des principes négligés

Autre anomalie, la réglementation fixe un plafond pour chaque gamme de fréquences d’exposition. Aucune norme ne prend en compte la valeur cumulée de l’exposition électromagnétique. Ni les phénomènes d’interférences entre ces rayonnements. Encore moins les mécanismes de résonance, qui peuvent provoquer une amplification des champs dans certains cas. Pourtant, ces phénomènes d’interaction et de superposition ondulatoires sont pris en compte et maîtrisés quand il s’agit de compatibilité électromagnétique (domaine qui vise à limiter les perturbations des appareils électroniques). Ne méritons-nous pas au moins autant de protection qu’un gadget électronique ? La meilleure preuve de la supercherie réglementaire, s’il en était encore besoin, c’est le retrait des compagnies d’assurance. Ces dernières ont exclu de tous leurs contrats « les dommages de toute nature causés par les champs et les ondes électromagnétiques ».

A noter: Voir les références à la fin de l'article original du magazine.

http://fr.calameo.com/read/004684699d24a023a56c6

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