Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.
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12 mai 2025

Suisse : L’électrohypersensibilité - un mal ignoré

L’électrohypersensibilité - un mal ignoré - Traduction DeepL
par Pascal Sigg, Die Wochenzeitung, 11 mai 2025

Kathrin Luginbühl est l'une des nombreuses personnes en Suisse qui souffrent depuis des années de symptômes qu'elles attribuent aux rayonnements électromagnétiques - notamment à la téléphonie mobile et au WLAN. Bien que ses troubles soient graves - tachycardie, maux de tête lancinants, manque de sommeil massif - sa souffrance n'est pas reconnue comme une maladie par les instances officielles. La recherche scientifique refuse jusqu'à présent de les classer clairement, bien qu'il existe depuis des décennies des indices d'effets biologiques bien inférieurs aux valeurs limites en vigueur.

Hadlikon était pour Luginbühl un lieu de retraite, un « réduit de rayonnement », comme l'appelle l'article de l'hebdomadaire - un lieu rare avec une exposition relativement faible à la téléphonie mobile. Mais avec la construction d'une nouvelle antenne de téléphonie mobile, elle a également perdu ce dernier refuge. Quatre fois auparavant, elle avait déjà dû abandonner son lieu de résidence à cause de nouvelles antennes. Les tribunaux ont rejeté ses recours - au motif que l'exposition aux rayonnements était inférieure aux valeurs limites fixées à titre préventif. Le fait que Luginbühl tombe gravement malade en dessous de ces valeurs est ignoré.

3 déc. 2024

Suisse : La vie très compliquée de deux étudiantes jurassiennes électrosensibles

La vie très compliquée de deux étudiantes jurassiennes électrosensibles
par Benjamin Fleury, lqj.ch, 18 novembre 2024

Pathologie inexpliquée incomprise et en partie seulement reconnue, l’électrosensibilité fait souffrir entre 5 et 10% de la population. Mais lors des études, comment se tenir loin du wifi et de son téléphone? Deux Jurassiennes témoignent de leur calvaire.

Comment faire ses études dans rester connecté en permanence

 “Votre telephone? Vous l’avez laissé dans votre voiture?” Chez Nadège Fleury, à Courtételle, toutes les précautions sont de mise. Grâce à un tissue anti-ondes placé dans les murs de son appartement, la jeune jurassienne parvient à se protéger des champs électromagnétiques. “S’il y a un téléphone dans la pièce, je ne ressentirai pas tout de suite les symptomes. Mais au bout d’un moment, j’aurai progressivement des maux de tête, une importante fatigue, voire des douleurs musculaires”, explique cette illustratrice.

Avec Alice Nicollier, 16 ans, qui souffre de maux encore plus prononcés, Nadége Fleury a voulu témoigner de son vécu d’électrosensible. “On passe parfois pour des extraterrestres”, confient les deux concernées.

4 juil. 2023

Le cauchemar de l’intolérance aux champs électromagnétiques (VIDÉO)

Le cauchemar de l’intolérance aux champs électromagnétiques (VIDÉO)
nexus.fr, 29 juin 2023

Le cauchemar de l’intolérance aux champs électromagnétiques (10 min.)

Voir notre reportage réalisé par Armel Joubert Des Ouches :
Vidéo également disponible sur Odysee




Le 16 juin 2023 en Bretagne, plusieurs associations se réunissaient pour organiser une rencontre sur le thème de la nocivité des ondes : les ondes 5G, les ondes Wifi, les ondes dégagées par les téléphones portables, par les compteurs Linky. Depuis de nombreuses années, des associations tentent d’alerter, souvent en vain, les autorités sanitaires et politiques sur les dangers des ondes pour le vivant. Si l’on trouve de nombreux ouvrages sur ce thème, c’est en raison des témoignages de personnes se multipliant partout dans l’Hexagone et à l’étranger.

24 févr. 2023

France : Une association se bat pour les droits et la survie des personnes électrosensible

Une association se bat pour les droits et la survie des personnes électrosensibles
par Estelle Brattesani, nexus.fr, 11 novembre 2022

Pour l’association Zones Blanches, les personnes électrohypersensibles (EHS), souffrant d’intolérance aux champs électromagnétiques artificiels sont privées de toutes les libertés fondamentales garanties comme le droit au logement et le droit à la santé.

Suite au suicide de Christophe Mergault qui a milité pendant des années pour faire reconnaître les droits des électrohypersensibles comme lui, l’association Zones Blanches s’est mobilisée auprès des médias pour faire connaître les situations terribles dans lesquelles se retrouvent certains EHS. Dans un communiqué de presse, elle pose la question cruciale : « La couverture de téléphonie mobile doit-elle se faire au prix de la vie des personnes ? »

◆ Un lanceur d’alerte qui s’en va

Christophe Mergault, EHS qui a quitté ce monde par un acte suicidaire en octobre 2022, était allé jusque devant les tribunaux. Dans la légende d’une vidéo hommage, on peut lire qu’il s’était « opposé à la société anonyme ENEDIS afin de rétablir un courant propre non rayonnant en mode conduit pour certains EHS en shuntant les concentrateurs des compteurs connectés Linky. » Dans un procès intenté contre lui, il a été condamné à verser 47 165 euros en janvier 2022, d’après le collectif ACCAD.

26 nov. 2022

Électrohypersensibilité : un handicap souvent mépris pour un désordre psychiatrique

Électrohypersensibilité : un handicap souvent mépris pour un désordre psychiatrique
Par : André Fauteux, maisonsaine.ca, 23 novembre 2022

En bref

- L'EHS est reconnue comme un handicap et une maladie professionnelle
- Un diagnostic médical officiel de l'EHS conduirait-il à davantage ou à moins de traitements psychiatriques ?
- Le diagnostic psychiatrique résulte d'un manque de reconnaissance médicale
- La Suède n'est pas un paradis pour les électrohypersensibles
- Absence d'accommodements malgré la reconnaissance du handicap
- Contexte historique (de Tesla à Schliephake et Bevington)
- Lignes directrices EUROPAEM 2016 pour prévenir, diagnostiquer et traiter les bioeffets des CEM
- L'avis de l'OMS sur l'EHS n'a pas été mis à jour depuis 2005
- Anxiété et dépression : cause ou conséquence de l'exposition aux CEM ?
- Biomarqueurs de Belpomme et conclusion des Académies nationales des sciences américaines sur les symptômes des diplomates

(Photo) : Jean Gagnon mesurant les harmoniques entre le câble neutre (de retour) et la mise à la terre.

C'est l'automne 2010 et le Québécois Jean Gagnon vient d'être interné contre son gré pendant neuf jours à l'hôpital de Montmagny. « Parlez-moi de vos ondes », demande un juge qui doit décider si Gagnon sera maintenu en observation 21 jours de plus, comme l'a demandé un psychiatre qui a conclu qu'il avait « des délires psychotiques concernant des ondes maléfiques ».

Gagnon s'était présenté volontairement au service des urgences de l'hôpital pour savoir pourquoi il souffrait de douleurs aiguës à la tête et aux jambes. « J'avais l'impression que ma tête était dans un étau. Cela a commencé lorsque je faisais cuire des tomates sur les quatre ronds de ma cuisinière », a expliqué le mécanicien à la retraite dans une interview.

23 juin 2022

France : Soutien aux électro-hypersensibles à Entrepierres

[Réunion publique] Soutien aux électro-hypersensibles à Entrepierres
michele-rivasi.eu, 22 uin 20222

Vendredi 17 juin 2022, des habitants de la commune d’Entrepierres (04) sensibles au devenir de Philippe Tribaudeau, personne électro-hypersensible réfugiée sanitaire dans la vallée du Vançon, ont constitué un collectif de soutien de 159 personnes et ont tenté d’informer l’ensemble de la population communale lors d’une grande réunion publique.

A cette occasion, Michèle Rivasi avait fait le déplacement pour afficher son soutien de longue date. Co-fondatrice du Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem), elle œuvre depuis 2014 pour les personnes victimes des pollutions électromagnétiques et chimiques en collaboration avec un comité d’experts professionnels de santé.

Impact des ondes électromagnétiques : "5% de la population serait touchée"



12 mai 2022

L'exclusion par la pollution électromagnétique : Témoignages des médecins

Le numéro de septembre 2021 de "Ensemble !" a publié d'autres articles sur l'électrosensibilité, notamment les témoignages de trois médecins.  Vous trouverez ci-dessous un extrait du témoignage de l'un de ces médecins.

Ensemble ! Pour la solidarité, contre l'exclusion - no. 105 - septembre 2021

Deux parties sur l'électrosensibilité :

1. Etat des lieux : une vie sociale à la rude épreuve p. 42

2. Électrosensibilité : des médecins témoignent p. 61 
Face au syndrome des micro-ondes, les médecins sont logiquement sollicités par les personnes électrosensibles, pour lesquelles l’accueil en retour est pour le moins très variable. Qu’en est-il lorsqu’un médecin est lui-même touché ? 
Propos recueillis par Gérald Hanotiaux (CSCE).

Vous trouverez ci-dessous un extrait du témoignage de l'un de ces médecins.

(Ensemble !)  Les électrosensibles ont très peur de devoir aller à l’hôpital. Leurs problèmes de santé risquent de les y emmener alors que, précisément comme vous le signalez, la pollution qui détériore leur santé y est présente en masse…

C’est très clair, une exposition provoquée par un lieu aussi chargé que l’hôpital est capable de détériorer rapidement l’état de santé d’une personne électrohypersensible. Depuis bientôt trois ans maintenant, j’essaie d’entrer en contact avec certains hôpitaux afin de tenter d’organiser une filière d’accueil pour les électrosensibles. Ce serait assez simple à mettre en place, enfin, disons plutôt pas très compliqué... Il suffirait de disposer d’une ou deux chambres aménagées, peu exposée par les rayonnements, où l’on pourrait déployer un baldaquin réalisé en tissu de protection, et demander aux membres du personnel de laisser leur téléphone dehors. D’autres mesures pourraient être utiles, comme débrancher le lit électrique et faire attention aux risques plus élevés d’allergie. Il existe une brochure réalisée pour les hôpitaux, qui leur permettrait de comprendre rapidement, ce serait déjà un bon début. Mais surtout, il faudrait qu’ils acceptent d’entendre à l’arrivée « Je suis électrosensible », et que ça enclenche l’envoi vers la procédure adéquate plutôt qu’une remise en question de ces propos, collée à une étiquette psychiatrique.

11 mai 2022

"Santé: la pollution électromagnétique exclut "

Nous venons de découvrir ce document de 2020-2021 qui contient une mine d'informations sur la pollution, dont 23 pages sur la pollution électromagnétique.  Nous publions ci-dessous un extrait de la partie "Santé: la pollution électromagnétique exclut " - le témoignage d'une personne électrosensible.

Créé en 1996, le Collectif Solidarité Contre l'Exclusion asbl associe des personnes (avec ou sans emploi), des associations et des acteurs syndicaux unissant leurs énergies pour lutter contre l'exclusion et construire des rapports de forces permettant le développement d'une société plus égalitaire et plus juste. Depuis sa création, le Collectif diffuse ses analyses à travers son journal. Ces dernières années il s'est particulièrement impliqué dans la défense du droit au chômage et à l'aide sociale.

Dans une interview récente, l’épidémiologiste Marius Gilbert (ULB) formulait le vœu qu’après la crise sanitaire « nous resterons sensibles à ce que nous avons appris ou réappris pendant cette crise ». Que ce soit, poursuivait-il, « à l’égard de nos failles sociétales, de l’importance de protéger les plus fragiles, de préserver les liens entre les générations et un accès aux soins de qualité, d’arrêter de détruire l’environnement...»

Ce numéro aborde de nombreuses questions qui pourraient être rangées parmi les « failles sociétales ».

30 oct. 2021

France : Compteur Linky. Électrosensible, il vit un « calvaire » depuis deux ans et porte plainte contre Enedis

Compteur Linky. Électrosensible, il vit un « calvaire » depuis deux ans et porte plainte contre Enedis
par Malaurie KRALL/NG, ouest-france.fr, 29 oct 2021


Hervé Hadmar souffre d’électrosensibilité depuis deux ans. Selon cet habitant du Val-d’Oise, et de nombreux médecins, ses troubles « insupportables » sont liés au courant porteur utilisé par les compteurs Linky. Aujourd’hui, il dénonce le manque d’action de la part du fournisseur Enedis et annonce avoir porté plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui ».


(Photo) : A cause de son électrosensibilité, Hervé Hadmar ne peut pas vivre à proximité d'un compteur  Linky. Photo d'illustration - Archives Ouest France

Hervé Hadmar est un homme en colère. Réalisateur et scénariste français, cet habitant de Luzarches (Val-d’Oise) souffre d’électrosensibilité depuis deux ans. Il lui est impossible de vivre à proximité d’un compteur Linky. Le 27 septembre dernier, il a déposé plainte contre Enedis pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « non assistance à personne en danger ». Dans l’attente de trouver un accord avec le fournisseur, il se remémore l’origine de son « calvaire ».

4 mars 2021

France : Les ondes nous grillent comme la nourriture au micro-ondes

Les ondes nous grillent comme la nourriture au micro-ondes
le télégramme.fr, 01 mars 2021
 
Deux Quimpéroises électro-hypersensibles ont accepté de témoigner sur leur handicap. Sous couvert d’anonymat, car ces personnes souffrent aussi d’une non-reconnaissance de leur maladie et d’une certaine forme de stigmatisation.

(Photo) : À gauche et à droite sur la photo, deux personnes électro-hypersensibles, obligées de se protéger avec un voile et plusieurs couches de vêtements. C’était le 22 février, sur le parking du centre commercial Carrefour, où vient d’être installée une antenne relais. (Crédit : collectif Robin des toits)


« Nous, on est confinées en permanence. À Quimper, il y a de la wifi, des téléphones, des tablettes partout… Je ne peux plus aller à la banque ou dans les magasins, il y a les caisses, les vitrines réfrigérées, tout est connecté », confie Liliane (*), une Quimpéroise âgée d’une cinquantaine d’années, électro-hypersensible, qui vit dans le centre-ville, mariée et mère de trois enfants de 26, 28 et 30 ans.
« Moi, je ne sais plus comment faire mes courses », ajoute Jeanine (*), proche de la retraite, qui vit seule dans un petit pavillon d’un quartier résidentiel de Quimper. Même chez elle, elle est couverte d’un bonnet et de plusieurs couches de vêtements (l’été aussi) dont certains dans un tissu spécial de protection, contenant des métaux comme le cuivre, l’argent et le nickel afin de repousser les ondes. Pour sortir, c’est encore pire. Elle rajoute des couches de vêtements, une capuche, des gants et un voile de protection. « Du même genre que celui qu’utilisent les militaires », précise-t-elle.

6 août 2020

[Témoignage] « Electro(hyper)sensibilité ? Ces mots, je ne les aime plus du tout. Pourquoi ? »

[Témoignage] « Electro(hyper)sensibilité ? Ces mots, je ne les aime plus du tout. Pourquoi ? »
par Equipe Phonegate 4 août 2020

Nous publions ce témoignage d’une personne qui a demandé à rester anonyme. Avec ses mots, il nous dit avec force et courage son ressenti concernant sa maladie. Et aussi pourquoi nous ne devrions pas ou plus parler d’électro hypersensibilité mais plutôt de surexposition aux ondes. C’est aussi très clairement notre avis !

Témoignage


« Electro(hyper)sensibilité ?
Ces mots, je ne les aime plus du tout.
Pourquoi ?
Parce que cela décrit la personne comme un malade, la sensibilité comme une pathologie, alors que c’est une conséquence.
Parce que cela laisse sous entendre que le problème est en la personne même.

21 juin 2019

Il s'inquiète pour la santé de ses enfants : le Wi-Fi à l'école et l'électrohypersensibilité

Il s’inquiète pour la santé de ses enfants
par André Fauteux, éditeur et rédacteur en chef, maisonsaine.ca, 11 juin 2019

Le Wi-Fi à l’école, une expérience incontrôlée sur l’humanité, selon les experts

François Contin
François Contin s’inquiète pour la santé de son fils de six ans et de sa fille d’un an. Il s’en fait pour l’ensemble des tout-petits qui sont exposés, à longueur de journée à la garderie ou à l’école, aux champs électromagnétiques (CEM) de radiofréquences (RF). En particulier aux micro-ondes pulsées par les routeurs Wi-Fi, en plus des émissions des cellulaires et des antennes de toutes sortes. Des ondes soupçonnées cancérogènes depuis 2011 et liées à plusieurs malaises et maladies, des troubles de la mémoire, de l’attention et de l’apprentissage à l’asthme et à l’autisme.

« Ma clientèle se compose aux trois quarts d’enfants au quotidien, dit le professeur de musique qui travaille à la maison et est devenu hypersensible aux CEM il y a cinq ans, à la suite de l’installation de quatre compteurs intelligents chez lui et chez ses voisins immédiats. Chez moi, les gens respectent le panneau que j’ai installé et qui leur demande de mettre leur cellulaire en mode avion. Mais à la maternelle de mon fils, j’ai mesuré les ondes et je me suis rendu compte que c’est la douche du Wi-Fi. Ça m’a posé un problème de conscience pour tous les enfants. Ils n’ont pas leur mot à dire et ils sont beaucoup plus vulnérables aux rayonnements que les adultes. On les met à côté de routeurs de puissance industrielle. C’est vraiment inquiétant. »

22 janv. 2019

Suisse : Electrohypersensibilité : «Avec l’arrivée de la 5G, où pourrai-je survivre?»

«Avec l’arrivée de la 5G, où pourrai-je survivre?»
par Karim Di Matteo, ABO+ 24heures.ch, 22 janvier 2019

Ondes électromagnétiques : Trois électrohypersensibles racontent leurs souffrances dues aux rayonnements des antennes et des wi-fi. L’arrivée de la 5G en Suisse est devenue leur plus grande crainte.

(Photo) : Claire, François Ruchet et Eva Roethlisberger (de g. à dr.) vivent un enfer au quotidien à cause de leur électrohypersensibilité, un mal non reconnu en Suisse, contrairement à la Scandinavie ou la Grande-Bretagne.
Image: Florian Cella

Sur la porte d’entrée, un autocollant de portable barré donne le ton. Seuls les téléphones en mode avion franchissent le seuil de la maison de Vincent Ruchet. L’agriculteur d’Ollon est EHS, comprenez électrohypersensible. Les ondes électromagnétiques sont, pour lui, un ennemi potentiellement mortel. Une ironie du sort pour le Chablaisien, ancien technicien de Nokia et de Sony Ericsson: «Depuis lors, le rayonnement des antennes et du wi-fi me causent de grandes souffrances. Le futur réseau 5G sera un véritable cauchemar.»

23 sept. 2018

Le cauchemar du luthier sensible aux ondes

Le cauchemar du luthier sensible aux ondes ©
par Céline Lo Ricco Châtelain, Le Quotidien Jurassien, 13 septembre 2018

© Cet article est diffusé avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien

Photo en page 1 du Quotidien Jurassien
Souffrant régulièrement de violents maux de tête et de troubles du sommeil, le luthier neuvevillois Pierre Louis a dû se résoudre à quitter sa maison et son atelier surplombant les vignes et le lac de Bienne.

S’étant découvert une hypersensibilité aux ondes, il a trouvé refuge dans une propriété située dans une combe et protégée de l’effet direct des rayons par un rocher, à deux pas du château de La Neuveville.

Auparavant très engagé dans la vie sociale de sa région, il limite aujourd’hui au maximum ses sorties et se retrouve bien malgré lui en marge de la société.

Témoignage.

6 juil. 2018

Électrosensibles : ils veulent «vivre normalement»

Électrosensibles : ils veulent «vivre normalement»
par Anouk Passelac, ladepeche.fr, 30 juin 2018

Hier matin, une dizaine de personnes se déclarant électrosensibles ont manifesté dans les rues de Foix. Elles ont également déposé une lettre en préfecture pour demander à l'État la création d'une zone blanche, vierge de toute onde électromagnétique, dans la vallée de l'Artillac.

Jérôme Ayous, 45 ans, est originaire des Pyrénées-Atlantiques. Lorsqu'il a appris qu'il était électrosensible, il y a cinq ans, il est venu s'installer en Ariège, un département connu pour avoir encore des zones blanches, c'est-à-dire sans ondes électromagnétiques.

L'ancien charpentier habite désormais dans une maison en pierre au-dessus de Moulis «dans un vallon isolé, sans antenne relais», précise-t-il. Les montagnes le protègent des ondes, «mais pour combien de temps ?», s'interroge-t-il. En juillet 2017, Emmanuel Macron promettait l'accès total à Internet et au réseau téléphonique — donc la fin des zones blanches — d'ici la fin de l'année 2020.

Le calvaire de l’électrohypersensibilité

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Le calvaire de l’électrohypersensibilité
Par Hubert Prolongeau, Le Monde, 5 juillet 2018
Aline Bureau
Leur souffrance augmente à mesure que le territoire français est de mieux en mieux couvert en réseau téléphonique. Ils demandent l’instauration d’une « zone blanche » où vivre à l’abri des ondes.

Chez les époux Hulmel, c’est presque un rituel. Tous les matins, Jacques, le mari, sort de la ferme où il habite seul à Chollet, un lieu-dit de Charente-Maritime, et marche à travers le pré vers la caravane de sa femme, Odile. Il lui détaille les infos du jour, évoque la grève de la SNCF ou la Corée du Nord… « Y a rien d’autre ? » demande-t-elle, malicieuse. Alors, il lui donne des nouvelles du « royal baby », et elle sourit. « J’ai besoin de futile… »

8 mars 2018

Suisse : Comment la fille de Maximilian Reimann, conseiller national UDC, lutte contre Swisscom pour sa survie


Des câbles de cuivre rayonnants dans le jardin, Evelyn
Reimann peut à peine supporter dans la maison parternelle
de son père dans le GipfOberfrick argovien.  (Le 7 février
2018). 
Photo: Kilian J. Kessler
Comment la fille de Maximilian Reimann, conseiller national UDC, lutte contre Swisscom pour sa survie 
par Marco Metzler, nzz.ch, 4 mars 2018
(traduction)

Evelyn Reimann souffre de la radiation des câbles en cuivre depuis que Swisscom les utilise pour la transmission d'Internet à haut débit. Aujourd'hui, la famille se défend par des moyens légaux et est prête à passer par toutes les instances.

Je suis torturée", dit Evelyn Reimann à la table de cuisine de la maison unifamiliale de son père, le conseiller national Maximilian Reimann. Cette femme de 38 ans est en mauvaise posture. Selon son médecin de famille, elle souffre d'électrosensibilité. Depuis novembre 2015, elle n'a guère pu rester dans le Gipf-Oberfrick Argovie. Swisscom en est responsable.

3 janv. 2018

France : Des avancées pour les électro-hypersensibles

Cécile souffre d'électro-hypersensibilité depuis huit ans
Santé. Des avancées pour les électro-hypersensibles
letelegramme.fr, 27 décembre 2017

Cécile, 45 ans, souffre depuis huit ans d'électro-hypersensibilité (EHS). Après des années de silence, elle a décidé de parler, notamment soutenue par le collectif Stop Linky Crozon, invité récemment à l'Assemblée nationale.

Pour Cécile, le diagnostic d'EHS n'a été officiellement posé que récemment. « C'est une errance médicale pour mettre des mots sur cette souffrance que j'associe à de la torture, confie la jeune femme. Il y a un déni formidable autour de ce sujet en France ». Dépression, bugs du cerveau, réactions épidermiques, décharges électriques dans le corps, tachycardie, la liste des symptômes ressentis est longue et les douleurs « sont parfois insoutenables », glisse Cécile dans un souffle. L'EHS est une surréaction du corps aux champs électromagnétiques qui nous entourent. Et dans le monde actuel, la vie peut vite devenir très compliquée. « La WiFi, les portables, les antennes, les téléphones fixes sans fil... L'effet cocktail est terrible. Les ondes sont partout et les doses sont de plus en plus fortes », explique Cécile, qui regrette que le « principe de précaution » ne soit pas appliqué, « ni au niveau de l'État, ni au niveau des communes ». Elle attend « la reconnaissance du lien entre ma pathologie et la pollution électromagnétique de plus en plus dense ». Car son état de santé s'est aggravé depuis un an. Pour elle et son médecin, pas de doute, cela correspond à la pose, chez ses voisins, d'un compteur communicant Linky. « J'ai contacté plusieurs fois Enedis, qui me répond que les compteurs Linky ne dispensent pas plus d'ondes électromagnétiques que les anciens compteurs et qu'il n'y a donc aucun danger pour la santé ».

12 déc. 2017

France : Joséphine, étudiante en mathématiques, est fortement gênée par les ondes du compteur Linky

Joséphine, étudiante en mathématiques, est fortement gênée par les ondes du compteur Linky
(5 mn - 8 décembre 2017)




Linky perturbe la vie des électrosensibles : le témoignage de Joséphine (VIDÉO)
Sérine Lortat-Jacob (Reporterre)9 décembre 2017

Le déploiement des compteurs électriques Linky se poursuit en France. L’opposition des municipalités et des collectifs est grandissante, comme le nombre des témoignages des électrosensibles. Reporterre a recueilli celui de Joséphine, étudiante en mathématiques.

2 nov. 2017

L’ex-Directeur de Technologie chez Nokia: « Le téléphone portable m’a détruit la santé » - 18 octobre 2014

L’ex-Directeur de Technologie chez Nokia: « Le téléphone portable m’a détruit la santé » - 18/10/2014
robindestoits.org

Ceci est la traduction d’un article publié dans le journal finlandais Satakunnan kansa.

Matti Niemelä, ex-Directeur de Technologie chez Nokia, a participé au développement des premiers téléphones portables dans le monde et est tombé gravement malade à cause de leurs rayonnements.

On lui a diagnostiqué une sclérose en plaques. Certaines études indiquent que les rayonnements peuvent accroître le risque de développement de cette maladie. (1)

Pour Matti Niemelä, établi à Tampere, 44 ans, la vie était comme dans un film, lorsque jeune homme, il a été recruté et formé par Nokia en 1997. En presque dix ans, ce jeune surdoué est devenu le Directeur technologique de Nokia, et a participé au développement des premiers téléphones portables dans le monde, des clés USB et des connections WLAN / WIFI.

En 2007, la santé de Niemelä s’étant tellement détériorée, sa carrière a pris fin brutalement. Aujourd’hui, cet homme n’est capable de se déplacer qu’avec l’aide d’un déambulateur (ou marchette). Niemelä refuse d’utiliser un fauteuil roulant.

– « L’ironie dans tout ça, c’est que je ne peux plus utiliser les appareils que j’ai développé », dit Niemelä en souriant.

Niemelä est l’un des malheureux ayant présenté de graves symptômes dus aux rayonnements.