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21 févr. 2016

France : Colloque sur l’électrosensibilité du 11 février 2016

Si vous voulez appuyer l' initiative, "Reconnaitre en urgence l'électro hypersensibilité comme handicap", vous pouvez signer la pétition qui se trouve à cette adresse : Change.org


Crédit : freepenguin – CC BY-SA 3.0
Colloque sur l’électrosensibilité
jay / electrosensible.info, 21 février 2016

Le jeudi 11 février dernier, un colloque sur la reconnaissance de l’électrosensibilité a été organisé par la Député Laurence Abeille et la Député européenne Michèle Rivasi. Le but était de sensibiliser à cette question à travers des tables rondes et des témoignages de malades ou de proches dont le but final était de remettre un appel à la reconnaissance de cette pathologie signé par différents professionnels de la santé à la ministre de la Santé.

Personnellement, je ne m’y suis pas rendu car je suis déjà sensibilisé à la chose dans tous les sens du terme si je puis dire, et comme c’était destiné a priori aux professionnels de la santé j’aurais pris une place aux dépends de quelqu’un à qui ça aurait pu être bénéfique pour appréhender cette maladie environnementale. C’est donc à partir des différents articles dans la presse que je vais faire une petite revue de presse car cet événement a été assez peu relayé et dans la majorité des cas, c’est un copié-collé d’un article de l’AFP qui a été publié.

Dans celui-ci, on retrouve les informations assez récurrentes sur cette maladie comme la non-reconnaissance par les autorités françaises même si l’Organisation mondiale reconnaît les symptômes mais pas le lien de causalité avec les ondes. Face aux malades, les médecins à l’origine de cet appel avouent leur impuissance et souhaiteraient que l’impact sanitaire des champs électromagnétiques soit une priorité pour le ministère de la santé et qu’une recherche scientifique indépendante soit menée sur le sujet.

Le site actu-envirronment revient sur le fait que ce genre d’initiative n’est pas une première puisqu’une déclaration similaire en mai 2015 avait été faite dans le cadre d’un colloque organisé par l’ARTAC, l’association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse. À son terme, les médecins demandaient à ce que l’OMS reconnaissance officiellement cette pathologie et l’intègre dans la classification internationale des maladies comme c’est déjà le cas dans certains pays comme au Japon ou en Allemagne où cette pathologie est classé sous un code spécifique.

Dans l’article de Viva, une partie est consacré sur les causes supposés de la maladie notamment avec le témoignage du docteur en physiologie , Pierre Le Ruz, dont l’hypothèse est que « l’hypothalamus en contact avec des champs magnétiques polarisés reçois une stimulation […] et déclenche un état d’alerte ». « En fonction […] des personnes, l’organisme se défend dans un premier temps contre cette agression, puis s’adapte. Pour d’autres, en revanche, l’adaptation biologique n’est pas possible, l’organisme s’épuise en tentant de résister et le syndrome d’intolérance au champ électromagnétique apparaît. L’EHS est donc une maladie de l’adaptation à l’environnement ».

Sur les sites des organisatrices du colloque, on retrouve différentes informations, sur celui de Michel Rivsasi, on a la liste des 50 signataires de cet appel, uniquement des professionnels de santé, et qui aurait dû être remis à la ministre de la Santé, Marisol Touraine mais qui a refusé de se déplacer pour l’occasion, ce qui est « scandaleux » a déclaré la Député écologiste Laurence Abeille dans une interview à France Soir. D’ailleurs sur le site de cette Député, on retrouve l’appel en question et le discours introductif de ce colloque.

@+ Jay

Si vous voulez appuyer cette initiative, vous pouvez signer la pétition qui se trouve à cette adresse : Change.org

Liste des articles :

Francesoir.fr : Douleurs « insupportables » et poids des lobbys: Laurence Abeille combat l’hypersensibilité aux ondes
Libération.fr : Appel de médecins pour faire reconnaître l’électrosensibilité
Europe1.fr : La longue lutte pour la reconnaissance de l’hypersensibilité aux ondes magnétiques
Huffingtonpost.fr : L’électro-hypersensibilité, une souffrance en mal de reconnaissance
viva.presse.fr : Ondes électromagnétiques : Un nouveau scandale sanitaire ?
Lequotidiendumedecin.fr : Un groupe de médecins appelle à reconnaître l’électrosensibilité
Actu-environnement.com : Des médecins et politiques appellent à la reconnaissance de l’électro-hypersensibilité
michele-rivasi.eu : APPEL de MEDECINS et PROFESSIONNELS DE SANTE – « Pour mieux comprendre et reconnaître l’électro-hypersensibilité »
LaurenceAbeille.fr : Des médecins et parlementaires appellent le Ministère de la santé à reconnaitre les personnes sensibles aux ondes électromagnétiques


« Pour mieux comprendre et reconnaître l’électro-hypersensibilité »

Nous, médecins, scientifiques et professionnels de santé,

Considérant l’appel de Fribourg lancé en 2002 par des médecins, nous constatons ces dernières années au cours de nos consultations, une augmentation dramatique de maladies graves et chroniques chez nos patients, telles que :

Les symptômes généralement constatés à l’utilisation du téléphone portable :
douleur et/ou une chaleur dans l’oreille
troubles de la sensibilité superficielle à type de dysesthésies (fourmillements, picotements, brûlures, voire prurit) au niveau du visage, du cuir chevelu ou du bras

Puis peu à peu, et de façon permanente :
maux de tête, associés de façon caractéristique à une raideur et douleur de la nuque.
acouphènes, hyperacousie,
troubles visuels à type de vision floue,
anomalies de la sensibilité profonde (faux vertiges), malaises
lésions cutanées avec sensation de brûlures (causalgies) et/ou un prurit,
troubles musculaires (myalgies, spasmes, fasciculations) et/ou articulaires (arthralgies, raideurs)
troubles cognitifs.

En deuxième phase :
apparition de troubles cognitifs sévères (déficit de l’attention et de la concentration, perte de la mémoire immédiate)
symptômes végétatifs sympathicomimétiques (oppression thoracique, tachycardie)
troubles digestifs ou urinaires.
insomnie, fatigue chronique et éventuellement tendance dépressive.

Et enfin, en l’absence de traitement et de mesure de protection, l’évolution est marquée par la constitution progressive de lésions anatomopathologiques, totalement irréversibles : syndrome confusionnel, absences, désorientation temporo spatiale ou état de démence s’apparentant à une maladie d’Alzheimer y compris chez les sujets jeunes.

Chez l’enfant : maux de tête et troubles du sommeil, dyslexie, troubles de l’attention et de la concentration, perte de mémoire de fixation, parfois troubles du comportement (enfant refusant d’aller à l’école sans raison).

Considérant que nous connaissons l’environnement résidentiel et les habitudes de nos patients, nous constatons souvent une corrélation dans le temps et dans l’espace, entre l’apparition de ces troubles et le début de l’extension de l’irradiation par des ondes électromagnétiques, dans des cas comme :
l’installation d’une antenne relais de téléphonie mobile dans les environs du domicile ou du lieu de travail du patient
l’utilisation intensive d’un téléphone portable
l’utilisation d’un téléphone sans fil de type DECT à domicile ou au travail.

Les champs électromagnétiques semblent donc pour partie expliquer l’apparition de ces troubles.

Comme l’indique la Déclaration scientifique Internationale sur l’Electrohypersensibilité et la sensibilité aux produits chimiques multiples signée par des scientifiques et médecins du monde entier réunis à l’Académie Royale de Médecine à Bruxelles en mai 2015, à l’initiative de l’ECERI des marqueurs biologiques ont été identifiés chez les malades électrohypersensibles qui permettent d’établir l’existence de véritables pathologies invalidantes. A tel point que certaines personnes doivent s’isoler des endroits pollués par les champs électromagnétiques (wifi, téléphonie mobile…) afin de continuer à vivre dans les conditions les plus normales possibles. Pour autant, cette pathologie n’est toujours pas reconnue par les autorités sanitaires françaises.

Dans le contexte de la reconnaissance, par le Tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse, du handicap à 80% subi par un malade atteint d’électro-hypersensibilité, nous pensons qu’il est temps d’évoquer enfin de ce sujet majeur de santé publique.

Cette pathologie étant complexe et multifactorielle, nous sommes démunis face à ces personnes, dont la souffrance physique est réelle et les symptômes avérés. Même si une controverse scientifique demeure à certains égards sur le sujet, ces patients existent et des réponses doivent leur être apportées médicalement pour atténuer leur souffrance.

Nous avons besoin d’être mieux informés sur les impacts sanitaires des champs électromagnétiques et d’être dotés d’outils pour mieux aider ces patients.

Nous appelons ainsi solennellement l’État français et plus particulièrement la Ministre de la santé à faire de l’impact sanitaire des champs électromagnétiques une priorité sanitaire et de considérer ces patients, de plus en plus nombreux, qui sont pour la plupart en grande difficulté et précarité sociale.

Il nous semble indispensable, par précaution, d’abaisser l’exposition générale de la population aux champs électromagnétiques ; notamment pour ce qui est des enfants, de réduire leur exposition au WIFI et aux tablettes dans les établissements scolaires.

Une recherche indépendante et approfondie doit être menée sur le sujet et les personnes électro hypersensibles doivent pouvoir se réfugier dans des « zones blanches »

Enfin, les décisions de certaines Maisons Départementales des Personnes Handicapés de reconnaître l’électro-hypersensibilité comme handicap doivent être définitivement validées et appliquées par toutes les MDPH pour que les personnes EHS soient toutes prises en charge.

http://electrosensible.info/2016/02/21/colloque-sur-lelectrosensibilite/

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