Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

19 mai 2022

Suisse : Lutte contre la 5G à Oron : Une association lève 24'000 francs contre trois antennes

Une association lève 24'000 francs contre trois antennes
par Romaric Haddou, 24heures.ch, 18 mai 2022

Stop 5G Glâne veut contrarier les plans des opérateurs dans la région. La municipalité ne suit pas.

L’association Stop 5G Glâne a atteint son objectif. Elle vient de récolter 24’000 francs pour contester, en justice, les permis de construire de trois antennes 5G projetés sur le territoire d’Oron. La Municipalité avait délivré ces permis mi-avril. Une décision contre laquelle l’association va donc faire recours. Après de nombreuses démarches dans le canton de Fribourg, c’est son premier combat vaudois.

(Photo) : L’association milite pour la «sobriété numérique» et s’inquiète des risques sanitaires liés à la 5G. Keystone/Salvatore di Nolfi

«On veut nous pousser à consommer toujours plus alors que notre raison imposerait la sobriété numérique, afin d’éviter l’explosion de notre empreinte carbone, déplore la présidente, Chantal Blanc.
 
Concernant la santé, des effets comme le stress oxydatif existent et cela même dans le cadre des limites préventives prévues par la loi, soit 5 volts par mètre! Et la surveillance de l’exposition de la population voulue par le Conseil fédéral ne prévoit actuellement aucune mesure de rayonnement dans les salles de classe par manque de budget alloué à l’Office fédéral de l’environnement.»

18 mai 2022

En Suisse, la 5G ne satisfait personne

"Quelque 3000 oppositions à des projets sont actuellement en suspens en Suisse. Cette situation menace la stabilité de nos réseaux.» Ces oppositions ne devraient pas faiblir, malgré la levée par plusieurs cantons, tels Genève ou Vaud, de leurs moratoires. Les associations anti-5G estiment que la mesure du rayonnement est trop souple, que la 5G a des effets sur la santé et qu’ils doivent être mesurés, comme le demandent aussi des médecins."

En Suisse, la 5G ne satisfait personne
par Anouch Seydtaghia, letemps.ch, 16 mai 2022

Une étude montre que la qualité du réseau 5G est plus faible en Suisse que dans les pays limitrophes. Ni les opérateurs, ni les citoyens consommateurs ne se disent satisfaits de cette technologie, ces derniers ne lui voyant encore quasiment aucun intérêt

Personne. C’est simple, personne n’est aujourd’hui satisfait de la 5G en Suisse. Ces derniers jours, deux études d’OpenSignal et de Comparis ont montré que cette nouvelle génération de réseaux mobiles ne convainc ni les citoyens, ni les opérateurs, ni les consommateurs. Plus de trois ans après l’attribution des licences à Swisscom, Sunrise et Salt – c’était en février 2019 –, la 5G continue de diviser. Et malgré les promesses des opérateurs, leurs clients n’en mesurent toujours pas les avantages.

17 mai 2022

France : Tests DAS de smartphones : la crédibilité d’UFC-Que Choisir en question

Tests DAS de smartphones : la crédibilité d’UFC-Que Choisir en question
par Equipe Phonegate 15 mai 2022

UFC-Que Choisir (UFC) a confié à un laboratoire spécialisé indépendant la mission de mesurer les débits d’absorption spécifiques (DAS) d’une douzaine de smartphones (iPhone 11 et Galaxy S9) reconditionnés. Les résultats de ces mesures ont été publiés en avril 2022 dans un article du numéro 612 de sa revue mensuelle, intitulé « Smartphones reconditionnés : des émissions trop puissantes ? ». Or, Alerte Phonegate a été informée que l’association de consommateurs UFC n’aurait pas rendu compte fidèlement des résultats des tests de DAS effectués par le laboratoire.


Pourtant, dans cet article, les auteurs Camille Gruhier et Vincent Erpelding (journalistes d’UFC), n’hésitaient pas à conclure que :

« Tous les smartphones reconditionnés ont révélé des DAS inférieurs à la limite réglementaire. »

iPhone 11 testés : certains DAS dépassent la limite réglementaire

13 mai 2022

Suisse : Notre réseau 5G est mauvais en comparaison européenne

Notre réseau 5G est mauvais en comparaison européenne
par Jon Mettler, 12 mai 2022, Tribune de Genève

La Suisse ne parvient pas à exploiter le potentiel de la technologie de téléphonie mobile rapide. L’opposition à la 5G en est en partie responsable. 

Lorsque les utilisatrices et utilisateurs de smartphones se connectent aux nouveaux réseaux 5G en Suisse, ils reçoivent un signal moins puissant que les personnes dans ces trois pays voisins: l’Allemagne, la France et l’Italie. Et cela nuit à l’expérience utilisateur, comme le démontrent de récentes mesures effectuées par Opensignal.

(Photo) : Le faible niveau de puissance de la 5G en Suisse entraîne des débits de transmission inférieurs.Photo: Keystone
 
Le fournisseur britannique de l’application de test de vitesse du même nom, indépendant du secteur des télécoms, estime qu’il existe un lien entre la qualité de l’intensité du signal et la vitesse moyenne de téléchargement. En d’autres termes, plus le niveau de puissance est mauvais, plus le taux de transfert des données est lent.

12 mai 2022

Mobi-kids : une étude noyautée par les industriels de la téléphonie mobile

Mobi-kids : une étude noyautée par les industriels de la téléphonie mobile
par Equipe Phonegate 12 mai 2022

Notre enquête sur les conflits d’intérêts des auteurs de l’étude Mobi-kids [qui analyse l’impact du téléphone sans fil sur le risque de tumeur du cerveau pour les jeunes] nous permet aujourd’hui de montrer que dix des dix-huit intervenants en charge de la mesure de l’exposition des malades travaillaient directement ou indirectement pour l’industrie de la téléphonie mobile.


Ce qui transparaît maintenant aussi au grand jour dans l’organisation de cette étude ce sont les conflits d’intérêts avérés avec les industriels de la téléphonie de ISGlobal, l’Institut de Santé globale de Barcelone (qui regroupe, selon leur site Internet, la Fondation bancaire « la Caixa », des institutions académiques ainsi que des organismes gouvernementaux) .

Le déploiement de la 5G divise les Suisses

Le déploiement de la 5G divise les Suisses
swissinfo.ch, 12 mai 2022 (Keystone-ATS)

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Pressportal.ch
Le déploiement rapide du réseau 5G proposé par le Conseil fédéral divise la population suisse. Deux personnes sur cinq (42,5%) y sont favorables tandis qu'une proportion similaire (41,7%) est contre, selon un sondage.

La part des indécis s'élève à 15,7%, selon ce sondage représentatif de Comparis publié jeudi. Les femmes sont nettement plus sceptiques que les hommes. Seules trois sur dix (29,7%) se déclarent favorables à un déploiement rapide du réseau alors que cette proportion atteint 55,1% chez les hommes. A l'inverse, la moitié des femmes sont contre mais seulement un tiers (33,6%) des hommes.

Les plus de 55 ans sont la catégorie d'âge la plus favorable au déploiement rapide de la 5G (46,2%). Ils sont suivis par les 18-35 ans (45%). Les 36-55 ans sont les plus sceptiques avec 38,3% d'avis favorables et 44,6% d'avis défavorables.

L'exclusion par la pollution électromagnétique : Témoignages des médecins

Le numéro de septembre 2021 de "Ensemble !" a publié d'autres articles sur l'électrosensibilité, notamment les témoignages de trois médecins.  Vous trouverez ci-dessous un extrait du témoignage de l'un de ces médecins.

Ensemble ! Pour la solidarité, contre l'exclusion - no. 105 - septembre 2021

Deux parties sur l'électrosensibilité :

1. Etat des lieux : une vie sociale à la rude épreuve p. 42

2. Électrosensibilité : des médecins témoignent p. 61 
Face au syndrome des micro-ondes, les médecins sont logiquement sollicités par les personnes électrosensibles, pour lesquelles l’accueil en retour est pour le moins très variable. Qu’en est-il lorsqu’un médecin est lui-même touché ? 
Propos recueillis par Gérald Hanotiaux (CSCE).

Vous trouverez ci-dessous un extrait du témoignage de l'un de ces médecins.

(Ensemble !)  Les électrosensibles ont très peur de devoir aller à l’hôpital. Leurs problèmes de santé risquent de les y emmener alors que, précisément comme vous le signalez, la pollution qui détériore leur santé y est présente en masse…

C’est très clair, une exposition provoquée par un lieu aussi chargé que l’hôpital est capable de détériorer rapidement l’état de santé d’une personne électrohypersensible. Depuis bientôt trois ans maintenant, j’essaie d’entrer en contact avec certains hôpitaux afin de tenter d’organiser une filière d’accueil pour les électrosensibles. Ce serait assez simple à mettre en place, enfin, disons plutôt pas très compliqué... Il suffirait de disposer d’une ou deux chambres aménagées, peu exposée par les rayonnements, où l’on pourrait déployer un baldaquin réalisé en tissu de protection, et demander aux membres du personnel de laisser leur téléphone dehors. D’autres mesures pourraient être utiles, comme débrancher le lit électrique et faire attention aux risques plus élevés d’allergie. Il existe une brochure réalisée pour les hôpitaux, qui leur permettrait de comprendre rapidement, ce serait déjà un bon début. Mais surtout, il faudrait qu’ils acceptent d’entendre à l’arrivée « Je suis électrosensible », et que ça enclenche l’envoi vers la procédure adéquate plutôt qu’une remise en question de ces propos, collée à une étiquette psychiatrique.

11 mai 2022

"Santé: la pollution électromagnétique exclut "

Nous venons de découvrir ce document de 2020-2021 qui contient une mine d'informations sur la pollution, dont 23 pages sur la pollution électromagnétique.  Nous publions ci-dessous un extrait de la partie "Santé: la pollution électromagnétique exclut " - le témoignage d'une personne électrosensible.

Créé en 1996, le Collectif Solidarité Contre l'Exclusion asbl associe des personnes (avec ou sans emploi), des associations et des acteurs syndicaux unissant leurs énergies pour lutter contre l'exclusion et construire des rapports de forces permettant le développement d'une société plus égalitaire et plus juste. Depuis sa création, le Collectif diffuse ses analyses à travers son journal. Ces dernières années il s'est particulièrement impliqué dans la défense du droit au chômage et à l'aide sociale.

Dans une interview récente, l’épidémiologiste Marius Gilbert (ULB) formulait le vœu qu’après la crise sanitaire « nous resterons sensibles à ce que nous avons appris ou réappris pendant cette crise ». Que ce soit, poursuivait-il, « à l’égard de nos failles sociétales, de l’importance de protéger les plus fragiles, de préserver les liens entre les générations et un accès aux soins de qualité, d’arrêter de détruire l’environnement...»

Ce numéro aborde de nombreuses questions qui pourraient être rangées parmi les « failles sociétales ».