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29 août 2013

L'extrait du Rapport Annuel 2012 des Médecins en faveur de l'environnement (Suisse) : Groupe de travail "champs électromagnétiques"

L’extrait du rapport annuel 2012 du MfE : Groupe de travail « champs électromagnétiques »   «L’électrosensibilité n’est pas la conséquence des champs électromagnétiques et ne relève donc plus de la responsabilité des autorités… Indépendamment de la question de la causalité, peut-être insuffisamment éclaircie à ce jour, l’Office fédéral de l’environnement considère les symptômes comme réels. Il estime qu’il incombe à la médecine de prendre en charge les personnes concernées et de développer des thérapies pour les soulager. » 

Mais la médecine (au moins en Suisse romande) nie largement l'existence de l’électrosensibilité et n'a pas de connaissances pour la diagnostiquer ou la traiter !

Rapport annuel 2012 MfE
par Martin Forter, Rita Moll, Ursula Ohnewein, Emmanuel Martinoli, Edith Steiner

Groupe de travail «champs électromagnétiques»

L’activité principale de ce groupe de travail composé de Yvonne Gilli, Cornelia Semadeni, Peter Kälin, Bernhard Aufdereggen et Edith Steiner reste le suivi permanent de toutes les nouvelles études publiées sur les champs électromagnétiques et la santé.

La «guerre des tranchées» continue dans le domaine scientifique à propos des ondes de téléphonie mobile dorénavant considérées comme potentiellement cancérigènes par le Centre international de recherche sur le cancer.

Les banques de données et portails CEM signalent tous les jours plusieurs nouvelles études, tant épidémiologiques que basées sur l’expérimentation sur les animaux ou sur les cellules. Une partie des études identifient des effets CEM, d’autres n’en décèlent pas.

Chronologie des événements et activités :

Au début de l’année, le tribunal fédéral administratif prenait une décision positive concernant la ligne à haute tension Wattenwil-Mühleberg. Le projet est renvoyé à l’office fédéral de l’énergie qui doit procéder à un nouvel examen et en particulier étudier la possibilité de poser une ligne souterraine (les MfE sont impliqués à travers Peter Kälin qui participe à l’association «Haute tension sous terre»).

En février 2012 la Confédération a procédé à l’attribution des concessions pour les fréquences de téléphonie mobile, ce qui a rapporté près d’un milliard de francs à l’Etat. Aucun financement n’est prévu pour une recherche permanente, contrairement à la recommandation formulée par des scientifiques suisses dans le rapport final du PNR 57.

L’introduction de «Long Term Evolution» (LTE) est prévue pour bientôt. Ce standard de téléphonie mobile est une technologie avancée fondée sur UMTS qui permet un fort débit numérique, de courtes durées de connexion et un accès informatique mobile confortable. Les antennes existantes seront techniquement mise à niveau et de nouvelles antennes seront installées.

La progression de la communication WIFI dans la sphère publique et privée transforme peu à peu l’espace en une borne d’accès sans limites.

Le 16 mars 2012 le groupe de travail a lancé une lettre aux parlementaires intitulée «NIS soviel wie nötig, so wenig wie möglich» (RNI : se limiter au strictement nécessaire). La lettre demande que le principe de précaution soit appliqué pour toutes les décisions futures dans ce domaine. Les MfE ont publié un communiqué à ce sujet. Yvonne Gilli a ensuite déposé une interpellation parlementaire au conseil national.

En mars 2012 la Chambre médicale autrichienne publiait une directive sur l’examen et la thérapie des troubles et maladies en lien avec les CEM. Il s’agit d’un document de consensus du groupe de travail CEM de la Chambre médicale autrichienne, notre groupe de travail MfE étant associé aux travaux sur une base consultative.

En mai 2012 la Chambre médicale autrichienne éditait un guide pour la construction d’antennes de téléphonie mobile (principe de précaution pour l’installation, l’exploitation, la transformation et l’expansion des installations fixes), en coopération avec l’assurance sociale AUVA, l’association homologue des MfE en Autriche et la Chambre économique.

L’office fédéral de l’environnement a publié au printemps 2012 une nouvelle évaluation des études sur l’hypersensibilité électromagnétique. La conclusion de cette étude d’évaluation n’apporte rien de nouveau. Dans des conditions de laboratoire et d’exposition de courte durée, les études montrent qu’il n’est pas possible de provoquer des symptômes chez des patientes et patients électro-sensibles, qui ne sont pas non plus en mesure de reconnaître ou de différencier les champs électromagnétiques. Il apparaît à plusieurs reprises que le fait de s’attendre à des symptômes peut en provoquer, que la personne soit exposée ou non aux CEM. Les études semblent indiquer que les personnes électro-sensibles seraient en sympathicotonie et présenteraient une excitabilité générale plus marquée. Selon le rapport il n’est pas exclu que certaines personnes soient atteintes dans leur bien-être par le niveau d’électro-smog légalement toléré aujourd’hui. Pour des raisons méthodologiques, il ne serait pas possible à l’heure actuelle de se prononcer scientifiquement sur les conséquences à long terme de l’exposition aux CEM sur le bien-être de personnes électro-sensibles et non électro-sensibles.

En ce qui concerne l’hypersensibilité :

Indépendamment de la question de la causalité, peut-être insuffisamment éclaircie à ce jour, l’office fédéral de l’environnement considère les symptômes comme réels. Il estime qu’il incombe à la médecine de prendre en charge les personnes concernées et de développer des thérapies pour les soulager. (En d’autres termes : l’électro-sensibilité n’est pas la conséquence des CEM et ne relève donc plus de la responsabilité des autorités).

L’office fédéral de l’environnement se réorganise, la section RNI jusqu’ici rattachée à la division «protection de l’air» passe à la division «bruit».

Au printemps 2012 a eu lieu une visite chez Pro Juventute pour présenter notre critique à l’encontre de son projet «Primobile» de téléphonie mobile financé par un opérateur (offre prépayée prétendument adaptée aux enfants à partir de 9 ans et censée évoluer avec eux). Les fonctions du téléphone mobile sont réglables à partir de la carte SIM en fonction de l’âge et du développement de l’enfant. [Voir mon article.]

Le 26.5.2012 est survenu le décès de notre conseiller technique de longue date, Charles Henry, à 79 ans. Il sera remplacé par M. Markus Durrer pour représenter nos intérêts au sein du groupe d’accompagnement de la révision des recommandations d’exécution RNI. Des dons à la mémoire du disparu ont été accordés au groupe de travail CEM.

Un arrêt du tribunal fédéral approuve les modèles en cascade au plan communal, au motif que la population peut ressentir les antennes de téléphonie mobile comme des immissions immatérielles dans les zones réservées à l’habitation. [Voir l'article de l'ARA.]

Le 3 octobre 2012, Yvonne Gilli a fait une présentation critique dans le cadre du 10e anniversaire de la Forschungsstiftung Mobilkommunikation (fondation de recherche sur la communication mobile), demandant notamment des recherches indépendantes axées sur la pratique.

Italie: un salarié souffrant de tumeur cérébrale a obtenu gain de cause dans une action en dommages-intérêts alors que son activité professionnelle impliquait une utilisation fréquente du téléphone mobile.

En novembre a eu lieu un entretien avec André Masson, physicien intéressé aux CEM. Il est disposé à nous conseiller pour les questions techniques.

http://www.aefu.ch/fileadmin/user_upload/aefu-data/b_documents/Verein/Jahresbericht_2012_f.pdf 

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