Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

8 janv. 2017

France : L’enfouissement moins cher et plus sûr que les lignes aériennes

Voir aussi : Volt-Face

L’enfouissement moins cher et plus sûr que les lignes aériennes
par Bernard, avenirhautedurance.com,
3 janvier 2017

Même RTE reconnaît que ses arguments pour des lignes aériennes ne sont plus d’actualité. Pourquoi n’arrête-t-on pas le carnage ?


Notre vallée se défigure chaque jour avec ces pylônes hélitreuillés, qui porteront 2 fuseaux de 225 000 volts. Pourquoi en aérien ? RTE n’a jamais voulu étudier l’alternative de l’enfouissement. Trop cher. L’évolution des techniques et des consommations, que RTE reconnaît, montre que ses études sont complètement dépassées. Voici pourquoi.

Pic de consommation

RTE nous le dit dans sa plaquette de présentation, les travaux doivent remplacer un réseau datant de 1930, pour faire face à la demande croissante en électricité, et passer le cap des pointes de consommation.

Les besoins en heures de pointe sont artificiels, car dépendent uniquement de la politique d’heures pleines et heures creuses. De plus dans cette étude, RTE additionne en heures de pointe besoins diurnes et nocturnes. En décembre 2016, RTE reconnaît même officiellement que la solution pour gérer des pointes très limitées dans le temps, n’est pas de construire des lignes démesurées.

Augmentation des besoins en électricité

RTE se base sur des consommations de 2009 pour estimer ces pics de 2025 à 280 Mw. Nous avons montré que ces calculs sont exagérés : RTE sous-estime les économies d’énergies, et mélange dans les pics à 4:00 du matin consommation nocturne et diurne.

RTE annonce dans son bilan prévisionnel 2016 une baisse de la consommation d’électricité d’ici 2021 (8 TWh en 5 ans soit la consommation de la Haute-Garonne). Le Commissariat général du développement durable annonce, en 2016, une baisse de la consommation d’énergie dans toute la France. Cela est dû aux progrès techniques (isolation, chauffage moins gourmand) et à l’évolution de notre économie (moins d’industrie, plus de services moins énergivores).

Plusieurs territoires des Hautes-Alpes ont reçu le label Territoire à Énergie POSitive. Ces territoires s’engagent à produire plus qu’ils ne consomment d’électricité. Déjà les premiers paliers sont atteints : Le Briançonnais a produit plus d’électricité en juin 2016 qu’il n’en a consommé. Dans notre région, la station des Orres annonce 20 % d’économies en électricité sur un budget de 600.000 euros

Enfouissement pas plus cher

Les doubles lignes (P4 & P6) aériennes coûtent 75 millions d’euros (document RTE).

Les 230 millions d’euros du projet comprennent déjà une ligne enfouie de Chorges à l’Argentière (coût 60 millions d’euros). Une partie est réalisée, on ne voit plus rien! Le matériel est prévu pour 90 000 volts. En doublant cette ligne pour la sécurité d’alimentation (donc +60 millions d’euros) et en la prolongeant jusque Grisolles près de Gap (+15 millions d’euros) , donc pour un coût de de 60+15=75 millions d’euros on se passait de ces deux lignes THT dans un scénario énergétique actualisé.

À noter que vous pouvez poser vos questions en fin d’article, nous répondrons et pouvons vous envoyer les documents de référence.

Enfouissement plus fiable

Les techniques nouvelles avec une meilleure isolation sécurisent les lignes enfouies.

On a donc le choix entre des lignes demandant peu d’entretien et des pylônes avec des coûts d’entretien que RTE n’intègre pas dans son étude.

Point de vue sécurité que vaut-il mieux : des lignes aériennes avec des pylônes situés pour certains en zone rouge,des lignes aériennes exposées aux intempéries, ou des lignes souterraines protégées ?

Sans parler de l’impact écologique et l’image désastreuse de pylônes pour notre économie touristique.

Pourquoi RTE s’entête ?

C’est la question que chacun se pose. Que nous cache RTE ? Des commandes de pylônes qui lui restent sur les bras, après les luttes gagnantes pour l’enfouissement des populations des Pyrénnées, du Verdon et de la Maurienne ?

Autre hypothèse, toujours niée par RTE : compléter et adapter la connection plus tard (le plus dur étant fait !) et vendre l’électricité de la Durance et d’ailleurs à l’Italie ? C’est en tout cas ce qu’avait suggéré en off devant témoin l’ancien Préfet Besnard.

http://avenirhautedurance.com/2017/01/03/lenfouissement-moins-cher-et-plus-sur-que-les-lignes-aeriennes/

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire