par Pascal Sigg, Die Wochenzeitung, 11 mai 2025
Kathrin Luginbühl est l'une des nombreuses personnes en Suisse qui souffrent depuis des années de symptômes qu'elles attribuent aux rayonnements électromagnétiques - notamment à la téléphonie mobile et au WLAN. Bien que ses troubles soient graves - tachycardie, maux de tête lancinants, manque de sommeil massif - sa souffrance n'est pas reconnue comme une maladie par les instances officielles. La recherche scientifique refuse jusqu'à présent de les classer clairement, bien qu'il existe depuis des décennies des indices d'effets biologiques bien inférieurs aux valeurs limites en vigueur.
Hadlikon était pour Luginbühl un lieu de retraite, un « réduit de rayonnement », comme l'appelle l'article de l'hebdomadaire - un lieu rare avec une exposition relativement faible à la téléphonie mobile. Mais avec la construction d'une nouvelle antenne de téléphonie mobile, elle a également perdu ce dernier refuge. Quatre fois auparavant, elle avait déjà dû abandonner son lieu de résidence à cause de nouvelles antennes. Les tribunaux ont rejeté ses recours - au motif que l'exposition aux rayonnements était inférieure aux valeurs limites fixées à titre préventif. Le fait que Luginbühl tombe gravement malade en dessous de ces valeurs est ignoré.














