Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

28 juil. 2018

Téléphones portables : le danger est prouvé!

Article de fond de 10 pages dans un magazine suisse grand public. Cet extrait présente des personnalités suisses et la façon dont elles utilisent leurs smartphones dans le contexte de l'addiction. Les derniers paragraphes de l'extrait, que nous avons placés en premier, portent sur l'étude suisse "confirmant que la téléphonie a un impact neurologique négatif en cas d’utilisation excessive et sans précaution". Le prochain "post" sera l'extrait sur les jeunes enfants exposés aux écrans et l'autisme.

Addict à votre mobile? Faites le test!
Philippe Clot, Marie Mathyer et Marc Davidillustre.ch
28 juillet 2018

Une étude suisse alarmante prouve que les téléphones portables représentent un danger pour la population. Six people ont fait notre test d’addiction. Comparez votre score aux leurs!

La toute dernière étude critique envers le téléphone mobile est suisse. Mené par l’Institut tropical et de santé publique suisse sur 700 adolescents entre 12 et 17 ans, ce travail démontre que les téléphones mobiles ont un effet néfaste sur le développement de la mémoire des jeunes quand ils utilisent l’appareil en l’appliquant sur l’oreille droite. C’est l’exposition aux champs électromagnétiques à hautes fréquences qui est en cause.


Cette étude aussi rigoureuse qu’alarmante, publiée cette semaine, confirme que la téléphonie a bel et bien un impact neurologique négatif en cas d’utilisation excessive et sans précaution. L’irrésistible ascension de ces téléphones en Suisse et dans les autres pays industrialisés date d’il y a vingt ans. En 1998, 20% des Suisses avaient déjà craqué pour un téléphone cellulaire, un natel comme on disait à l’époque. L’année suivante, ils étaient 30%. En 2000, 45%. Et aujourd’hui plus de… 130%! La somme des abonnements et des cartes à prépaiement dépasse en effet le nombre d’habitants du pays.

Quant au smartphone, son triomphe commercial date de dix ans. En devenant un ordinateur de poche relié à internet, le téléphone mobile s’est imposé comme une prothèse incontournable dans la vie quotidienne. Ce saut technologique a en outre fait exploser le temps passé sur ces appareils. Selon l’étude James 2016, menée par Swisscom, les jeunes Helvètes passent ainsi en moyenne deux heures et demie par jour sur leur mobile. Et le samedi et le dimanche, ce kidnapping technologique frise les quatre heures.

Compte tenu du fait que 99% des jeunes Suisses possèdent un de ces appareils, cette emprise peut bel et bien être qualifiée de massive. Cette addiction a d’ailleurs fait réagir, en 2017, des actionnaires d’Apple, qui ont demandé à la firme californienne d’intégrer des outils de contrôle parental dans ses iPhone afin d’aider les jeunes (et moins jeunes) à se souvenir que le monde ne se limite pas à une fenêtre de 10 centimètres de large.

[Voici le témoignage de Lisa Mazzone]

De 17 à 23 ans, je n’ai pas voulu de téléphone - Lisa Mazzone, 30 ans, conseillère nationale Les Verts, Genève

Elle l’avoue, Lisa Mazzone a toujours eu «un rapport spécial» avec son téléphone. Passé le cap de l’adolescence, où tout jeune est ravi de contacter ses copains, elle en a «eu marre». A 17 ans, elle n’en a plus voulu. «Je me suis sentie libre, je n’ai jamais eu de manque.» Ce sont ses postes, chez Pro Vélo puis en tant que conseillère nationale, qui l’ont obligée à reprendre un appareil, à 23 ans: «Ne pas avoir de téléphone était incompatible avec ces fonctions, même dans une petite association.» Cela dit, elle a mis en place des stratégies telles qu’enlever les notifications ou débarrasser sa page d’accueil de la forêt des applications. Elle reste vigilante: «Je suis consciente de la capacité de cet engin à détourner l’attention, à rendre la concentration difficile. Il a un côté stressant. J’essaie de ne pas être interrompue quand je travaille. Et je ne suis sur aucun réseau social, de Facebook à Instagram.» Même si elle «préfère voir les gens», elle reconnaît que sa consommation a augmenté, «en particulier à cause de la politique» et qu’elle lorgne machinalement sur son petit bijou: «Il se passe souvent quelque chose, cela a un aspect grisant…» Mais elle l’arrête sans problème en vacances et ne le regarde jamais sur son vélo, promis.

Lire l'article ici :
http://www.illustre.ch/magazine/addict-mobile-test

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