Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

5 juil. 2012

Témoignage sur l'électrohypersensibilité

Yediot Aharonot, un des principaux journaux  en Israël a publié le 15 juin 2012 un article écrit par le journaliste Smadar Shir et le photographe Nadan Neuhaus, " Victime de Radiation", dans lequel Dafna Tachover, une avocate habitant aux USA,  témoigne de son électrohypersensibilité.  Suite à la publication de l’article, l’émission de radio classée numéro un en Israël, « Osim Tyohoraim » a présenté une interview de Dafna par téléphone  le 18 juin.  Choquée par l’afflux de réponses des auditeurs après l'’interview, et  estimant de son devoir de journaliste d’exposer cette maladie cachée, Yael Dan, l’animatrice de l’émission, a décidé de lancer en Israël  une campagne nationale sur l'’EHS.  « De nombreuses personnes nous ont appelés pour dire qu’elles aussi en souffrent.  Nous avons pris l’initiative d’enquêter sur cette maladie, de l’étudier, et de présenter les témoignages de ces personnes car c’est notre devoir. » (A noter dans la traduction:  l’EHS est une intolérance aux champs électromagnétiques, cependant nous avons référé à l’EHS dans le texte comme une « maladie ».)

Au passé, Dafna était très heureuse.  Après des années de travail comme dirigeante dans une compagnie d’investissement à Manhattan, elle a épousé le Dr Richard Stein, médecin et scientifique, nommé chercheur à l'’Université de Princeton.  Ils y ont déménagé et espéraient fonder une famille.  Le premier projet de Dafna était d’établir une étude d’avocats.  Pour cela, il lui fallait un ordinateur portable.  Le jour où elle a commencé à l'utiliser, toute sa vie a basculé.

Elle s’est transformée en une handicapée qui ne supportait plus la présence d’autres êtres humains.  Il lui a fallu renoncer à son métier car elle ne pouvait pas aller aux tribunaux qui sont équipés de Wi-Fi, ni prendre le train ou rester à côté des personnes qui utilisaient leurs portables. Quand elle a vu que sa maladie rendait son mari malheureux, elle s’est séparée de lui, et a renoncé à son rêve d’être mère.  Elle vit de son épargne.  Depuis son divorce, elle n’a plus d’assurance maladie.

Le message de Dafna est:  soyez audacieux et courageux, parlez, faites valoir vos droits et ceux des autres.  La plupart des gens savent qu’il y a quelque chose de nocif dans cette technologie et ils vous écouteront.  Beaucoup ont des symptômes qu’ils ne comprennent pas et veulent savoir.  Personne ne peut nous oter nos droits.  La science et la justice sont de notre côté.  Voir le blog de Dafna, « EHS Fights Back ».

8 juin 2012

Les jeunes et le portable : Alzheimer à 35 ans?


Voici un résumé du livre-audio, « Les jeunes et le portable : Alzheimer à 35 ans ? », publié en 2004.  L’auteur, la journaliste d'investigation scientifique, Annie Lobé, enquête depuis 2001 sur la téléphonie mobile.  Relayant les premières alertes des scientifiques, le livre s'adresse aux parents responsables qui y trouveront de (très) bonnes raisons de mettre en pratique le principe de précaution.

Le magazine « Temps présent » de la Télévision Suisse Romande a interviewé une dizaine de scientifiques pour diffuser, le 30 mars 2006, une émission intitulée : "Téléphoner peut nuire à votre santé", récapitulant les effets nocifs déjà prouvés des téléphones portables. À voir absolument ! 

Les jeunes et le portable :  Alzheimer à 35 ans ?

Ils en raffolent. Dorment avec lui, mangent avec lui. N'imaginent pas de vivre sans lui. 90 % des jeunes de 20 ans ne l'éteignent jamais, même la nuit. 6,3 % des 8-10 ans sont équipés, un pourcentage qui passe à près de 25 % chez les 10-13 ans, pour qui il est "devenu indispensable". Entre 2 et 7 ans, 35'000 enfants en possèdent. Quels seront les effets nocifs du téléphone portable sur leur cerveau et leur santé ? Relayant les premières alertes des scientifiques, ce livre s'adresse aux parents responsables qui y trouveront de (très) bonnes raisons de mettre en pratique le principe de précaution.

30 mai 2012

Forum scientifique et citoyen sur la radioprotection, Genève, 12 mai 2012: réflexions personnelles

A Genève, 200 personnes ont participé au Forum scientifique et citoyen sur la radioprotection, organisé par IndependentWHO, un collectif d'individus et d'associations, soutenu par une large représentation d'ONG. L’IndependentWHO s’adresse exclusivement à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui, par son alliance avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ne peut pas remplir sa mission constitutionnelle : « Agir en tant qu’autorité directrice et coordinatrice dans le domaine de la santé » et « aider à former, parmi les peuples, une opinion éclairée en ce qui concerne la santé », y compris dans le domaine de la radioprotection.  L’OMS ignore les nombreuses et importantes recherches sur les souffrances des victimes des retombées d'essais nucléaires, d'explosions de réacteurs à Tchernobyl et Fukushima et d’autres accidents nucléaires, l’utilisation d'armes à uranium appauvri ou encore de rejets radioactifs liquides et gazeux dits « normaux » dans  la filière nucléaire.

Le Forum réunissait des médecins, des chercheurs indépendants, deux membres du Parlement Européen (Paul Lannoye, membre de la Commission santé-environnement et protection des consommateurs, et Michèle Rivasi, fondatrice de la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité, la CRIIRAD, qui aide les gens de Fukushima), des membres d'associations et des citoyens, donnant à chacun l’occasion de partager des connaissances et des expériences  autour des catastrophes de Tchernobyl et Fukushima.  Les raisons d'organiser un tel forum n'auraient jamais dû exister.  Les catastrophes de Fukushima, Tchernobyl, Hiroshima, Nagasaki n’auraient jamais dû exister non plus.

15 mai 2012

Forum Scientifique et Citoyen sur la Radioprotection, Genève, 12-13 mai 2012: Communiqué de Presse


Voici le comuniqué de presse de l’IndependentWHO du 14 mai 2012 sur le Forum Scientifique et Citoyen sur la Radioprotection qui s’est tenu à Genève les 12 et 13 mai 2012. Voir :

« Le Forum Scientifique et Citoyen sur la Radioprotection : de Tchernobyl à Fukushima » organisé par le Collectif “IndependentWHO”, s’est tenu à Genève les samedi 12 et dimanche 13 mai.

La journée du samedi 12 mai a été consacrée aux exposés du Dr Eisuke Matsui, de Kolin Kobayashi, Aya Marumori, Wataru Iwata et Miwa Chiwaki (Japon), du Dr Galina Bandajevskaia, d’Alexei Nesterenko et Vladimir Babenko (Bélarus), d’Alexei Yablokov (Russie), du Dr Youri Bandajevsky (Bélarus – venu d’Ukraine), de Chris Busby (Royaume Uni), de Paul Lannoye (Belgique), des Drs. Michel Fernex (Suisse) et Sophie Fauconnier (France), de Paul Jobin, Roland Desbordes et Michèle Rivasi (France).


25 avr. 2012

Nouvelles de Genève: Conférence sur "Le Marketing de la Folie"

Le 18 avril 2012, la Commission des citoyens pour les droits humains (CCDH) a organisé une conférence à Genève sur les diagnostics des maladies mentales, le marketing des psychotropes  et leurs effets indésirables sur la santé.  Le Dr Nicolas Franceschetti, Président de la CCDH, Genève, a ouvert la soirée en parlant des développements récents, par exemple, l’article dans le « British Medical Journal », publié le 27 février 2012 qui attire l'attention sur les effets nocifs d’une prise régulière de somnifères pouvant causer un cancer ou raccourcir la durée de vie.

Des extraits du documentaire, “Le marketing de la folie” (disponible à la fin de cet article  - 177 mn), ont été présentés.  Ce film montre comment les psychotropes, avec leurs effets secondaires nocifs et sans guérison à leur actif, en sont venus à dominer le domaine de la santé mentale. En exemple, l’élaboration du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV), qui a " créé des maladies de la souffrance humaine", contribuant aux profits considérables des compagnies pharmaceutiques.  Un autre exemple est la prescription des antipsychotiques atypiques à 2,5 millions d’enfants aux Etats-Unis.  Ce nouveau type de psychotropes (Risperdal , Zyprexa …) peut entraîner une prise de poids, un dysfonctionnement cardio-vasculaire … Il faut souvent leur  ajouter d’autres psychotropes pour traiter leurs effets secondaires.

23 mars 2012

La Suisse: Ondes issues de la communication sans fil: Les Médecins en Faveur de l'Environnement demandent l'application stricte du principe de précaution

Bâle, le 22 mars 2012

Communiqué de presse des Médecins en faveur de l'environnement (MfE)

Téléphonie mobile: les MfE demandent des valeurs limites plus strictes

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) considère les ondes issues de la communication sans fil comme «éventuellement cancérigènes». Selon le CIRC, le risque de cancer pour ce type de rayons est donc similaire à celui de l'insecticide DDT, interdit à juste titre. Les Médecins en faveur de l'environnement (MfE) constatent avec inquiétude que les valeurs limites censées protéger la population suisse – et notamment les groupes vulnérables comme les enfants et les femmes enceintes – constituent une protection insuffisante. Dans un courrier envoyé à l'Assemblée fédérale, les MfE demandent donc l'application stricte du principe de précaution et – au vu du risque de cancer – des valeurs limites plus basses.

Chambres d'enfants, logements, trams ou bureaux connaissent une exposition croissante au
rayonnement de sources diverses: babyphones, téléphonie mobile, wifi, etc. Pourtant les études sont de plus en plus nombreuses à mettre en garde contre les graves conséquences sanitaires de la pollution électromagnétique pour les êtres humains et les animaux.

21 mars 2012

L'Amiante et la Suisse: "Interdit depuis 1990, l'amiante reste une menace pour la santé"

Excellent article de la Tribune de Genève par Jean-François Krähenbühl, 21 mars 2012.

Interdit depuis 1990, l'amiante reste une menace pour la santé

Sur les chantiers ou à la maison, ce minerai fibreux demeure présent. Employeurs et propriétaires ont le devoir d’agir pour protéger les travailleurs.

Le récent procès Eternit, à Turin (I), au terme duquel des industriels ont été condamnés à de lourdes peines pour avoir mis en danger la santé d’ouvriers exposés aux poussières cancérigènes de l’amiante, a remis ce matériau isolant sur le devant de la scène. Et pour cause: en Suisse, une centaine de personnes meurent chaque année parce qu’elles ont inhalé de la poussière d’amiante sur leur lieu de travail. Les branches les plus touchées sont la construction, la métallurgie et construction de machines, les compagnies de chemins de fer et les menuiseries. Quand on sait, par ailleurs, que 80% du parc immobilier du pays ont été construits avant l’interdiction de l’amiante (1990), on mesure l’ampleur du risque potentiel qui pèse sur la population. Le législateur, heureusement, veille: les textes légaux sont nombreux en la matière.

17 mars 2012

Mésothéliome - Témoignage personnel

Le jugement récent de deux anciens dirigeants de la compagnie de fibrociment (amiante) Eternit par le Tribunal de Turin a pour moi une signification personnelle.
Mon compagnon, Adon, est décédé le 1er avril 2009 d’un mésothéliome (cancer de la plèvre) dû à l’exposition à l’amiante. Il pensait avoir été exposé à cette substance  40 ans auparavant,  lorsqu'il travaillait dans une usine en Belgique. En mai 2008, s'essouflant pour monter l'escalier, il a consulté son généraliste qui a suspecté un mésothéliome, confirmé en juillet, après deux mois d'examens médicaux, dont certains invasifs.
Au moment du diagnostic définitif, nous avons cru ne pas être capables de traverser  cette épreuve.  Nous aurions eu besoin de conseils, de soutien, et surtout, du partage de nos expériences.  Nous nous sommes heurtés au silence du personnel médical et de la Ligue suisse contre le cancer.  Personne ne pouvait ou ne voulait nous mettre en contact avec d’autres malades, y compris les membres de familles  dont un des leurs avait été diagnostiqué avec le mésothéliome.  Quand je commençais à partager cette expérience sur le forum cancer de l’Internet, Adon s’est approché de la mort.