Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

1 juin 2012

"Nous ne devons pas attendre une hécatombe": Interview avec un expert suisse de l'amiante au Tribunal de Turin

« Il y a aujourd’hui des milliers de produits cancérigènes. Je pense notamment aux téléphones portables et à leurs rayonnements, aux nanoparticules… Il existe des rapports très sérieux sur la dangerosité de nombreux produits industriels. Il faut intervenir dès qu’il y a des soupçons et ne pas attendre de se retrouver face à une hécatombe, » dit François Inselin, ancien professeur de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et expert pour le Comité d’aide et d’orientation des victimes de l’aminate (COAVA).  Lire l'article qui suit.

« Nous ne devons pas attendre une hécatombe » 
par Daniele Mariani, swissinfo.ch, 14 février 2012

Le procès de Turin a permis de faire la lumière sur l’histoire de l’amiante. Pour François Iselin, qui suit le dossier de près depuis plus de trente ans, le verdict doit surtout servir à prévenir une utilisation inconsidérée de tous les produits cancérigènes. Interview.

La sentence prononcée lundi par le tribunal de Turin ne met certainement pas un point final à la saga judiciaire d’Eternit. Outre le procès en appel, d’autres procès s’ouvriront bientôt en Italie.

30 mai 2012

Appel pour un moratoire nucléaire au Japon et pour l'enlèvement immédiate du combustible nucléaire du site de Fukushima

Cet appel vient de l'ONG "International Society of Doctors for the Environment", Italie.  La situation à Fukushima reste grave.  Veuillez signer l'appel.

Par cet appel nous voulons rompre le silence qui, au-delà des frontières japonaises, entoure la  catastrophe de Fukushima. L’actuel gouvernement japonais dirigé par le Premier ministre Noda a, de fait, renié la volonté exprimée par son prédécesseur, après la catastrophe, de faire sortir le pays de la dépendance à l’énergie nucléaire : mais dans l’opinion publique le débat est très fort et l’opposition au nucléaire s’accroît.

Sur le plan international on veut faire croire que les accidents ont été de moindre importance, que la situation est sous contrôle et les conséquences minimes pour la population japonaise.

Mais la situation est totalement différente :

Forum scientifique et citoyen sur la radioprotection, Genève, 12 mai 2012: réflexions personnelles

A Genève, 200 personnes ont participé au Forum scientifique et citoyen sur la radioprotection, organisé par IndependentWHO, un collectif d'individus et d'associations, soutenu par une large représentation d'ONG. L’IndependentWHO s’adresse exclusivement à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui, par son alliance avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ne peut pas remplir sa mission constitutionnelle : « Agir en tant qu’autorité directrice et coordinatrice dans le domaine de la santé » et « aider à former, parmi les peuples, une opinion éclairée en ce qui concerne la santé », y compris dans le domaine de la radioprotection.  L’OMS ignore les nombreuses et importantes recherches sur les souffrances des victimes des retombées d'essais nucléaires, d'explosions de réacteurs à Tchernobyl et Fukushima et d’autres accidents nucléaires, l’utilisation d'armes à uranium appauvri ou encore de rejets radioactifs liquides et gazeux dits « normaux » dans  la filière nucléaire.

Le Forum réunissait des médecins, des chercheurs indépendants, deux membres du Parlement Européen (Paul Lannoye, membre de la Commission santé-environnement et protection des consommateurs, et Michèle Rivasi, fondatrice de la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité, la CRIIRAD, qui aide les gens de Fukushima), des membres d'associations et des citoyens, donnant à chacun l’occasion de partager des connaissances et des expériences  autour des catastrophes de Tchernobyl et Fukushima.  Les raisons d'organiser un tel forum n'auraient jamais dû exister.  Les catastrophes de Fukushima, Tchernobyl, Hiroshima, Nagasaki n’auraient jamais dû exister non plus.

26 mai 2012

Une carte au temps écoulé de tous les 2'053 explosions nucléaires depuis 1945


L’artiste japonais Isao Hashimoto a créé une carte au temps écoulé des 2'053 explosions nucléaires qui se sont passés entre 1945 et 1998, commençant avec l’essai du Projet de Manhattan « Trinity » près de Los Alamos en 1945 et terminant avec les essais du Pakistan en mai 1998.  La carte montre un « spot » chaque fois qu’une nation a détoné une arme nucléaire.  Hashimoto a commencé ce projet en 2003 avec l’intention de montrer « la peur et la sottise des armes nucléaires ».  Dès 1962, le nombre des détonations créent un crescendo qui est absolument horrible et accablante.  Les Etats-Unis sont en tête avec 1'032 essais.


23 mai 2012

Gamins accros aux tablettes


Photo - 20 Minutes
Le nombre d’applications pour bébés et enfants en bas âge explose.  Les mères risquent la santé de leurs gamins en les permettant de jouer avec des tablettes et autres « jouets sans fil », y compris les téléphones mobiles.  « Le rayonnement de ces objets peut provoquer tumeurs cérébrales,  dommages génétiques, leucémie, mauxde tête, anxiété, dépression, troubles de la concentration et du sommeil. Egalement préoccupant est le fait que presque tous les plastiques durs, y compris ceux des téléphones mobiles, contiennent le bisphénol A (BPA). Des études sur les animaux ont montré que le BPA peut entraîner un déficit du développement cérébral, certains types de cancers et une puberté précoce chez les femelles. »  (Texte de Ehow.com, «"What are the dangers of babies playing with cell phones?")

A Angers, France, toutes les classes des écoles publiques seront équipées de tablettes numériques. Dans le canton de Vaud en Suisse, ce n’est pas encore le cas.  Le directeur pédagogique de l’enseignement obligatoire vaudois explique, « outre l’absence de volonté politique, l’usage de tablettes exige du wi-fi haut débit et soulève le problème de l’électrosmog. »  L’article qui suit, publié le 16 mai 2012 dans « 20 Minutes » présente la question des enfants jouant avec les tablettes à la place des jouets traditionnels.