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20 nov. 2016

Une épidémie électromagnétique annoncée ?

Un nombre de plus en plus important de personnes ressent des effets délétères liés aux ondes. 

Une épidémie électromagnétique annoncée ?
electroprevention.com, avril 2016

Dans le contexte d'une hausse exponentielle de l'exposition aux rayonnements électromagnétiques artificiels (REMA), les données épidémiologiques sérieuses sont bien maigres pour appréhender le problème de l'électrosensibilité réelle, in vivo, des êtres humains.

Écouter le Professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine (début avril 2016). "Ces ondes agissent par résonance à distance, par interférence". Enfin, un changement de paradigme !

Il y a dix ans déjà, selon diverses sources compilées par les docteurs G. Oberfeld et O. Halber en 2004 en Angleterre, en Autriche, en Allemagne, en Suède, le taux de personnes électrosensibles atteignait 10%. Selon une extrapolation de la courbe, nous devrions être aujourd'hui plus de 25% d'électrosensibles !? Or, force est de constater qu'il n'en est rien, en tout cas officiellement étant donné qu'aucune statistique n'est réalisée. Il est très probable qu'il y a de nombreux EHS (ou ES) qui s'ignorent. Tout cela advient dans un contexte de méconnaissance du problème, autant du public que des professionnels de santé puisque aucun médecin n'est formé à diagnostiquer l'électrohypersensibilité (qui est comparable à une forme d'allergie). Dans le cas français, aucun professionnel de santé n'est d'ailleurs formé à une approche plus globale, environnementale de la santé.

Nous aurions pu simplement considérer ces estimations statistiques citées comme non recevables car toutes réalisées selon une méthode différente, donc non comparables et non concluantes. Nous pouvons cependant y lire un indice de quelque chose qui émerge : un nombre de plus en plus important de personnes ressent des effets délétères liés aux ondes. Il faudrait nécessairement aussi pouvoir mesurer ceux qui, parmi les électrosensibles (c'est-à-dire tous les êtres vivants, mammifères, oiseaux, insectes, etc.), passent au stade de l'électrohypersensibilité (EHS), si toutefois une telle distinction est valide. En tout état de causes il s'agit d'une pathologie bien réelle et très invalidante. A noter qu'en anglais on retient plutôt le terme "electrosensitive" (ES) et il n'y a pas toujours la distinction opérable en français. L'Anglais est moins expansif… Néanmoins, le rapport BioInitiative 2012 utilise le terme EHS (electrohypersensitive).

En tant que EHS et conseiller en environnement électromagnétique, je suis amené à interroger des dizaines de personnes, dans le cadre professionnel, à travers des opérations de sensibilisation ou parmi mes proches et amis, sur ce qu'elles ressentent en fonction de leur degré d'exposition. Je propose ici mes propres estimations et mon échantillon n'est bien sûr pas représentatif.

Taux de la population en fonction de la sensibilité aux rayonnement électromagnétiques artificiels (REMA) :
  • 5% des personnes seraient EHS ou ES dont une très faible part est diagnostiquée. Attention, le terme EHS cache ici des réalités très variables en terme de degré de sensibilité et des souffrances corrélées !
  • 25% des personnes seraient sensibles et ont souffert au moins une fois d'un syndrome d'intolérance électromagnétique (SICEM).
  • 30% des personnes seraient peu sensibles, ont ressenti certains effets des REMA sans les relier nécessairement à cette cause, les effets ayant été peu intenses.
  • 40% seraient "insensibles", soit que les effets aient été négligeables, soit que les personnes n'envisagent pas l'existence d'effets des REMA, ce qui ne leur permet pas de faire le lien.

Continuer à lire :
http://www.electroprevention.com/2016/04/une-epidemie-electromegnetique-annoncee.html

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