Année 11 de la catastrophe
par Robert James Parsons, Le Courrier, 1er mai 2013
IRAK • Dix ans après l’invasion étasunienne, l’Irak continue de payer les expérimentations politiques et militaires des néoconservateurs. L’exemple de Fallujah, où un enfant sur cinq naît avec des malformations.
Huit ans et demi après la bataille de Fallujah, on n’entre toujours pas aisément dans la ville martyre. La crainte d’enlèvements est invoquée par les autorités, mais d’autres raisons semblent peser davantage sur cette ville encore passablement marquée par la guerre.
Feurat Alani est un des rares journalistes à avoir enquêté sur place. Son film produit par Canal+ et sorti en 2011 Fallujah: une génération perdue? s’est concentré sur l’épidémie de malformations congénitales qui sévit dans la ville depuis la fameuse bataille de novembre 2004 qui opposa les milices islamistes à l’armée étasunienne. Une bataille durant laquelle les Etats-Unis auraient utilisé des munitions à l’uranium appauvri.
A Fallujah, ville natale des parents de Feurat Alani, un enfant sur cinq naît avec des malformations. La doctoresse chargée de la maternité va jusqu’à conseiller aux femmes de ne plus avoir d’enfants.
